PALO
KALEKA. CttACHABi.
KfîAUTA. T^UULO.-^ShAUBm. JALOSA.
HINTSA. BUCHU. GAIKA*. *
Après Umqrt de Palo, ses deux fils se disputèrent le titre de chef suprême. Kaleka et Chachabë n'étaient pas nés de la même mère ; celle de Kaleka était d'une extraction plus noble, et par amséquait c'était à son fils «qu'appartenait le droit de succéder à son père. Cependant Chachabé entreprit de Se rendre maître du gouvernement, et souleva une partie du peuple contre^son frère, prétendant que celui-ci lui avait &it tort dans le partage du bétail laissé
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oftS VOYAGES é
par la nà»*t de leur pàfe. Tout h peuple entra dans cette querelle , et il se forma deux partis ^ dont l'un soutenait les intérêts de Kaleka, et Taùtre ceux de Ghachabé. On en vint à une guerre ouverte , dans laquelle les deux frères triomphèrent et furent, vain* eus tour à tour, jusqu'à ce qu'enfin Ghachabé fut cd&traîtit d'abandonner le pays avec son parti, et de se retirer sur la rive occidentale du fleuve Key , cfs qui le rapprochait des terres de la colonae:^ Le territoire dont il -s'empara avait anciennement appartenu aux Gonaquas ; il s'y trouvait même encore cpielques hordes de cette nation, qui se réunirent axnp Cafrés. Les deux factions ainsi séparées l'une de l'autre firent la paix ; chacune eut son chef indépendant de l'autre, et Ghachabé considét^a connue son domaine et sa propriété le territoire situé entre la rivière Key et la grande rivière ^es Poissons. '
Umlao , fils et successeur de Ghachabé , mourut jeune, et laissa pour > successeur son fils Gaïka, encore enfent. La minorité du jeune prince exigeait une régence; elle fut confiée à Slambié, l'aîné des frères d'Umlao et oàéle de Gaïka, conjointement avec la mère de celui-ci.^Gaika , parvenu à l'âge de majorité, voulut prendre en mains les rênes du goi^ vemement; mais son oncle refusa de les lui re^ mettre, et sut même se faire ua parti considérable parmi le peuple^ De là naquirent .encore une fois deux factions, et il s'alliima entre elles une guerre, dont lès' suites furealirès préjudiciables et très dan- ^er^ses pour la icolonre^ e( qui a été la source des 'dWiii4iéSi<^ui ont subsisté depuis en tare elle et les
d'alberti et de ^^owwlee (1806-24). 289 €afres. Dans un combat qui se livra «ntre Gaïka et Slambië, celui-ci fut battu et fait prisonnier* Ceux de son parti prirent la fuite, pénétrèrent sur le territoire de la colonie, et s'établirent à l'ouest de la grande rivière des Poissons^ le long de la côte maritiflie , dans la campagne appelée les Plaines Aigres.
Gaïka, mis par le sort des armes en possession de l'autorité suprême, qu'il exerce encore aujourd'hui, retint pendant deux ans son oncle prisonnier dan? son hameau. Depuis il lui rendit sa liberté , mais sans cesser d'éclairer ises démarches, parce qu'il le craignait toujours, et prenant en particulier des mesures pour Fempêcher d'augmenter considérablement sèniiétail, ce qui, chez les Cafrès, est la chose qui donne le plus de considération et. d'amis. Cependant, malgré les précautions de Gaïka, Slambié a enfin trouvé moyen de s'enfuir avec ses femmes et son bétail , et il est allé rejoindre ses partisans , avec lesquels il continue d'habiter sur le territoire de la colonie. Depuis cette, époque, les hordes émigrées, et celles qui sont restées fidèles à Gaïka, n'ont cessé de s'enlever réciproquement leur bétail. Les partisans de Gaika ont plus d'une fois attaqué les hordes de son oncle à main armée, sans avoir pu les forcer à rentrer dans le devoir; ce qui sera d'autant plus difficile à^ Gaïka, quie ses ennemis, qui cher* chent surtout à éviter une bataille décisive, occupent des retraites inaccessibles dans un pays entrecoupé de forêts impénétrables.