‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 60 sur 178 · IV. V · texte numérisé non relu

IV. V

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pour reconnaître les montagnes avéc un fort détachement de troupes et des provisions pour six jours; mais, après avoir enduré les fatigues de neuf journées de marche , il revint à Port-Jackson sans avoir pu pénétrer à plus de neuf milles dans la première chaîne. Huit mois après, le capitaine Tench,fitun effort analogne et éprouva le même désappointementt} ‘résulta de ces deux tentatives malheureuses que pendant N'Japs de trois ans on ne tent4 plus l'ascension des Mont gnésiBleues. A cette époque , le célèbre colonel Paterson, qui s'était endurci dans les déserts de l'Afrique aux fati-. gues des Voyages, entreprit une expédition nouvelle avec le plus vif espoir de réussir. Son plan consistait à remonter la rivière Hawkesbury aussi loin qu’elle serait navigable ; et d'arriver ainsi à la base des montagnes qu’il voulait franchir. Il choisit pour compagnons quelques braves higlanders écossais, accoutumés comme lui dès leur enfance à gravir’les pics les plus escarpés , et il emmena aussi quelques naturels du Port-Jackson qui devaient lui servir de guides et d’interprêtes. Mais tous ces préparatifs devinrent “inutiles : un des canots coula, l’autre subit des avaries irréparables , en essayant de remonter les chutes de la rivière, En vain les voyageurs essayèrent-ils de continuer leur rotlevers l’intérieur des montagnes ; les difficultés augmentaient à chaque pas. L'un des pics n'avait pas moins de quatre cents pieds de hauteur perpendiculaire ; d’effrayants précipices s’ouvraient de toutes parts sous leurs pas; à peine une cime était-elle escaladée , que d'autres apparaissaient plus nues encore ét'plus difficiles à gravir, si bien qu’ils se virent contraints dérevenir sur leurs pas. * Environ un an après, M. Hacking, quartier-maitre ‘du Sirius, homme courageux et entreprenant, excité plutôt qu’arrêté par le mauvais succès du colonel Paterson, partit, suivi de quelques compagnons intrépides, pour franchir ces‘barrières jusqu'alors infranchissables. Leurs efforts ne furent pas complètement inutiles : les voyageurs pénétrèrent vingt milles plus loin que leurs devanciers; mais, après avoir gravi plusieurs sommets des plus élevés, Hacking lui-même fut forcé de songer au retour, Au-delà des pics qu'il réussissait à escalader, les montagnes lui offraient sans cesse de

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