‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 71 sur 178 · LIV. V · texte numérisé non relu

LIV. V

composé e dont le re à dixrdre son ses fati- 1 poussa e sous le troit de

d voyage agné du t par son eau dans ner celui ii permit ia mer le horizon . Meares st située it améri- : bordée ler si aunt de fait qui avait a rivière t le preui sépare e-Royale

is sur les laquellé rent l’atqui posmérique, aient un erce noupour étaprésenter , le seul

objet d'échange que les Chinois veuillent y admettre. En 4788, le capitaine Grey avec deux petits navires, /ashinglon et La Colombie, arriva sur la côte nord-ouest de l'Amérique, après un voyage de plus d’une année commencé à Boston et qui s'était accompli en doublant le cap Horn. Grey apprit de Meares l’existence du détroit de Fuca; et, suivant ce dernier, y ayant pénétré dans le but de l’explorer, il se trouva sur une mer qui s’'étendait à plus de sv de latitude et à près de 4° à l’est de Nootka. Ce récit exagéré causa une forte sensation parmi ceux qui croyaient aux découvertes du pilote Grey; mais il n’était ni assez net ni assez authentique pour autoriser des changements sur les cartes. Il paraît ainsi que vers l'année 1789 les navires anglais avaient examiné toute la côte nord-ouest de l'Amérique du 47° au 60e, et les cartes ou relèvements de ces trafiquants navigateurs, compars et combinés les uns avec les autres, fournirent un tracé suffisamment correct de ces rivages excessivement compliqués. Les navires de plusieurs autres nations étaient intervenus dans le commerce des fourrures, mais les Anglais continuaient à y dominer par leur nombre et par leurs snccès. Les cargaisons que portèrent Portlock et Dixon furent évaluées à près de 55,000 dollars. L'énergie et le courage des Anglais leur donnaient de grands avantages dans leurs rapports avec un peuple de mœurs grossières. Meares hiverna sur la côte, et parvint même à y construire un navire; dès 4786, deux navires partis du Bengale avaient laissé au détroit de Nootka un gentilhomme nommé John M’kay, qui adopta les usages de ces peuples, apprit leur langage et se procura beaucoup de renseignements utiles.

Il ne fallait rien moins pour secouer l’indolence profonde du gouvernement espagnol, et réveiller ses terreurs, que l’approche des Russes, en 1769, vers le territoire de l'Amérique espagnole ; le cabinet de Madrid se ressouvint alors que plus de cent soixante ans auparavant (1602), Viscaino avait découvert un excellent port sous le 36° 40’ de latitude nord. Cette position se trouvant entre les forteresses de Mexico et la limite des découvertes russes, les Espagnols jugèrent avantageux de s'y établir, comme sur un point central, avant de pousser plus au nord leurs excursions et leurs relèvements.

TE men ue oo INIST Re AS te RTS Er Re Sn . = be ARRETE UE LÉ n LES

re PR

nn

PES na Go

Il fut résolu en conséquence que l’on formerait une colonie à Monterey, qu'avait naguère découvert Viscaino. On y envoya des navires partis du port de San-Blas sous les ordres de Vincente Vila; mais cette expédition ne produisit aucune découverte. Ce fut seulement après les recherches les plus pénibles, que les Espagnols parvinrent à retrouver le hâvre de Monterey; ils y établirent une colonie ainsi qu’à San-Diego et s’en revinrent ensuite. Mais les voyages répétés des Anglais dans le Grand-Océan causèrent bientôt après de nouvelles alarmes au gouvernement espagnol. Il jugea qu'il ne fallait pas perdre de temps pour suivre les découvertes au nord de la Californie, former des établissements sur cette côte, ou du moins en prendre solennellement possession. En 1775, deux navires partis de San-Blas, sous les ordres de don Juan de Ayala et d’Antonio Maurelle, contribuèrent en quelque chose aux progrès de la géographie en examinant superficiellement la côte, entre le 47° et le 57°. Cette expédition avait reçu l'ordre de pousser jusqu’à la parallèle du 65°; mais les navigateurs espagnols n'avaient pas autant étudié que ceux des autres nations Ja science des relèvements maritimes, et leur examen de la côte ne s’étendit pas plus loin que ‘le 57°. Un vaste hâvre ou détroit sous le 57° 17’ de latitude fut nommé Puerto Bucarelli pour faire honneur au vice roi du Mexique. Là, don Juan de Ayala, au nom de S. M. Catholique, prit possession ‘du pays sans en définir les limites.

Le résultat de ce voyage parait avoir été satisfaisant pour le vice-roi, car, en 1779, il fit partir une seconde expédition afin de continuer l'examen de la côte du 58° au 70°. Comme l'ignorance des Espagnols égalait à cette épaque leur silence et leur réserve, il est possible que le vice-roi ignorät l’existence d’un navigateur anglais nommé James Cook, lequel avait fait cette étude l’année précédente, avec la ferme intention d'en communiquer les résultats à tout l’univers.Cette nouvelle expédition, commandée par don Ignacio Arteaga, qu'accompagnait le pilote Maurelle, n’ajouta rien aux connaissances géographiques. Au lieu d'avancer dn 580 au 700, Arteaga ne poussa pas son examen de la côte nord-ouest plus loin que le 590, IL obtint néanmoins la certitude alarmante que les

CHAÏ

Russes rentS[ voulut 1779 1 la rou ser vaie d'obse rance durant Prince et appt Ces:

tre une navires Horn, et le dé le com nord-0 Mexico placées de leur à dissip était re semblai immens domina un voya huit éta du Kan tion im les Esp Mexico tinez fu lement anatre

nez pro

olonie \y enordres \ucune ss plus bâvre -Diego \nglais uvelles fallait Lord de , ou du ÿ, deux uan de e chose lement it reçu >s navieux des es, et in que 47 de onneur Au nom définir

t pour édition omme silence l'exislequel b intentenou- | qu'acssances aga ne que le ue les

Russes s'étaient établis d’une manière permanente sur différents points de ces latitudes élevées. Maurelle, à son retour, voulut dresser une carte exacte de la côte ; mais on sait qu’en 4779 les Espagnols calculaient encore leur longitude d’après la route estimée, tandis que les Français et les Anglais se servaient déjà depuis quelques années de chronomètres et d'observations lunaires. Les Espagnols, grâce à leur ignorance et à leurs faux calculs, se tronvèrent si embarrassés durant ce dernier voyage, qu'en traversant le détroit du Prince-Guillaume ils se croyaient sur la côte du Kamtschatka, et appréhendaient sans cesse d’être attaqués par les Russes. Ces impuissants efforts de l'Espagne pour arriver à connaitre une côte que bientôt après devaient visiter les plus petits navires européens , obligés néanmoins de doubler le cap Horn, montre suffisamment à quel point le progrès était nul et le déclin rapide dans la navigation espagnole. Mais, lorsque le commerce des fourrures commença à faire venir sur la côte nord-ouest une quantité de navires anglais, les souverains de Mexico durent tenter de nouveaux efforts : deux nations placées aux extrémités de l’Europe et de l'Asie menaçaient de leur disputer les trésors du Nouveau-Monde, cherchaient à dissiper l'ignorance géographique dans laquelle l'Espagne était restée elle-même pour ne pas se donner de rivale, et semblaient par degrés acquérir un droit de possession sur une immense ligne de côtes contiguës à celles où s’exerçait la domination espagnole. Don Esteban Martinez fit, en 1788, un voyage le long de la côte nord-ouest, et découvrit jusqu'à huit établissements russes; il apprit aussi que le gouverneur du Kamtschatka allait donner des ordres pour l’occupation immédiate du détroit de Nootka ou, comme disent les Espagnols, du Puerto de San-Lorenzo. Le vice-roi de Mexico résolut de déjouer ce projet ; et, en 1789, don Martinez fut envoyé avec deux frégates pour prendre solennellement possession du détroit de Nootka. Lorsqu'il y arriva, avatre vaisseanx étaient à l'ancre dans le port; deux apparte- «aient à l'Amérique , un au Portugal, le quatrième à l'Angleterre. On captura seulement ce dernier ; les trois autres furent relâchés, Après ce premier acte d'autorité, don Martinez procéda sans délai à l'accomplissement de sa mission ;

À j ë f fl î | 1 RS L ë # #4 2 + Fi Fr | " ‘hf ‘3 d'u Ps F } a 1; à b : ‘ . HS ÿ $ -$Y # : ; À din:

Le & x % à 1 à qua | k

dé

Page 1