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Dundas. Le petit promontoire sur lequel il s’éleva prit le nom Cygt de pointe Barlow (Barlow point), et l’ancrage dans le détroit six D celui de Port-Cockburn. Le sol qui avoisinait le nouvel la ri: établissement était d’une extrême fertilité, mais les bois du s en occupaient la plus grande partie. Jusqu'au mois de no- rivièt vembre on ne vit point paraître les naturels ; mais ensuite on, € leurs vols fréquents donnèrent lieu à des hostilités qui tinrent mer ; la colonie au berceau dans un état d’appréhension conti- ment nuelle. Les colons n'étaient encore qu’au nombre de cent qu'or vingt-six individus, parmi lesquels trois ou quatre femmes, et été € quarante -cinq condamnés ; le surplus était des soldats la No du 5° régiment. Cette colonie importante languit quelque émigl temps, et il a été question de l’abandonner ; nous ne sommes ell même pas certains qu’elle soit encore dans un état de prospérité stable; mais il faut espérer que le gouvernement ne se forme laissera pas détourner, par quelques difficultés faciles à pré- es [ voir, du projet de maintenir un établissement dans une position si évidemment favorable, On ne pouvait guère attendre arrive des succès rapides dans une colonie composée tout d'abord proba de résidents forcés, tels que des soldats et des repris de jus- statio tice, gens privés de l'espérance active, de la persévérance et d'une de la résignation que leur eût inspiré la présence de leur de V: faaille et la perspective de travaux permanents. depui La colonie établie sur la rivière des Cygnes au commenre- et au ment de 1829 a déjà pris quelque force et quelque stabilité Macq apparentes. Elle les doit aux éléments bien choisis qui la com- en ab posèrent d'abord. Les émigrés énergiques, intelligents et par la possédant des capitaux , sont certalls de surmonter les diffi - selon cultés qui attendent tout colon dans un paysentièrement neuf. done La rivière des Cygnes a été explorée à la distance de plus de quelq quatre-vingts milles de son embouchure. L'intérieur du pays est La D parfaitement propre à l'éducation des bestiaux, et d'ailleurs la riv susceptible d'être labouré ;le sol cependant n'y est pas remar- néglig quablemBit fertile : du côté de la mer, surtout, il est aride et établi sablorineux. La rivière Canning, qui vient du sud se jeter dans espér larivière des Cygnes, n'a été jusqu'à présent examinée qu’en l'utiti partie. On élève contre cette colonie une seule objection trouv importante, c’est qu'il n'existe dans son voisinage aucun port offrant quelque sécurité. L'embouchure de la rivière des
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Cygnes est fermée par un récif sur lequel on trouve à peine six pieds d’eau ; et les routes de Gage (Gage’s Roads), entre la rivière et l’ile de Rottnest, sont exposées aux gros temps du sud et du sud-ouest; mais vers la fin de 1829 une belle rivière, ayant à son embouchure un port spacieux, a été, diton, découverte à quelque distance au sud; elle se jette dans la mer auprès du cap Bouvard ; et, à cette époque, un détachement partit pour l’explorer. Les difficultés et les embarras qu'ont eus à vaincre les colons de la rivière des Cygnes ont été exagérés à dessein par les organes de la presse coloniale ; la Nouvelle-Galles du Sud désire par dessus tout attirer les émigrants vers ce pays , et décourage en conséquence autant qu’elle le peut tout autre établissement.
Le même zèle infatigable pour la colonisation conduisit à former, en 1826, un comptoir dans le détroit du Roi-Georges III. C’est en cet endroit, on le sait, que se trouve le premier port un peu sûr où puissent toucher les navires qui arrivent d'Europe à la Nouvelle-Galles du Sud, et, selon toute probabilité , il s'y formera un entrepôt pour le bétail et une station pour les navires, de manière à diminuer les risques d'une longue navigation autour de la côte sud. Dans la terre de Van-Diémen la colonisation s'étend, par le milieu de l'ile, depuis le Derwent, qui se jette au sud, jusqu'au Tamar , et au port Dalrymple , qui s'ouvre sur la côte nord. Le port Macquarie,: placé sur la rive occidentale, et où se trouvent en abondance les beaux pins de Huon, est déjà très-fréquenté par la navigation coloniale. Sous peu de temps il deviendra , selon toute apparence, un établissement important, Il n'y a done guère sur les côtes de l'Australie qu'un seul port de quelque valeur qui ait échappé à l'occupation anglaise. La baie des Requins, à quatre cents milles au nord de la rivière des Cygnes , est le seul point essentiel qu’elle ait négligé. On supposait aux Français l'intention de fonder un établissement sur cette côte, mais, s'ils y renoncent, il faut espérer que le gouvernement colonial ne méconnaitra pas l'utilité de posséder le seul ancrage sûr que l'on ait encore trouvé sur les rives occidentales de la Nouvelle-Hollande,
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