‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 54 sur 178 · CHAP. VII. LES COTES DE L’AUSTRABIE · texte numérisé non relu

CHAP. VII. LES COTES DE L’AUSTRABIE

barque non pontée, et le long d’une eôte-habitée par des sauvages féroces. Au bout de treize jours; ilarrivaà Port-Jackson, où il fut à peine reconnu par le gouvertieur King, tant les fatigues et les inquiétudes de toutes sortés avaient altéré sa physionomie. Sans perdre de temps, il prépara tout ce qu'il fallait pour aller retirer de leur triste séjour ses malheureux compagnons. Peu de jours après, il partit avec le vaisseau le Rolla et deux schooners ; sur l’un d'eux, appelé le Cumber land, portant vingt-neuf tonneaux, il avait résolu de se rendre, du détroit de Torrès, en Angleterre ; car il aimait mieux braver les dangers d’un tel voyage, que de s’exposer à la mortification de laisser inachevé le travail auquel il avait dévoué sa vie. Six semaines s’écoulèrent seulement entre le jour où il avait quitté le banc de sable et celui où il reparut aux yeux de ses compagnons charméé. Rien ne pouvait égaler la joie à laquelle ils se livrèrent lorsque, abandonnés depuis si longtemps, ils virent s'avancer à horizon les bâtiments qu’on envoyait à leur secours. Celui qui les commandait fut salué à son arrivée par trois acclamations et onze coups de canon. Flinders, persistant toujours à exéeuter le plan qu'il avait concu, et par conséquent à retourner en Angleterre , se remit en mer dangle.Cumberland avec un équipage de dix hommes. Après avê faversé le détroit de Torrès, il arriva en quarante-huit jot à Coépang , dans le pays de Timor : c'était moinétde la moitié du temps qu'avait mis le Bridgewater pour parvenir jusqu'à Batavia par l’ancien passage autour de la Nüuvelle-Guinée. Maïs son schooner ne se trouva plus en état de supporter la mer ; il faisait eau de tontes parts, et les pompes étant hors de service , il lui parut impossible qu’il atteignit le cap de Bonne -Espérance sans avoir été réparé auparavant. Il ne restait donc d’autre alternative que de toucher à Maurice. Cette nécessité fut cause du plus grand malheur qu'ait encore éprouvé notre aventureux capitaine. La guerre était commencée au moment où il avait quitté l'Angleterre ; mais il avait obtenu du gouvernement français un passe-port, dans lequel son vaisseau, l'Anvestigator, était décrit, et où l’objet de son voyage se trouvait clairement défini, comme étant le motif de la protection qu'on lui accordait; mais il arrivait dans une colonie française avec un autre

Des AT MN À Be À LEUR ea

TE

De Eh cage a GPS

AERRE rs cr

Page 1