LIV. V
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de , et vingt arrétaient les la Nouvelles un bras de es jours en s habitants, icider à s’ap-
procher des étrangers ; ils semblaient plongés dans cet état qui rapproche l’homme de la brute, et le rend insensible aux appels de la curiosité la plus légitime. Le grand nombre de plantes nouvelles que les naturalistes de l'expédition recueillirent en cet endroit lui firent donner le nom de Baïe Botanique (Botany-Bay). Cook ne découvrit aucune rivière le long de cette côte, qui cependant (on l'a vérifié depuis) en compte plusieurs, et de fort belles. Les naturels, toutes les fois qu’on les vit, manifestèrent la même répugnance pour les étrangers, et la même indifférence pour les bagatelles qu'on leur offrait. Au nord, le pays devenait plus montueux; la navigation de la côte, plus difficile et plus périlleuse.
Pas un seul accident n'avait encore troublé un voyage de deux mille milles sur des rivages encore inexplorés ; mais par le 46° de latitude sud, et en vue d’un haut promontoire, nommé dans la suite le cap des Tribulations (cape Tribulation), 4) le vaisseau toucha, durant la nuit, sur quelque banc de "ME corail avec tant de force, qu’il sembla mis en pièces. Les %à planches qui formaient son doublage furent dispersées sur 0 les flots, 9 ci pénétrant dans le vaisseau avec une telle 2 impétuostté, que, tous les hommes aux pompes, la voie d'eau pouvait à peine être combattue.A la chute du jour, on sia une terre éloignée de huit lieues, et sans île intermé- 0 diai res sur laquelle les chaloupes pouvaient transporter l’équi- 1 page, si le vaisseau venait à couler bas. Les canons et toutes les
provisions que l’on ne songeait plus à conserver furent jetés par | dessus bord, tandis qu’on essayait de soulever le navire auà dessus des rochers, bien qu'on eût la crainte de le voir s’en- 4 foncer en le quittant. La nuit suivante, néanmoins, il se re- 7 trouva à flot, et, à la surprise de tous, sans que la voie d’eau + eût augmenté. Des efforts sans relâche et une persévérance déterminée amenèrent le navire dans un petit hâvre, découvert fort à propos sur la côte, le seul, parmi tous ceux qu’on avait rencontrés jusque là, qui pût venir en aide à nos marins. Eu examinant l’avarie, on découvrit qé’un gros fragment de rocher de corail, s'étant fait jour à travers la charpente, était resté retenu dans l'ouverture, et que, sans ce hasard tout + providentiel, le bâtiment aurait coulé bas en se séparant du #1 récif, La crique dans laquelle nos navigateurs trouvèrent
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abri était située à l'embouchure d'un petit cours d’eau qui reçut le nom de Endeavour river. Là les indigènes parurent plus faciles à apprivoiser ; mais, sauf la nourriture, ils semblaient priser assez peu tout ce qui leur était offert. Se voyant refuser un morceau de tortue qu’ils avaient demandé , ils se vengèrent de cet affront en mettant le feu aux longues herbes qui croissaient près des tentes, ce qui faillit avoir d'assez désagréables conséquences. M. Banks et le docteur Solander trouvèrent dans ce lieu d’abondants matériaux pour leurs études : presque toutes les créations animales ou végétales y étant absolument nouvelles pour eux. Ces naturalistes furent surtout heureux de découvrir l'animal que les naturels appellent Æangaroo. Ils en virent d’abord plusieurs dans l’éloignement , mais il s’écoula plusieurs jours avant que leurs balles en atteignissent.un.
Le vaisseau se trouvant remis en état, nos voyageurs quittèrent le port, et, après bien des travaux mélés d’inquiétudes sans nombre, aux prises depuis'trois mois avec les récifs , ils parvinrent à regagner la pleine mer. Ils reprirent-ensuite leur route vers le nord, et se flattaient d’avoir ! danger, lorsque, le vent ayant fléchi tout-à-coup , se trouva entraîné vers les écueils qui bordaient cettéègt dans presque'toute son étendue , et sur lesquels les grä vagues de l'Océan méridional déferlaient avec un reslic effrayant. Sa destruction semblait inévitable, lorsqu'on signala dans le voisinage un étroit chenal au travers de roches à fleur d'eau; et malgré de grands périls, le vaisseau, bien dirigé, parvint à s’y frayer passage, Ainsi entrainé pour la seconde fois en dedans des récifs’. Cook résolut de persistet i en dépit de toutes les difficultés, a naviguer le long dé la côte, afin de ne pas laisser de côté le détroit qui sépare la Nouvelle-Hollande de 1a Nouvelle-Guinée, « si toutefois, ditil avec réserve, ce détroit existe. » Il atteignit enfin une pointe de terre, “d'oùil ut discerner une mer ouverte au sud
ouest , et alors il demeura convaincu qu’il avait bien réellé”
ment découvert le détroit en question. Descendu à terre, il prit possession, au nom de son souverain, de l'immense ligne de côtes qu’il avait découvertes, et à laquelle il donna le nom de Nouvelles-Galles-du-Sud (Wew-South-W/ales). La petite
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