‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 41 sur 178 · WEST MAIN STREET · texte numérisé non relu

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vaient également la terre; les premiers colons employaient en même temps les semences européennes et les productions naturelles de la mer du Sud. Le vieil Adams tenait un journal dans lequel était minutieusement enregistrée la quantité d'ouvrage faite par chaque individu.Outre la propriété particulière, il y avait, à ce qu'il paraît, un fonds commun ; peut-être cependant a-t-on pris pour cette dernière institution l’intérét que la communauté entière porte , dans les sociétés au berceau, à l’industrie et au bien-être de chacun de ses membres.

Quelques aytres particularités relatives à cette intéressante colonie furent révelées, en 1819, par une femme otahitienne qui visita la Nouvelle-Galles du Sud. Elle était l'épouse d’Isaac Madden, l’un des mutins , mais dans le partage général elle était échue à Smith, qui avait tatoué sur son bras gauche la date de leur union et les initiales de son nom, «A. S. 1789.» Suivant son récit, Neddy-Young , un autre des mutins, avait découvert l'art de distiller une liqueur de la racine de thé, de là des haines et des querelles qui s'étaient terminées par la mort de tous les Européens, à l'exception de Smith, lequel, grièvement blessé , avait sauvé sa vie en se cachant dans un bois. La nuit même qui suivit ce massacre , les veuves otahitiennes vengèrent le meurtre de leurs maris anglais en mettant à mort tous leurs compatriotes. C’est ainsi que Smith resta le sont homme de l’île, à l'exception de quelques jeunes ubfauts. Du reste aucun de ces enfants n'était d'une race otahitienne pure, L'alambic et les liqueurs , cause de tous ces désastres, furent donnés au premier vaisseau américain qui toucha dans l’île en échange d’une chaloupe, devenue dès lors une très-précieuse acquisition. Un baleinier qui en 1822 passa par l'ile Pitcairn trouva que la population se composait déjà de sept failles comprenant cinquante-trois individus. Adams et six femmes otahitiennes restaient seuls des colons primitifs. Il y avait déjà onze jeunes hommes actifs et vigoureux, toujours prèts à assister les navires qui voulaient s’approvisionner d'eau ou de bois.On observa que ce peuple était très-exact dans ses pratiques religieuses et ne manquait jamais de jeüner le vendredi. Les enfants avaient uniformément une croix gravée sur le cou ; du reste, bien que semblables, par la simplicité de leur vie, aux autres insulaires de la mer du Sud, les naturels

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