DE JACOB VAN REENEN
la nuit fut tombée, nous franchîmes, après avoir £iit huit lieues, FOUphants-Rivier, dans laquelle se décharge la rivière Camnasie.
Le 3i, nous fîmes sept lieues, pendant lesquelles nous passâmes six fois TOliphants-Rivier à différentes reprises; car, comme notre route ïious obligeait de longer cette rivière, nous étions forcés de la traverser pour prendre le meilleur sentier : le Cangoos-Rivier tombe dans l'Oliphants-Rivier.
Le i*' septembre nous ti*a versâmes de, nouveau cinq f(Ms l'Oliphants-Rivier* Nous quittâmes alors , Holtshausen et moi, nos voitures, pour nous rendre à cheval aux eaux thermales qui sont au-dessus . de rOliphants-Rivier, près de l'habitation dfe Tjaart Van der Waldt. Nous y visitâmes ce bain, lequel possède de grandes vertus pour la guérison de différentes nlaladies. Vjan der Waldt promit de Venir se joindre à nous à la m.aisàn de Scheepers dans le Winter-Hoek, où nous convînmes -de l'attendre. Nous avions fait ce jour-là onze lieues.
Le lendemain,. ^près avoir rejoint nos voitures, noua traversâmes huit fois la rivière, en remontant jusqu'à sa source, et. arrivâmes à l'habitation de A, Nortie Lyd ; nous le quittâmes et fîmes de nouveau huit lieues jusqu'au Kapok-Kraal.
L'Oliphants-Rivier se jette dans le Goes-Rivier, qui se décharge en mer, dans la baie de Sainte- Catherine , ou dans les environs.
IjC 3, nous partîmes du Ganna-Kloof ; de là , nous dirigeâmes notre marche vers le Winter-.lioek, en laissant les rochers noirs à notre gauche; et, après
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ia8 VOYAGE
avoir fait sept liepes , nous aperçûmes une liabiti^ tion abandonnée, appelée Dieniedow. Nous .vîmes ici une grande quantité d'oiseaux de la Terre de Natal. Le 4 9 Aous fîmes dnq lieues, jusqu'à une autre habitation abandonnée qu'on nomme leKoeien-Fontein, oîi les fortes pluies nous obligèrent de nous arrêter le jour suivant. Le 6 , nous atteignîmes , en six heures , l'entrée du Winter-Hoek. Nous aperçûmes ici les traces d'un grand nombre de spring-bokken (boucs sauteurs). Le 7, après cinq heures de marche», nous trouvâmes l'habitation de £. Scheepers, dans le Winter-Hoek. Nous y demeurâmes toute la journée suivante ; et , le 9 , Tjaart Van der Waldt et son fils vinrent nous joindre.
Le 10, nous nous apprêtâmes à partir^ et le lendemain nous nous remîmes en route, accompagnés de J. A. Holtshausen, T. et P. Van der Waldt, et £. Scheepeps. Après avoir fait sept lieues, nous arrivâmes au Oroote-Rivier, qui se décharge dans le Camtours-Rivier; ensuite, après huit autres heures de marche, à travers de belles .prairies, nous parvînmes au Wolven-Eont^in. De là nous atteignîmes , en dix heures, la Zondags-Rivier, laquelle conserve son nom jusqu'à l'endroit où elle tombe dans la ifter. A l'endroit où nous nous trouvions alors, savoir, dans le Karoo-Veld, cette .rivière était parfeitement à sec.
Le lendemain nous fûmes obligés de rester en place , parce que la rivière était trop haute ( i ) ; mais
(i) L'auteur parait ici en contradiction avec lui-même.
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BE MGOB VAN KEEKETS (1790). 129
le 1 5 nous la passâmes à gué près d'un ruisseau couvert de ronces, et, en cinq heures de temps, nous franchîmes le Bruintjes-Boogte dans le Karoo-Veld. De là nous fîmes, le jour suivant, sept lieues jusqu'au Boschjesm^^ns-Rivier, par une terre éôuverte d'une longue ^herbe abattue, et de petits arbrisseaux (i). Le 17, nous passâmes à gué le Boschjesmans-Rivier, et arrivâmes, après dix heures de marche, à la âiaison de H. Janssen.de .Rensburg. Nous fîmes halte ici. Le lendemain je montai à ôheval avec J. A. Holtshausen,vet nous^nous rendîmes au Assagaai-Bosch , lieu de notre rendez-vous général, pour voir si le reste de notre société y était arrivé. Le dimanche 19, comme le temps était fort pluvieux, et qu'aucuh de nos compagnons de voyage n^ s'était encore joint* à nous, nous demeurâmes pendant toute la journée dans le bois. ■ -
Le ao , nous vîmes arriver trois chariots de C. Mulder, le chariot avec le canot appartenant à H. Mulder, accompagnés de Ign. Mulder et de Ph. Holtshausen, qui nous dirent que nos autres compagnons de voyage s'étaient rendus à cheval à l'embouchur^^ du Boschjesmans^Rivier, dans l'intention d'engager Salomon Fereira à nous suivre, et qu'ils étalent résolus de revenir le lendemain. Nous retournâmes sur-le-champ à nos yoitures^ afin de disposer tout pour notre départ , après être convenus que le pro-
(i) L*herbequi croît dans ces cantons à une grande hauteur est fort grossière ; lorsque cette herbe est desséchée par la chaleur du soleil y elle se trouve cassée et abattue par le vent et par les fortes pluies.