‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 52 sur 178 · CHAP, VII. LES COTES DE L’'AUSTRALIE · texte numérisé non relu

CHAP, VII. LES COTES DE L’'AUSTRALIE

sentaient un effroi bien excusable en songeant que leur petite embarcation allait tout-à-coup se trouver exposée aux fortes houles de l'Océan du sud. Ils eurent toutefois le bonheur” d'échapper aux dangers qui les menacèrent continuellément durant cette partie de leur voyage. En commençant à longer la rive sud-est, ils remontèrent la rivière Derwent;naguèëre découverte par d'Entrecasteaux qui l'avait appelée rivière du Nord. Le pays qui l’entourait fut trouvé généralement fertile, et abondant généralement en bois de charpente. La description qu’en donna M. Bass à son retour fat si séduisante qu’on y établit, en 1803, une colonie. Bientôt après, nos voyageurs revinrent en triomphe à Port- Jackson , ayant établi que la terre de Van-Diémen était une île, et fait sur ses hâvres et ses rivières un travail des plus essentiels pour les plans de colonisation future. Le détroit qu’ils venaient de traverser reçut le nom de l’homme qui le premier avait osé s'y engager ; on l’appela détroit de Bass (Bass’s strait).

Dans le courant de l'année suivante, M. Flinders fut chargé d'examiner les baies de Harvey et de Glass-House, au nord de Port-Jacksoh ; et, revenu en Angleterre immédiatement après , il y trouva la récompense due à son zèle et à sa capacité. Il fut promu au grade de lieutenant, et désigné pour commander l’Anvestigator , navire qu'on venait d’équiper dans l'unique but d'entreprendre de nouveaux voyages de découvertes sut les côtes de l'Australie. Ses instructions lui recommandaient d'examiner la côte sud de ce pays, dont une grande partie n'avait encore été vue par aucun navigateur européen ; il devait ensuite cingler vers la côte nord-ouest, où, suivant les descriptions de Dampier, la grande hauteur des marées ferait, selon toute probabilité, trouver des bras de mer profonds et des hâvres excellents. Le golfe de Carpentaria devait ensuite étre examiné, ainsi que les bras importants mais presque inaccessibles du detroit de Torrès.

Flinders arriva à Point-Leuwin, l'extrémité sud-ouest de l'Australie, au commencement du mois de décembre 1801, et il prit quelques jours de repos dans le port du Roi-George III, réconnu par Vancouver. Le plan du détroit construit par cet

Marais su mens ©

RS

TT d'in

st

Be

I CE Te

nada à

= es

ge

AS ee ne “a — DE cote ge LÉ Poe ere À TRE

six

RER per nes mener dre — cite

DÉCOUVERTES MODERNES. EIV. V.

habile navigateur fut reconnu d’une exactitude parfaite. Flinders et ses compagnons essayèrent d'explorer l’intérieur du pays, mais ils furent arrétés dans leur marche par une ligne de marais qui s’étendait de l'est à l'ouest. Durant leurvoyage à l'ouest , le long de ce que l’on appelle la terre de Nuyts , ou de Nuitz, peu d'objets intéressants s'offrirent à leurs yeux. Cette côte avait été déjà relevée par l'amiral d’'Entrecasteaux, et il ne restait qu’à remplir sur ses cartes quelques lacunes insignifiantes. Du détroit du Roi-Georges III au cap Pasley, éloigné d’environ trois cents milles, la côte est basse, sablonneuse, d’un aspect monotorie ; mais au-delà du cap Pasley les rochers qui la bordent s'élèvent à la hauteur de quatre cents à six cents pieds, et s'étendent, sans varier de formes, sur un espace de quatre cent cinquante milles. Cet obstacle uniforme et d’une longueur si extraordinaire fit faire quelques théories ingénieuses à nos navigateurs. Ils conjecturèrent que c'était le bord extérieur d'un récif de corail soulevé par quelque grande convulsion du sol à sa hauteur actuelle. Tls ne purent en approcher assez pour en déterminer la nature, mais elle leur sembla calcaire. Le pays situé au-delà de ces montagnes était entièrement caché à leur vue.

Enfin M.Flinders, avançant toujours à l’est, arriva sur cette partie de la côte qui était demeurée inconnue, et il doubla un promontoire élevé derrière lequel le rivage inclinait brusquement vers le nord, Cette découverte offrait un vif intérêt, et pendant quelque temps nos navigateurs se plurent à espérer qu'ils avaient trouvé le grand détroit communiquant avec le golfe de Carpentaria. Le promontoire dont nous venons de parler futappelé le cap Catastrophe (capCataslrophe), à cause d’un accident fort triste arrivé dans ses parages : — une barque avait chaviré dans les courants qui entourent sa base, et M, Thistle, le patron, ainsi que quelques hommes de l'équipage, avaient péri sans qu'il fût possible de leur porter secours. Le vaisseau continuant à cingler au nord, nos voyageurs s'aperçurent bientôt qu’ils pénétraient dans un golfe profond dont on voyait au nord la limite formée par de hautes montagnes. L'une des plus élevées reçut le nom de mont Brown (mount Brown), du naturaliste de l'expédition qui, nonobstant toutes les difficultés d'une pareille ascension,

CE

eut élev mai ann tion cou s'étt gr'al raut qua cent part quit vert mée nom ouve last se 1 milll cen’, B der dres côte baie tudeé mel côte plus cou hâvi ete pos:

visil vage tive S'Y

termis situé vue.

r cette bla un , brusntérêt, . à esiquant US ve- "ophe), ES : 1— rent sa ommes le leur rd, nos ans un par de nom de édition ension,

Page 1