‹ Histoire générale des voyages ou Nouvelle collection des relations deChapitre 31 sur 60 · XXI. iq · texte numérisé non relu

XXI. iq

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Tçi ert k réoiX d'Albertr; mai^^M. Brawnlee nous doune sur ce ^^ijet de^ déts^iU p)u$ compilai et plus çircQqsta»cié9« Selon ^M. Browplee (i)^ la tribu des Amakp^çf ^*éublit, ij y a enyirou cent cinquaute ans ou un peu, plu*, s^r les bords de la rivière. La tradi^ tipu ii'appren4 pas si c'était upe colonie des Taro-^

' boukifis, ou de la tribu Amatymba, du de quelque s^Utre i^^tion plus éloignée vers h nord-^est. Les (Hs ckp Toguh se nouimaiept Goudé et Keitsché. Gondé succéda à son père comme chef principal , et les deux autres fi'ères quittèrent les riyes de la Key et allèrent s'é^blir sur la ç^t© qui est ei^tre les rivièrw Ralumua (i) et les rivièrci^ au* BufBes, et les sources de U K^iskaipnoa, A. la mcwt de Gpndé, Tscbio , son 61s aîué, lui supQéda dans le comuiandement d'une partie de la tribu; et ^ou fils cajtbet» Mandanka , qu il av^it 4^1ar^ indépeudant de son frère, s'établit avec uup partie d^ la ^•ibu daqs le pays situé entre les rivières Tchoumi (Chumi ) et Rat, et ensuite occupa amsi les. rives du Kounap, et h pays traversé par la grande rivière du Poisson, qui est via- à «vis So-* merwBt- Tscbio avait à peÎM pris le commandement , qu'il ai*

. taqua ja horde deKjsitscbé , et la détit près des sources de la rivière l^aluumar Cet évéaement eut lieu il y a uu^ oeutaiue d'f^nnéçsu La horde de Kaitsché, après cette dé&ite, s^ retira v#r$ le âord, et depuis on u'eu a plus entendu parler» Le guerrier qui eut la

(i) Thompson's Travels , t. u, p. 336.

(a) I^e ^L^ritahle nom de cette rivière , chez lès Hottentots , est Ki'umna,

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d'albeuti bt i^ bbowvlee (i8o6-!24)« ^9< principale ^rt dtos la défaite de Kattscbé fut jnmnu à la oigiiité de c^ef parTsehio; et de lui est des^ oendue la famille Ck)ngo, si connue depuis sur la firoQtière.

Peu de temps après, les Hottentots^Godaquas araîent, sous le gouvernement d'un chef nommé Khola, établi leurs kraals entre les rivières Visèh , ou du Poisson, et la rivière Boschiman. Les Cafres des hordes de Kucha et de Tindé , trop resserrés dans leur territoire, achetèrent de Kohia, pour une certaine quantité de bétes à cornes, le terrain situé entre la rivière Dimanche et la rivière du Poisson , et qui est actuellement occupé par des colons anglais. Après la conclusion de ce Iraité, les' Cafres commencèrent à ooniper le Zuurveld , et les Gonaquas se retirèrent au nord de Zuurberg et de Bruintjes-Hoogte. Les Cafires vécurept pendant quelque temps eip a^sez bonne intelligence avec les colons hollandais, qui s^étaient établis aussi, avec leurs Hottento|6, dans cette contrée ; mais il y a envirw soixante ans que la horde desMandankas , qui avait pour chef Jaluml^, fut, par suite d'une dodifsuse trahison, en partie mas^ saorée par les çolon^ européens*. Ce qui en resta, joint à une partie de la tribu de Tindé, chercha un refuge dans le Zuurveld, sous la conduite de leur chef nommé Congo.

Mais revenons à l'histoire de la famille royale. A la mort de Tschio, ses deux fils Galika (i) etPalo(îi)

(i) Le T|;arek« de Lichtenstehi.

(i) On a YO ci-dessas qtie ee n'est qa'à ce chef que commencent les renseignements donnés par M. Alberti. Palo , durant sa

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régnèrent ènseiAble cPun commun acÊora. I^e dernier mourut, et la nation des Amakoses, d^un consentement mutuel, se subdivisa en deux, etKachabé, le fils de Palo, se transporta, avec tous ses adhérents, des bords de la grande rivière Key aux sources de la Keiskamma et de la Chumi. Kachabé, dans cette nouvelle patrie, maria sa fiile aînée àun clief des' Tamboukies (Amatymba); mais n'étant pas satisfait de la quantité de bétail qui lui avait été donnée par son gendre, il envoya son fils aîné, Umlao, pour lever une nouvelle contribution. Umlâo mourut «hez les Tambpukies; et Kachabé, sous le prétexte -qu'ils avaient einployé la magie pour faire périr son fils, leur fit la guerre , et ravagea leur pays pendant plusieurs années ; mais il fut enfin tué dans unede ces incursions.

Son second fils, S'Lhambi (i), fut reconnu comme régent de toute la tribu, Gaïka, fils d'Umlao, l'héritier en ligne directe, étant encore mineur. S'Lhambi, pour mieux assurer son autorité, donna à sa sœur IçhuSa. le commandement des kraals qui avaient été sous la domination de son frère Umlao.

Pendant la minorité deGaîka, Congo, chef d'une horde particulière, attaqua S'Lhambi , à l'instigation des colons hollandais, et fut en partie repoussé; et

Tie, était généralemeilt connu des Hollandais sous le nom de Pharaoh , et qudques uns croyaient réellement qu*il était un des des<cendants des monarques égyptiens.

(i) M. Brownlee avertit qu'on écrit à tort Lambie ou T'Sambeb. La yérkable prononciation du son initial de ce nom est comme la U des Galloîf.

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d'aLBERTI et de BROW«JLtE (1806-24). ^9^\

ce fut vers cette époque qaa les Cafres, excités par q^ux de larace Mandanka qui^ disséminés dans le» diverses tribus , n'existaient plus comme tribu parti-^ eulière, commencèrent à dévaster les ^ossessiohs des colons.

Gaïka^ lorsqu'il eut atteint sa majorité, livra bataille à son oncle S'Lhambi , et le fit prisonnier. Il , le relâcha ensuite , et lui permit de s'établir avec son kraal dans le ZuurveW. Vers le même temps, ou un peu auparavant, il y eut d'asses^ grandes émigrations parmi lès Cafres; quelques hordes joignirent celle^de Cottgo; d'autres s'avancèrent au ïîord vers la rivière Orange; d'autres ènfiii se dirigèrent à l'ouest, et en* vahirent Zuurveld et le paj» qu'arrose Zwartkops^ Rivîer. Plusieurs de ces Cafres, mêlés avec les co-+ Ions européens , vivaient en bonne intelligence aVec eux, les uns indépendants, faisant paître leurs troupeaux sur leurs propres pâturages, d'autres se mettant au service des colons. Mais bientôt la discorde se init entre ces deux races d'hommes si différentes entrer elles; et en 1810, les Cafres, d'après les ordres du geuv^nement (c'était alors celui d'Angleterre), furent expulsés 4u territoire qu'ils occupaient, et furent t»us forcés de se retirer au-delà de la rivière du Poifison. On établit sur les bords de cette rivière (les postes militaires, pour se mettre à l'abri de leurs in^ cursioQ^. Mais s'ils ne purent envahir ouvertement ce pays,' ils continuèrent: toujours à faire de fcé^^. quentes incursions^ à voler le bétail , et à inceodier et à déftraijce les habitations des colons. En 1 8^1 y^ le gouvefiieur dû Cap eut i»de.«trovi:|e avec Gaïka ^ et,

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prit avec lui des arrangements pour empêcher ce^ hostilités. Gaîka fut ndèle aux conventions qui avaîieiil été faites; mais S'Iiiambi^ Congo et quelques antres chefs he voulilrent point se toumettre à son autorité dans cette circonstance; ce qui renouvela les haines et les inimitiés qui avaient existé entre eux. Ce fut alors qu'un Cafre intelligent, nommé Makannia(ooQ^ nu des colons sous le surnom de Lynx), s'»:quit un grand crédit parmi les Cafrês, en se faisant conftidé'** rer comme prophète; et Gaika perdit beaucoup de sa popularité en essayant de s'opposer à son influence* Ces circonstances { et d'autres moins importantes, amenèrent une guerre entre S'Lhambi et un chef ncMnmé Hinza, d'une part, et Gaîka de l'autre. Ce dernier Ait dé&it dans une bataille entre leà rivière^ Bujfalo et Debé« Gaika, après sa défaite, s'enfuit à l'ouesit, vers les sources de la rivière Kounap, et demanda du secours aux autorités européennes si*' tuées sur la frontière* On envoya aussitôt des forces pour châtier S'Lhambi et ses adhérents. En peu de temps on leur prit une quantité prodigieuse de trou** peaux. Neuf mille, têtes de bétail furent livrées *à Gaika, en compensation des pertes qu'il avait éprouvées. Les dt^6 confédérés tournèrent alors toute leur fiutie contre les colons européens : tout le pays enitr^ les rivières au Poisson et Zwartkops fiit envahi par les Cafresy qui cependant ne se montrèrent pas san-» guinaires , et le plus souvent respectaient la vie des oolons, lorsqu'ils pouvaient, sans résistance e mmener leur bétail. On fiit obUgé d'évacuer pluswwm ^és postes nûlitaires qu'on atvait établis* Ënhiu^die^par ces

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d'aLBBRTI et DB BllOWl^LBB (l8o6-!l4)- ^^

succès, (xiS diverses tribus càfres, ôotidùités par Dufani, le fils de S'Lhattibt, et par MakHtttta , dier*chèreut à s'emparer de ià ville dé Gi^ham; ûiais elles forent repoussëes, et obligées de faire retraite audelà de la rivière du Poisëoû.

En i8t9,IégouTemenient d\l Cap ordonna t[u'il y aurait Uti commando , ô'est'^à^ire une ettpëdition guerrière sur le territoire eafre. On pénétra dans le district de I^nka et aux soureeé de là rivière Kàt, puis le long de la côte Jusqu^à Fembouchure dé là rivière Key. Makanna se constitua. prisonnier, filt envoyé à l'île Phobben, et se noya jeu voulant s'échapper. On s'avança aus^t 'le long des montagnes #t à travers les bois juscju'aux sources des rivières Keis' kamma et Buflalo. On souleva d'horreur les Cafres contre les Européens, en tirant indistinoteoient sur les femmes et les enfants, que ces peuples que nous nommons barbares respectent toujours dans leurs guerres les plus acharnées^ On ^empara dans cette expédition de plus de trente mille tètes âe bé^il, qui furent prises principalement à S'Lhambi et à ses adhérents. Lorsque les hostilités furent terminées , le commandant de l'expédition eut une entrevue avec Gaîka, et il fut convenu que tout le pays entre les rivières Keiskamma et du Poisson serait évacué, considéré commet terrain tteuti*e , et occu^ seutemaat par des postes militaires. S'Lhambi fut déclaré hors la loi, et devait être livré par les Cafreif euxmêmes; mais, malgré Cet arrangement conclu entre Gaîka et le gouternemént colonial , S'f jbainbi , non seulement n'a point été livré , mais it n'a été aban-

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donne par aucun de ses adhérents, et il ne perdit rien de son influence dans son pays.

En éxecution de la convention, les troupes.de cette expédition ont été employées à bâtir un fort et \]es baraques sur leç bords de la Keiskamma. Ce fort a reçu le nom de Willshire. Gaika , obligé d'évacuer avec sa tribu le terrain déclaré neutre, en considérant la beauté et la fertilité du territoire qu'il abandonnait, ne put s'^npécher de , remarquer que ses alliés et ses bienfaiteurs étaient devenus ses oppresseurs.

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