LIV. V
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e, sont mes , de lité. Les vés près s restent dans les e hautes UISSEAUX
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habitants s réduite les chefs, s il ne va rigine ou n'a point eurs vasprétendu que le ri, e autorité il ne pou- Itant sur ges, la loi qu'il est ôt, si par gent. Des ce qu'on res effets omprend rtée, doit naissance
neté était Homai et er comme Elle vivait e avec Îles s au même
d'Otahiti, et relevaisoig
CHAP. I. VOYAGES DE COOK. 9 degré du pouvoir et de la considération qui avaient rendu
son amitié : précieuse au commandant du Dauphin. Comme preuve ât .rogrès déjà fait par les Otahitiens Vers la civilisa-
tion, il est dighe de remarque que leurs femmes n’étaient pas condamnées au travail,-ainsi que cela est ordinaire chez les nations tout-à-fait sauvages. Elles portaient à la vérité le faix de toutes lesoccupations domestiques; comme de faire lés habits, de les teindre; de préparer les repas, etc.; mais ‘bien qu’elles n'eussent pasledroitde manger en compagnie deshommes, elles étaient généralèment traitées avec égard et respect. # Quand M. de Bougainville descendit à Otahiti, il avait
trodvé les habitants ‘déjà familiarisés avec: l’usage ‘du fer :
qu'ils appelaient aouri, nom qu'il supposait leur: avoir été appris par les Anglais qui l'avaient précédé ; se © capitaine/ Wallis a remarqué que, déjà de son temps, ils-cOnnaissaiént ce métal , bien qu’il n’äit pas su comment ils l’appe-
4 rs ee aussitôt Le *on leur offrit des clous de fer, ils
de: née po a dans leurs mains. Cook fit le tour | nt ses côtes, “aie il
trouva une circoi féren É un séjour de trois Le ois, quittan bons amis les marqu our 2” vol para av n” peuple dél'univers. » L'üin d'eux, n0Mimé Tup sr bien ministre de la reine Obéréa,'êt parfaitement versé dans toutes les connaissances de son pays, offrit de partir avec les Anglais, ce qui fut à l'instant même accepté. Les Otahitiens, à ce qu'il paraît,s'aventuraient quelquefois à deux ou trois cents milles en mer dans leurs canots sans pont, et Tupia connaissait vaguement près de quatre-vingts îles, dont il essaya de déterminer la position. Il avait'aussi étudié les astres, et durant tout le cours de son voyage à bord de l'Entreprise, il put préciser la direction dans laquelle se trouvait son pays natal. A soû départ d'Otahiti le lieutenant Cook visita lesttles voisines, télles que Uliétéa, Borabora, Otahak, Huaheïne et-Raïataïa. Tupia racontait que du temps de son, grand-père’ un vaisseau ami était venu dans cette dernière Île , et qu'un antre avait fait
naufrage.sut une île basse appelée Oanna. Ces vaisseaux étaient probablement ceux de l’escadre de l'amiral Roggewein, et Oanña peut bien avoir été l’île Schadeiyk,ou Dangereuse derce Mävigateur. À Huaheine, Cook eontracta amitié avec Orée,’18 vieux chef de l’île, déntil mit à l'épreuve l’iné-
puisable affection, et auquel, en 8 ’éléignant, il donna, parmi quelquesatitres présents précieux, un petit sac renfermant des piècés de monnaie et des médailles plus, un plat d’étain portant une inscription qui rappelait: #on passage dans cette partie du monde. Le vieux chef promit: de conserver à tout jamais ces présents. Les habitants de Boñabora avaient envahi quelques-unes.des {les voisines, et leurs succès à la guerre les ayant. fait regarder comme invincibles , ils étaient très-redoutés par leurs naïfs compatriotes. Tupia désirait: que les Anglais voulussent bien abaisser l’orgueil de céf fie pes \conquérants, et témoigner déleursupériorité"en tirant” quelques b. coups de canon à Borabora. Enfin, pour calmer#ot'impor-:. mu f dunité , on envoya un baulet vers cette ile, létsduelevalseam | en fut à peu près à sept lieues. Le lieutenant à Doëk désis qua. l'archipel qu’il venait de quitter sous lenom poñegit d'ies d e' In Saciété (Society islands). 2. Quatre jours de navigation; # l'ouést: et où u suc duisirent nos voyageurs dans üne fle; pout A Wterniire fois visitée, et, : laquel e Tupia donna e non de tOhétéroa. Les notu ‘; rasémblés en foule sur le » age , paraissaient vouloir s'opposer au débarquement des étrañigers. C'était une belle et vigoureuse race , qui , du reste, dépagsait beaucoup, par le luxe de ses costumes , les habitants eux-mêmes des Îles de la Société, Leurs étoffes étaient peintes en dessins variés et de diverses couleurs, bieh que le jaune vif parût y dominer. Leurs robes , retenues autôür de la taille par une ceinture d'étoffe rouge , leur donnaient un extérieur leste et guerrier; Quelques-uns avaient des bofinets faits avec les 4 plumes de l'oiseau du tropique , tandis que les autres por- "+ 1 taient de petits turbans d’une forme tout-à-fait élégante. Leurs Æ L canots étaient bien construits, de même que leurs javelines , 4 | ciselées avec un goût et une adresse remarquables : mais on ne Ë put trouver d’ancrage auprès de cette île, et comme les natu- … rels, d’ailleurs , paraissaient animés de sentiments hostiles , ‘
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nos navigateurs renoncèrent à les connaître mieux, et continuëèrent leur voyage.
Ils partirent le 45 août d’Ohétéroa, et dès le commencement d'octobre ils jugèrent à la couieur dela mer, aux plantes dont elle était couverte, au grand nombre d'oiseaux dont ils se virent entourés, que la terre devait être proche. En effet, le 6 de ce mois, ils l’aperçurent s'étendant fort loin à l’horizon ; ils distinguèrent plusieurs rangées de collines s’élevant luxe au-dessus de l’autre ; et une chaîne de montagnes élevées à une énorme hauteur servait de fond à ce täbléau, L’opinion générale fut d’ahord qu'ils avaient découvert la erra Australis incognila; mais ils s ’aperçurent bientôt que ce qu’ils avaient sous les yeux était une partie de la Nouvelle-Zélande , ou Staten Land , découverte par Abel Tasman en 4642. Un détachement qui descendit à terre afin d'établir des relations avec les naturels n’obtint aucun succès. Ils étaient féroces et obstinément hostiles; mais nos navigateurs découvrirent avec plaisir et surprise que lorsque Tupia leur parlait son langage natal, il était parfaitement compris d’eux.A la suite d'une querelle, l’un de ces sauvages fut tué, et son costume, examiné avec soin, parut correspondre exactement aux dessins qui accompagnaient le voyage de Tasman. Jugeant impossible d'entretenir des rapports amicaux avec ces peuplades indomptées, on résolut d’avoir recours à la force, et, suivant la méthode adoptée par les premiers navigateurs espagnols, de faire d’abord les Indiens prisonniers afin d’avoir ensuite l'occasion de les traiter avec bonté. Ce plan de conduite peut difficilement se justifier aux yeux de la raison ou de la morale, et jamais il n’a été suivi de succès assez évidents pour compenser ou pallier ce qu'il a d’inique et de violent. On vit deux canots entrer dans la baie, et les chaloupes du navire s’avancèrent immédiatement pour leur couper le passage.Les naturels qui montaient le premier s’échappèrent à force de rames ; mais ceux du second, — c'était un canot à voiles, — trouvant la fuite impossible, se préparèrent hardiment au combat. Sur sept qu’ils étaient, quatre furent tués par la première décharge de mousqueterie, et les trois autres , tous jeunes gens, sautant immédiatement par-dessus bord, essayèrent de se sauver en nageant; mais ils fursnt gagnés de vitesse et recueillis
par la; chaloupe , non sans quelque difficulté. Ils s’atten- “daient à une mort immédiate ; mais la bonté étudiée dont on usa vis-à-vis d'eux les ayant convaincus de leur erreur, leur consternation fit place à des transports de joie ; ils s’enitretinrent librement avec Tupia ; et après avoir été gardés toute une journée à bord du vaisseau, ils furent renvoyés à terre. Le compte que ces jeunes gens rendirent à leurs compatriotes du traitement qu'ils avaient reçr parmi les Anglais amena quelques rapprochements, mais sans aucun témoignage d'amitié solide. Les nouveaux Zélandais conservaient une attitude menaçante et dédaigneuse, agissant du reste avec si pèu de concert que la conduite de chaque individu paraissait dictée par les sentiments les plus opposés. Au total, leur méfiance ne paraissait point apaisée, et. il ne semblait ni sûr, ni utile de frayer avec eux. Ils essayérent d'enlever Tayeto, l'enfant dé Tupia, et ils réussirent ‘presque; mais un coup de canon, tiré sur leur canot au moment où ils s’éloignaient à force de rames, effraya les ravisseurs, qui lâchèrent un moment léür prisonnier ; celui-ci sauta aussitôt dans l’eau. Les nou veaux Zélandais firent de grands efforts pour le rejoindre; mais les chaloupes anglaises réussirent enfin à recueillir ce jeune homme, dont la terreur était accrue par la conviction récemmentacquise que ces sauvages étaient des cannibales, et qu’ils regardaient même la chair humaine comme une gourmandise. Cette baie. où l’on ne put se procurer de provisions , fut appelée la baie de la Pauvreté (Poverty bay). Nos voyageurs, en la quittant, longèrent la côte nord. Ils appelèrent la baie de Mercure ( Mercury bay) un bras de mer où ils jetérent l'ancre pour observer le passage de cette planète sur le soleil. A leur grande surprise, ils découvrirent que les naturels , nonobstant la férocité de leurs mœurs, connaissaient l'art de cultiver la terre ; ils avaient des jardins où ils élevaient des courges et différentes espèces de fruits. On trouva aussi sur ce rivage les débris d’un canot ponté qui indiquait de grands progrès dans la construction maritime ; les Heppahs ou hameaux des indigènes étaient de petits forts construits avec habileté sur des positions élevées, défendues par des fossés et des tranchées; accessibles seulement par une étroite et diflicile montée, Ils ne connaissaient point le fer