‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 55 sur 178 · DRE REA · texte numérisé non relu

DRE REA

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navire, et, parmalhgut,.on-trouva dans ses papiers les instructions du coute étir-King, qui lui enjoignaient de faire connaitre en détail lésmarées , les vents, les productions et l’état général de l'ile Maurice. Ainsi, le passe-portse trouvait enfreint non-seulement dans sa lettre, mais encore dans son esprit. À tout prendre, ces irrégularités auraient pu être excusées; mais on ne pouvait pas les passer sous silence, et M. Flinders, plaidant sa cause devant le général De Caen, gouverneur de l’île, prit une attitude beaucoup trop orgueilleuse pour un homme dont la conduite avait besoin d’une interprétation bienveillante. Le général lui-même, à ce qu'il paraît, était d’une humeur arrogante et tyrannique : pendant quelque temps, il traïta le capitaine anglais avec une sévérité inutile. Flinders, retenu comme prisonnier de guerre dès l’année 1805, ne reçut qu’en 4810 la permission de partir. L'ordre de le rendre à la liberté était cepenäant arrivé dans la colonie vers la fin de l'année 1806 ; mais, sous divers prétextes, le général De Caen sut en différer l’exécution. On dit que Flinders, depuis cette dernière époque, refusa de s'enfuir à bord d’un vaisseau des Tades orientales qui croisait sur la côte et qui lui offrit passage. Le capitaine anglais avait, à cette époque, la liberté sur parole, etsmalgré les traitements injustes dont il était l’objet, il ne € äs.pouvoif's'’affranchir des lois de l'honneur. 1" È

Jusqu'à présent , aucun navigateur hé tous une plus grande partie des contrées australi pitaine Flinders : non-seulement il fit le tour de‘ Ta terre de Van-Diémen , dont il étudia minutieusement les côtes , mais on lui dut l'exploration de toute la côte sud de la Nouvelle- Hollande, de la majeure partie de la côte orientale, du détroit de Torrès et du grand golfe de Carpentaria. Ses observations étaient animées et exactes. Rarement il échoua dans ses tentatives pour établir des rapports avec les soupçonneux et timides habitants de l'Australie. Du reste, ses études hydrographiques ne furent pas le seul fruit de ses voyages; sur l'Investigator, il fut accompagné par M. Robert Brown, qui comme botaniste n’a pas d’égal, et dont l'ouvrage sur la Nouvelle-Hollande figure au nombre des documents les plus précieux pour l'étude de la géographie physique.

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