‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 42 sur 178 · LIV. V · texte numérisé non relu

LIV. V

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de l’île Pitcairn sont tout-à-fait exempts des vices de l’état sauvage, et peut-être un jour exercerônt-ils sur les habitants dispersés de la Polynésie une influence proportionnée à leur perfection physique et à leurs facultés intellectuelles.

Bligh revint en 1792 dans les mers du Sud, et remplit la mission qui lui avait été confiée. Il rapporta aux Indes occidentales une ample provision de plants d'arbres à pain, et détermina Hélé-Hélé , l’ancien compagnon de Cook, à venir avec lui dans ce dernier pays, pour y surveiller les premières cultures de ces arbres exotiques.

Les îles Pelew, qui sont situées entre les Carolines et les Philippines, étaient depuis long-temps connues des navigateurs espagnols, qui durant leurs voyages de Manille en Amérique les signalaient fréquemment dans le lointain ; mais l'indolence et la réserve naturelles à ce peuple n'avaient pas permis d'obtenir des détails précis sur ces iles jusqu’à l'année 1785, où un navire des Indes orientales, l’Antilope, capitaine Wilson, fit naufrage contre un récif de corail, situé à l’ouest du groupe. Les marins naufragés furent traités avec une cordiale hospitalité par Abba Thullé , le roi de l'ile , et, après avoir construit un petit navire , ils revinrent en Angleterre, accompagnés du prince Lée-Boo, fils aîné de leur hôte. Ce prince mourut cinq mois après son arrivée à Londres, où il s'était attiré l’affection générale par sa douceur et la noblesse de ses instincts. En 1790 , la Compagnie des Indes orientales fit partir de Bombay deux navires pour porter à Abba Thullé la triste nouvelle de la mort de son fils. Les Anglais furent recus avec la plus sincère affection par ce bon peuple et son vénérable monarque. Ces rapports entre les colonies anglaises et les insulaires de Pelew devinrent singulièrement avantageux à ces derniers. A l'époque dont nous parlons , la Compagnie des Indes orientales leur envoya comme présent, des vaches, des moutons, de la volaille de diverses espèces, du blé et des semailles de toutes sortes de légumes ; en 1788, lorsque ces îles furent visitées par un autre vaisseau anglais, les troupeaux apprivoisés s’y étaient prodigieusement multipliés, et les végétaux nouvellement importés s’y récoltaient déjà par moissons abondantes. #Depuis l’époque de Cook on n'a fait aucune découverte

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