‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 73 sur 178 · TES · texte numérisé non relu

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gnols. Au printemps dela même année, il reprit l'étude des côtes américaines, ét'revint encore passer aux îles Sandwich l'hiver de 1794. Sa présence exerça sur la destinée de ces iles une influence d’autant plus importante qu'il était considéré avec le plus grand respect par Tamé-Tamé-Hah, cet homme extraordinaire , qui allait effectuer une grande et salutaire révolution dans leur état politique et social. Les insulaires connaissaient déjà quatre nations européennes ; ils savaient qu’il en existait plusieurs autres égalant presque celles-ci en pouvoir et en intelligence ; ils pressentaient peutêtre qu'à une époque plus ou moins rapprochée ils seraient asservis par une de ces nations étrangères; et ils préférèrent , en conséquence , se placer sous la protection du gouvernement britannique. Dans ce but, on réunit un conseil des chefs, et, le 25 février 1794, la cession d'Owhyhée au roi d'Angleterre fut solennellement consentie. Cet événement important avait été précédé d'une longue délibération et se conclut par l'accomplissement des formalités qui pouvaient le mieux en assurer le souvenir. En cette occasion, la cour se montra dans tout son éclat, et les divertissements dramatiques furent donnés au peuple avec une splendeur inusitée.

Dès le printemps de la même année , Vancouver se rendit encore à la côte d'Amérique, cette fois avec le projet-de terminer ses relèvements commencés au point le plus éloigné. Il pénétra dans la rivière de Cook et découvrit qu’elle avait reçu à tort un pareil nom, car c’était simplement un bras de mer dans lequel aucun courant ne venait se jeter. En essayant de passer au sud, il rencontra une flotte de canots de peau, ielle qu'il ne s'attendait pas à en trouver sur de pareilles mers. Ces vaisseaux fragiles étaient au nombre de deux cents, chacun monté par deux hommes. Tout d'abord le contact des Européens sembla devoir, comme dans la mer du Sud, amener des résultats désastreux. Les naturels, après qu’ils eurent vendu jusqu'au dernier leurs chauds et commodes manteaux de fourrures , restèrent enveloppés de peaux d’oiseaux et d'autres vêtements insuffisants, Enfin le 22 août1794, le relèvement des côtes norc-ouest de l'Amérique se trouva complètement terminé ; et au mois d'octobre de l’année sui-

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vante, les navires arrivèrent dans la Tamise, fe mauvais temps et d’autres inconvénients s'étant opposés à l'étude des rivages occidentaux de la Patagonie. Durant quatre années qu'ils avaient été employés à ce laborieux service, les deux équipages n’avaient perdu que deux hommes. Cette circonstance, si l’on veut bien réfléchir à la mortalité qui accompaguait les voyages de long cours dans un temps où l’art de la navigation était encore au berceau, fait le plus grand honneur aux soins et à l’habileté du commandant. Les efforts incessants qu'avait exigés de Vancouver la tâche gigantesque de relever neuf milles de côtes inconnues et difficiles, — travail que, la plupart du temps , il avait accompli dans des barques non pontées, — avaient miné sa constitution et lui laissèrent un mal incurable ; aussi, déclitiant par degrés, il mourut au mois de mai 1798 , avant que le dernier volume de sa relation fût entièrement prêt à être imprimé. Mais il a pris sa place à côté de Drake, de Cook, de Baflin, de Parry, et de tous ces autres navigateurs anglais auxquels la reconnaissance des géographes est acquise pour jamais.

Où , ‘obtint pas de nouveaux renseignements sur la côte nord-.". ! ‘te l'Amérique avant l’année 1816. A cette époque unnobie uisse excessivement riche, le comte Romanzoff, équipa le Aurick, petit vaisseau de cent quatre-vingts tonneaux, pour un voyage de découvertes ; l'équipage était de vingt hommes, sans compter les officiers et les naturalistes. Il mit ce bâtiment sous les ordres du lieutenant Kotzebue, fils du célébre écrivain allemand. Kotzebue partit de Plymouth au mois d'octobre 1815, et au mois de mars suivant il toucha à l’ile de Pâques, où les naturels, exaspérés par quelques outrages dont les commerçants américains s'étaient rendus coupables, empéchèrent son débarquement. Le 4er août 18146, il découvrit sur la côte américaine, au nord du détroit de Behring, une baie considérable commençant sous le 66° 42’ 50° de latitude et le 164° 14 50” de longitude. Ilentra dans ce bras de mer,et dans le cours d'une quinzaine lit de ces bords un tracé rapide, mais insuflisant. Il soupçonna qu’il pouvait y exister un passage ouvert au sud-est et qui communiquait peut-être avec le détroit de Norton. Ur autre canal paraissait conduire à l'ouest, Les naturalistes qui l'av-

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