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Lorsque les navires furent réparés et sur le point de reprendre la mer, La Pérouse obtint du gouverneur du Kamntschatka la permission de renvoyer par terre en Europe M. Lesseps, qui avait accompagné l'expédition comme interprête des idiomes russes. Les journaux et les cartes du voyage lui furent confiés pour les rapporter en France. Lesseps fit heureusement sa route; jeune et intelligent, il fournit à l’Europe une foule de renseignements précieux sur, des pays jusqu’alors peu connus. Le premier de tousile Lvbyageurs il traversa l’ancien continent dans toute son
La Pérouse s’étant remis en mer naviguasq Ique temps dans la parallèle du 57°, cherchant en vain lesiterres marquées sur les vieilles cartes espagnoles. Il trayersa ainsi la ligne pour la troisième fois, et arriva aux îles des Navigateurs. Il jeta l'ancre près de Maouna, l’une d’elles, où il espérait pouvoir établir des relations amicales avec les naturels, et fourmir ainsi à ses équipages l’eau douce et les provisions fraiches dont ils manquaient. La multitude de leurs canots et leurs habitudes maritimes donnaient le droit à ces insulaires, selon Pérouse, de prendre le titre de navigateurs. Les naturel$®de Maouna, dont les Français recherchèrent malheureusement l'amitié, étaient d'une race belle et vigoureuse, bien prafliutionnés et d’une haute stature; les hommes ayant communément de six pieds à six pieds deux pouces et se trouvant en même temps doués d’une force prodigieuse. Ils regardèrent les Français comme autant de pygmées, et le sentiment de leur supériorité physique leur inspirait une insolence et une audace que devaient plus tard amener de funestes résultats.
Les Français, par des concessions extrêmes et à force de bons procédés, réussirent à obtenir des habitar's de cette île les provisions et l’eau qui leur manquaient. La Pérouse dès lors, semblant pressentir quelque danger, manifesta le désir de s'éloigner ; mais M. de Langle, qui commandait l’Astrolabe, ayant découvert, à ce qu’il pensait, au fond d’un petit hâvre parfaitement sûr un courant d’eau douce et voulant en profiter pour compléter son approvisionnement > ALL, 7
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