‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 67 sur 178 · VOYAGES DE VANCOUVER · texte numérisé non relu

VOYAGES DE VANCOUVER

Origine du commerce des fourrures, — Voyages de Meares. — De Portlock et de Dixon. — De Grey. — Leurs découvertes, — Le détroit de Fuca. — Jalousie des Espagnols contre les Russes, — Etablissement formé à Monterey. — Expédition au nord. — On découvre le port Bucarelli, — Seconde expédition. — $es résultats, — Yoyage de Haro et de Martinez. — Les Espagnols prennent possession de Nootka, — Ils s'emparent d'un navire anglais, — On apaise le différend. — Vancouver va recevoir la restitution de Nootka. — Il reçoit l'ordre de relever la côte nord-ouest de l'Amérique. — Voyages le long de la Nouvelle-Hollande. — Découverte de l'ile Chatham, — Vancouver pénètre dans le détroit de Fuca, — Il arrive ainsi par le nord jusqu'à la mer. — Il rencontre les inspecteurs espagnols. — Arrivée à Nootka. — Exploration de la rivière Columbia. — Caractère des naturels. — Leur architecture, — Ilivernage des vaisseaux aux îles Sandwich. — Owhyhee volontairement vendue au roi d'Angleterre, — Vancouver retourne à la côte américaine, — Il complète son travail. — Ses talents. — Sa mort. — Possessions anglaises sur la côle

nord-ouest, — Voyage de Kotzebue. — Son bras de mer,

La sensation qu’asaient produite en Europe les découvertes géographiques de Cook fut dépassée de beaucoup en résultats immédiats par l’ardeur avec laquelle on se jeta sur le commerce lucratif qui pouvait, disait-on , s'établir entre la Chine et la côte nord-ouest de l’Amérique. Les fourrures recueillies par les Russes dans les iles Fox, envoyées par eux au Kamtschatka et de là à Kiachta, arrivaient en Chine après avoir passé par plusieurs mains et accompli un voyage superflu de plusieurs mille milles : là , elles se trouvaient monter à un prix énorme , par suite de ce système de transport maladroit et compliqué. Les Russes , qu'on n'avait pas encore initiés aux raflinements du commerce, et les Espagnols, que les vices du gouvernement despotique plongeaient dans une inaction misérable , ignoraient les avantages que l'on pouvait retirer d’un trafic de fourrures établi directement entre la côte d'Amérique et la Chine, bien que la domination de ces deux peuples s'étendit sur le pays dans lequel se trouvent les éléments de ce commerce. Il restait aux Auglais à faire le tour du globe pour se livrer à un négoce que les nations plus

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