‹ Histoire générale des voyages ou Nouvelle collection des relations deChapitre 11 sur 60 · DE M. COWPER ROSE (1824-28). I I · texte numérisé non relu

DE M. COWPER ROSE (1824-28). I I

tÎDCt qu un être plus sauvage et plus infatigable qu'elles a envahi leurs tanières, et que leur fëro* cité cède à la sienne ; j'avais vu des oiseaui^ de toute couleur dans les bois et sur les rivières de leur patrie ; j'avais marché sous les sombres arceaux des forêts épaisses , dont l'ombrage n'est jamais percé par un rayon du soleil ; j'avais vu ces arbres d'un port orgueilleux étaler des fleurs de toutes les teintes, et porter des ^tons de plantes rampantes que le vent balançait çà et là, et, par un contraste frappant, je les avais vus tomber de vieillesse, et se décomposer sans que la main de l'homme les çût touchés; j'avais joui de la magnificence des fleurs dans un pays où les fleurs atteignent le plus haut degré de beauté, et où elles charment le désert; car les plantes qui font l'orgueil de nos serres chaudes , ne sont, en Afrique, que des fleurs sauvages; j'avais vu la société sous de nouvelles. formes, et la nature pour ainsi dire à sa naissance : me voilà revenu à la baie encombrée par les vaisseaux de la Grande* Bretagne l » , .

• Digiti

I aô VOYAGE

Page 1