‹ Histoire générale des voyages de découvertes maritimes et continentales [microforme]Chapitre 84 sur 178 · VOYAGE DU CAPITAINE FRANKLIN · texte numérisé non relu

VOYAGE DU CAPITAINE FRANKLIN

Expédition du capitaine Franklin à l'embouchure de la rivière de Cuivre. — Arrivée au fort York.— Voyage au fort Chepeweyan.— Manière de voyager en hiver. — Ses dangers. — Décadence des tribus indiennes, — Départ du fort Chepeweyan. — Premières difficultés, — Grands efforts de M. Back. — Résidence d'hiver au fort de l'Entreprise. — Intensité du froid. — Les orbres gelés. — Maisons de neige des Esquimaux. — Une beauté indienne. — Le voyage recommence. — Stratagème des loups. — L'embouchure de la rivière de Cuivre. — Les voyageurs s'embarquent. — lis avancent à l'est. — Pointe du Retour, —1ls commencent à revenir par terre. — Les canots brisés. — Moyens trouvés pour traverser la rivière de Cuivre. — Effroyables souffrances.— M. Back est envoyé en avant.— Le docteur Richardson reste avec les malades pendant que le capitaine Franklin continue le voyage. — M. Hood est tué par un des guides indiens. — Conduite courageuse du docteur Richardson. — 11 arrive au fort de l'Entreprise. — Situation dans laquelle il retrouve le capitaine Franklin, — Continuotica de leurs souffrances. — Les secours arrivent. : j

Tandis que le capitaine Parry cherchait un passage de la baie de Baffin à la mer Pacifique, une autre expédition fut envoyée par terre afin de déterminer la véritable position de la rivière de Cuivre et les détours de la côte à l’est de cette

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Le capitaine Francklin et ses compagnons s’embarquérent vers la fin de mai 4819, et arrivèrent sains et saufs à la factorerie d'York, sur les rivages de la baie d'Hudson, le 30 du mois d'août. Ils commencèrent immédiatement à faire lés préparatifs de leur long et difficile voyage, recueillant avec soin tous les renseignements qu'ils pouvaient obtenir. de l'expérience locale des marchands de fourrures. Partis le 9 septembre du fort York, le 22 octobre suivant: ils arrivèrent à Cumberland-House, située à la distance de six cent quatre-vingt-dix milles. Bien que la saison touchât à sa fin, le capitaine Franklin résolnt d'arriver jusqu’au fort Chepeweyan près de lextrémité occidentale du lac d'Atlabasca, afin de surveiller en personne les préparatifs de l'expédition qui dévait avoir lieu l'été suivant. 11 partit en conséquence avec M. Back le 48 janvier, et il arriva au fort le 26 du mois de mars, achevant ainsi un voyage de’ huit cent cinquante-sept milles à cœur de la don à une époque où le thermomètre descendait sOMENt à 40° et quelquefois à plus de 50v au-dessous de zéro. Lorsque les fleuves qui forment les principales voies de communications dans ces vastes contrées sont: entiérement pris par la glace, les marchands se servent de traîneaux attelés de chiens et sur lesquels ils peuvent faire jusqu’à quinze milles par jour: Ils dorment en plein äir, alors même que le thermomètre est à plusieurs degrés au-dessous de zéro. Leurs chiens se couchent auprès d'eux, voisinage: qui procure aux uns et aüx autres une notable addition de ‘caloriquê. Dans de tels voya- ‘ gês, on a moins à craindre la rigueur du froid que le danger de périr faute d'aliments; lorsqu'il s'élève de violents tourbillons de neige, les voyageurs égarésse voient souvent réduits à la triste nécessité de tuer leurs chiens pour sé nourrir.

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