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CHAPITRE txXII

État actuel de la colonie du Cap.

Nous puiserons dans un document officiel , dans le rapport d'une commission d'enquête, imprimé , eo 1827 et 28, par ordre de la chambre des communes du parlement anglais (i), les renseignements sur l'administration , les finances et le commerce de la colonie du Cap ; nous ajouterons quelques détails plus récents , afin de présenter aussi exactement que possible l'état actuel de cette colonie.

Administration de la colonie.

Autrefois le cap de Bonne-Espérance dépendait, sous le rapport commercial , de la compagnie des Indes en Hollande, et il n'était administré que daas le but de favoriser les vues et les intérêts de cette compagnie marchande. Un gouverneur, assisté d'un conseil , recevait ses pouvoirs d'elle , et readait compte de son administration aux directeurs de la compagnie. Il promulguait des lois, levait des im-

(i) Reports of the Commissioners of Enquirj upon the Administra^ tion of the government , and upon the finances at the Cape of Good Hope. Loodres, 1827-38; în-fol.

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pots, nommait aux fonctions civiles, et accordait des terres à perpétuité ou temporairement; seulement pour l'administration de la justice et la police générale, il recevait des ordres des états-*généraux de Hollande. Quand la colonie fut prise pour la premièi'e fois par les Anglais, en 1795,. le gouverneur anglais fût investi de pouvoirs à peu près aussi illimités* Mais lorsque , conformément au traité d'Amiens, le Cap fut rendu, en i8o5, à la République Batave , le commissaire hollandais qui y fut envoyé déclara qu'à l'avenir la colonie serait régie par les mêmes lois que la république. I^e commissaire promulgua des lois provisoires; le gouverneur et un conseil de neuf membres eurent le pouvoir exécutif. En 1806, les Anglais réprirent définitivement possession de la colonie; et depuis lors, le gouverneur seul fut investi de tous les pouvoirs; il pouvait faire des lois et ordonnances , modifier ou annuler les anciennes, lever des impôts, fixer les baux des terres, faire des concessions de terrains, et émettre du papier-monnaie : il avait la juridiction d'appel dans toutes les causes où il s'agissait d'une somme de deux cents livres sterling, ou mille dollars, et dans tous les procès criminels susceptibles d'appel , et qui ressortissaient auparavant de la haute justice de Batavia. Il réglait la procédure et contrôlait la conduite des juges dans le cas de plaintes. Il eut plus tard aussi le pouvoir de mitiger les punitions décernées par les juges; et, à l'exemple des gouverneurs hollandais , il usait de la faculté de renvoyer de la colonie ceux qui avaient provoqué son ressentiment ;

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en sorte que , maigre le changement ôe gouverne* ment^ les colons étaient aussi arbitrairement régis par les Anglais qu'ils Tavaient ét^ |>ar les Hollandais. Le seul changement important qlli eut lieùeli iSnÀ^ ce fut l'abandon que l'autorité fit dés teri*es à tewt qui^ sous le régime hollandais^ n'avaient été con-^ sidérés que comme les fermienfs du gouvernement. Ce n'est que depuis lors que les propriétaires eurent un intérêt à améliorer leurs» possessions. En setidnd lieu , on permit aux colons d'elporter leurs deniiéés, le grain excepté ^ pour les plades commerçantes âe la Grande-Bretagne; avantagé qui fut sensible , surtout lorsque l'Angleten^e mit à Saintc^Hélène une garnv>son considérable, à cause de la captivité de Napoléon Bonaparte. A cette époque, le Cap fournit une grande partie des approrisionnements.

Pour mettre les colons en sûreté contre les Cafres , la Hollande avait prohibé à ceui^^i l'entrée dans la colonie. Les Anglais mirent une force militaire assez considérable à Uitenhagen, expulsèrent les Cafres du Zuureveld) et les rejetèrent sur la rive septentrionale de la grande rivière aux Poissons, qui avait été désignée ou prise pour la limite de la colcndie du côté de la Cafrerie. On a pu voir par les relations de voyage précédentes, que les Cafres n'en sont pad moins en hostilité avec la colonie, et que ta voie paisible, quoique lente, des missionnaires tend plus qu€^ la guerre ouverte à en faire des amis des colons^

L'etécution des ordres du gouverneur est confiée au secrétaire colonial, qui signe tous les actes du gouvernement. Quelquefois il est remplacé par un

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BTAT ACTUEL Dt CAP (l83o). 367

SOUS- secrétaire. Ses bureaux coutieuneut \m archives administratives et le registre de tontes 1^ demandes adressées au gouvememetit. Ce secrétaire est un ministre au petit pied ^ et beaucoup de colons le regardent comme aussi puissant que le gou^ verneor même. Il est de fait qu'il exerce une grande influence sur l'administration, et qu'il est souvent plus important d'^e protégé par lui que par le chef. Dans les <listricts , la police, la justice et Tadmi-^ nistration civile sont entre les mains des landdrosfs et des heemraden , ou conseillers. Suivant la popula* tion, le nombre de ces conseillers varie de quatre à huit. La grande étendue de quelques districts a forcé récemment d'établir des landdrosties subsidiaires, qui dépendent des landdrosties principales. A Simon's^ Town, l'officier qui a le commandement militaire exerce les fonctions de résident du gouvernement.; c'est un landdrost sous iin autre nom. On a nommé depuis peu trois heemrackn pour l'assister. A Port-* Elisabeth et à Port-Frances on a aussi investi récemment deux magistrats d'une juridiction inférieure, pour les causes de peu d'importance et pour, la police. C'est le gouverneur qui nomme les lieemraden. Les deux plus anciens sortent annuellement do conseil de chaque landdrostie. Pour les rempla-^ cer, le landdrost et les autres heemraden désignent quatre candidats, parmi lesquels le gouverneur choî^ sit deux heemraden nouveaux. Toutefois les conseillers sortants sont rééligibles. Pour être apte à ces fonctions, il faut être âgé de trente ans au moins , avoir résidé dans le district pendant trois ans, y

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posséder une terre en propre ou en bail, ou avoir des biens fonciers dans le chef-lieu. Sous la présidence du landdrost , les heemraden s'assemblent mensuellement pour expédier lès affaires civiles ^t les procès criminels , pour contrôler les recettes et dépenses , dont les comptes passent dans les bureaux du secrétaire colonial à la fin de l'année. Chaque semaine, le landdrost et les heemraden siègent comme juges. Les adniinistràtions de district sont chargées, entre autres affaires, de donner leurs avis sur les demandes adre;ssées au gouvernement , et tendant à obtenir des concessions de terrain, ou à convertir les baux en titres de propriété , moyennant une somme une fois payée. Cet avis se donne ordinairement après une inspection du terrain faîte par le landdrost, un des heemraden et un arpenteur juré du district. Le conseil des landdrosts et heemraden a un secrétaire nommé par le gouverneur. Ce secré-^ taire unit fréquemment à sa charge celle de commissaire-priseur, pour toutes les ventes à l'enchère qui ont lieu dans le district. Tous les secrétaires ont le privilège exclusif du notariat, et reçoivent en dépôt les actes 'civils des particuliers. Enfin, sous lei^pport de la police , le landdrost est secondé par les veldçornets, que l'on prend parmi les notables dé chaque district , et que le gouverneur nomme sur la présentation des landdrosts.

Depuis que la population de la colonie s'est accrue , surtout pai' l'émigration des Anglais à qui on a assigné des terres à cultiver, on a senti la néces^ site de surveiller l'administration des landdrosts.

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ÉTAi ACTtTÊL DU CAP (l83o). SÔq

dont qqelqiies uns sont à sept cents mîHes anglais du siège du gouvernement , et pourraient ittipuiiëment enfreindre leurs devoirs t on veut séparer les pouvoirs judiciaires d'avec les fonctions administratives. Toute la colonie a été divisée en deux provinces : celle de l'ouest , comprenant les districts du Gap, de. Stellenbosch , Zwellendam , Worcester et Clanwilliam; et la province de l'est, composée des districts de Graaff-rReynett , Beaufort, Somerset,' Al- . bany, Uitenhagen et Oeorge. Chacune de ces provinces a son chef;, elles sont à peu près égales en étendue; en i8a6, on comptait ^ans là province occidentale 45,014 individus libres, et 28,934 esclaves; et dans la province de l'est, 89,51 3 individus libres, et 6,575, esclaves. 6e que produit surtout la première de ces provinces, ce sont les grains et le vin. La seconde est riche en pâturages, et convient essentiellement pour élever des bestiaux et des moutons. La ville du Cap, quoique fori éloignée de plu-^ sieurs districts, continue d'être le (ihef-lieu de la province occidentale , parce que c'est le lieu de débarquement et l'entrepôt des productions de la colonie. Pour le chef-lieu de la province orientale , on a désigné Uitenhagen , ou bien Graham's-Town, qui, comme position militaire et étant dans le voisinage delaCafrerie, mérite peut-être la préférence. Si l'on ne cherchait qu'une position centrale, il faudrait même préférer le nouveau village de Somerset. Toutefois , Uitenhagen possède aussi des avantages particuliers. Cette ville, éloignée de quatre-vingts milles de Grahara's-Town , n'est qu'à vingt milles du Port- XXI. 24

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$70 iràT ACTUEL «au caf (i83o).

Elisabeth, mouillftge dm»» la baîe de Lagoa, qui attirera tôt ou tard une graidde partie des productions .de la province destinées à être exportées. Uitenhagen est ahondamment pourvu d'eau, et possède de vastes édifices, tels qu'il en faut pour un siège' d'administration. .

Le gouverneur de la colonie est assisté, comme aoUs l'avons dit, par un conseil composé des principaux fonctionnaires publics. Les anciens colons, habitués , depuis le régime hoUan^is, à cette forme de gouvernement, et n étant pas gens à s!enquérir des principes d'un bon gouvernement, ne demandent pas autre chose. Mais il s'est élevé une génération plus exigeante ; ce sont les fils des colons anglais qui se sont établis sous les auspices du gouvernement actuel : ils reçoivent de l'éducation , connaissent les avantages du régime constitutionnel, et désirent voir introduire la forme représentative dans le gouvernement de leur colonie. Ces vœux ne peuvent manquer de se fortifier de plus en plus , et mériteront des égards. Aussi art-il déjà été proposé de créer dans chacune des deux provinces une assern^ blée législative; l'une de vingt, et l'autre de huit membres. Ce ne peut être qu'un simulacre de représentation; mais on prétend qu'on trouve jusqu'à pressait trop peu de personnes capables de siéger dans de pareilles assemblées, et qu'il faut attendre que l'éducation devienne plus générale : c'est à quoi tendront les .écoles qui ont été fondées dans les der^ niers temps. Le gouverneur a des pouvoirs trop étendus^ relativement à l'assiette des impots, à la &culté

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éîAT ACT€EL DU" CAP (l&i3o). 3^7 1

ûe faire grâce des peines et amcaMleft meouFiies, de renvoyer de» indinridus de la colonie^ de nommer aux emploisu On a.eonseillé au gouveniement anglais de se réserver une partie de ces pouvoirs, pour prévenir des abu$. il a été proposé d'ôter aux laioiddrosès et aux heemraden la juridiction en matière criminelle, qui leur a été attribuée en 1817, pour diâpenaer les habitants^ de se faire juger dans le cheflieu, à des centaines de milles de l^u* demeure. L'expérience a prouvé que les fonctionnaires de district ne possèdent pas une connaissance suffisant^ des lois, et ne jugent pas avec impartialité et sans préjugés les gens de couleur. Il est question de restreindre les drosties, et de les nommer Counties ou Comtés, comme les divisions de la Grande-Bretagne : outre les veldcornets, on aurait des jug^ de pail et des constables, à l'instar de ceux de la métropole. Quelques détaik feront voir l'état des districts et la nécessité des réformes.

La province de l'ouest se compose, comme nous l'avons vu, de quatre districts ou landdrosties, dont l'un a une sous-drostie. Ces districts diffèrent en grandeur et en population. Le district du Cap qui produit principalement du grain a une populatû>n concentrée de 8,969 âmes, dont 3^699 esclaves. Il , a des farmes bien tenues ; le landdrost siège au cheflieu. Le district de Stellenbosch, bien plus éteadu, compte 16,446 âmes, doAt 8,699 ^^^^^- l^ F^o»duit beaucoup de vin cfe très bonne qualit^^ Le chef lieu Stellenbosch est trop* reculé et conmuuûque trop difficilonent avec b ville du Cap; toutefois

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372 3ÉTAT ACTUEL DU CAP (l83o).

Uoe. population considérable habite ce chef-lieu et les environs 9 et on ne pourrait, sans inconvénients, transférer ailleurs le siège de l'administration. Dans le district de Zwellendam, on compte 1 3,746 ârpes, parmi lesquelles 3,o4 1 esclaves. La population paraît s'accroître peu, surtout dans le chef-lieu ; cependant si l'on réussît dans le projet d'établir à l'embouchure de la rivière de Breda un entrepôt pour Pexportation des grains .provenant des hautes^ régions du district, et d!utte partie du district de George, il se pourra que, dans la suite, lés bords de la mer se pépient , et que le cabotage entre cette contrée et la ville du Cap y procure des ressources. La sousdrostie de Caledon , qui dépendait auparavant du district, a maintenant un magistrat particulier. Dans le , district de Worcester , qui comprend la sousdrostie de Clanwilliam et la sous-magistrature de Tiilbagh, il y a 1 i,6a3 habitants, y compris 4^71' esclaves. Le siège du landdrost était d'abord à Tùl^ bagh ; mais il a été transféré à Worcester, au grand mécontentement des paysans du Nieuveveld, du Roggeveld et du Bokkeveld, qui se trouvent main^ tenant trop éloignés du chef- lieu; Tûlbagh même était à trois ou qaatre journées du nord et de l'est de ces contrées. Les paysans, allant toujours chercher de nojî^veaux pâturages pour leur bétail quand . les autres se dessèchent , finissent par étendre peu à peu les limites de la colonie; c'est ainsi qu'ils re-p gardent déjà comme en faisant partie les bords de' la Sack-Rivier, où erraient Sncore il n'y a pas long^temps les malheureux Boschimaas, et quelques peuplades

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ou familles de la race mêlée des Hottentots bâtards. Le gouvernement ne gagne rien à cette usurpation; au contraire, en étendant la colonie sur des terrains peu productifs , on le force à augmenter les moyens de défense, et- les frais d'administration , d'autant plus que les paysans errants, qui commettent de graves mjustices envers les sauvages indigènes, exigent une surveillance spéciale.

Si nous nous tournons maintenant vers la province orientale, nous y trouvons d'dïord, le plus près du district de Worcester^ celui de Graaff-Reynett, qui présente à peu près le même aspect, et a le .même climat*. Avec la sous-drostie de Beaufort et une partie de Cradock, ce vaste district a une population de 27,647 individus, dont seulement^ 3,1 24 esclaves. C^est dans les montagnes de GraafF- Keyuett que* s'engraissent les bestiaux et les moit^ tonsdestinés à l'approvisionnement de la ville duCap. Les heiiiagers ont fini par longer le cours de la rivière d'Hippopotame jusqu'à son confluent dans la rivière d'Orange : il a fallu tracer une nouvelle limite de ce coté; elle comprend ^laintenant le territoire qui s'étend depuis la chaîne de Winterberg jusqu'au nord de la rivière de Sack, sur la frontière de l'ouest. Beaucoup d'herbagers, au lieu de se con-* tenter d'élever des bestiaux sur les terrains qui leur ont été allaués, profitent du voisinage de la frontière pour vendre illicitement des armes et dé la poudre aux tribus des Griquas et Betjouanas. Cette contrebande est d'autant plus condamnable, que les tribus qu'on vient de nommer tendent à gagner de

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374 ^l*AT ACTUEL mj CAP (ï83o).

rasœndâat sur les tribus plus éloignées, et font uâe guerre d'extermioatiou aux pauvres Boschttnans, qui ne tiennent à aucun sol. C'est à ces guerres adiar^ nées qu'il faut attribuer l'état de. détresse auquel sont réduites plusieurs tribus, et qui a, fo^ un grand nombre de ces baiimres de se réftigier dans' la colonie^ où ils se sont mis au service des colons. Comme le chef-lieu est à six journées de ces contrées limitrophes^ le gouyernement n'^est guère capid)le de surveiller là conduite des paysans envers lés peuplades sauvages, et envers les individus qui se met* tent à leur service. La sous-drastie de Beaufbrt a été établie sfur la lisière de plaines de Rarroo, pour servir de communication entre lé nord et le sud du di^ triet^ et pour surveiller les esclaves et les Hotlen^ tots fugitifs qui «b livrent qudquefois au brigandage avant de dépasser la frontière^ et se joindre aux t»> bus sauvages. Jusqu'à présent la population de Beaih fort est encore peu considéraMe ; miûs quand il y ailra plus de communication entre l'est et Fouèrt é^ la colonie , elle poiunra gagner beaucoup. Le gourer^ neftient a laissé, pénétrer les missionnaires dé ce cot« plus loin qu'ailleurs. On ne remarque pas que les mission^ «ient fiûl de grands progrès dans la cÎh ^ihsation des sauvages, ni que la colonie fi»se plus de commerce qu'aiq)aravant avec les tribus du de*«^ hors ; seulement les missions ont produit cet «van** tage qu'elles ont répandu le nom anglais ^ qu'elles rendent les blands respectables aux yeux des nations barbares, et qu'elles aplanisswt la voie pour des rellH tions amicales à la place des mesures de sûreté milî^

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<TAT ACTUEL DU CAP (l83o). 37$

tairesqa'on a ëté jusqu'à présent obligé de prendre coptre elles.

■ Le district de Somerset ^ contigu à la partie de la Gafrerie où les tribus sauvages sont ^aiinées de l'esprit le plus l ii\ a pas

long^temp^ , d^ui tt , de la

sous-drostie de ( l'Albany.

Ce district n'est" ^ uplé. Le

but qu'on s'est propose en le formant a été d'établir utte autorité pour surveiUef les colons qui , dans une partie de cette coàtrée, onrt des habitudes blà^ mabies, et n'obéissent guère auK lois. Il ne reste au district d'Âlbanj qu'une population de 2,767 indî^ vidm , dont 4^P esclaves. Outre le landdrost établi à 6rahani'&-Towii , on a^;ru devoir envoyer un ma>gtstrat à l'embouchure de 4a rivière Kourie , également pour surveiller la conduite des colons. Uitenhagen est un district peuplé dé 8,399 habitiaiits , parmi lesquels 1,1 3ii sont €^claves> L'ofBcier qui commande le fort de la baie d'Algoa a été chargé provisoirement des fonctions de magistrat dans la contrée voisine de cette baie. Enfin, dans le district detSeorge, la population est de 6,737 individus, y compris 1,9 19. esclaves. I^e sol y est e«i général pauvre ; les communications y sont difficiles. Le village de George, qui en est le chef^lieu^ s'est peu accru depuis qu'il est fondé. Si le gouvernement formait quelque établissement aux embouchures de la Kuy^ sera et de la Kromme-Rivier ^ il se pourrait que les Côlons y fessent attirés. Dans le voisinage de George il y a un village hottentot plus peuplé que ce chef-<^ lieu.

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376 ÉTAT ACTUEL DU CAP (l83o).

Une espèce de conseil municipal existé dans la ville du Cap sous le nom de sénat J>ourgepis {^bur^ gher senate) ; son origine date de Fan lôSy , lorsque le commissaire du gouvernement hollandais ou de la compagnie, Van Goes, désigna deux magistrats pour juger en matière criminelle les hommes

[jui n'étaient pas au service s. L'année suivante on dou<étendit leur juridiction sur con foUction s jusqu'en 1784 • ce justice.fut établie; elle se a et de douze juges, dont la les fonctionnaires de la con consistait dans le sénat bourge alors à six membres permanent ainsi . d'exercer des fonctions j

le la en o et enl

une juridiction particu- J09* Lors dç la repjcisç de laicolonie, en ,18049 le çommissairedu gouyerniçment hollandais proposa d'accorder, à U bourgeoisie du Cap, la faculté d'élire 1 à l'imitation des municipali libres.; cependant le gouvei inaintint le vieux système ce du sénat furent même rédu n'accordèrent pas à ce corps cipale que les Hollandais ; li

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ixAT ACTUEL DU ÇAP (l83o). 377

à un président et quatre membres qui exerceraient chacun à son tour, et pendant deux an», la présidence, à laquelle on attache un salaire de 3,5oo rixdollars; ils sont chargés de l'administration des terres appartenant à la ville , de la grande et petite voirie, des conduits d'eau, de la taxation de la

encor^e plus d'impoitancé, c'est qu'il était chargé de la surveillance des écoles, qui est maintenant pres-

ins de la commission bises instructions, ie-sénat té des habitants , et &ire sur les ej^cès et débauçaietit de/rinfluence sur a perception des revenus ids provenant des impôts

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378 ^âT kcmsL ©d thp (i83o).

pây^ pair les faabitauits de la ville, soiit entre ses mains; il dresse le budget du ehe&liéu de la x^lonie; mais on y soupçonne des abifô. Plusieurs fois le sénat a adresse au gouvernement des représentations >en âtveur de particuliers et de la cmnmunauté. Comme ce corps est le seul qui ressemble à un conseil de bourgeois élus, il est tout simple que les habitants s'adressent à lui quand ils oM des grie& à4)n>férer : mais il ne paraît pa9 que le gouverneiMat y ait beaucoup d^égards; et il a élé question de s)Up{mmer ce corps., ou de le réduire à des fonctions insignifiantes, |>ottr ne pas cQtraver in mardie du gouvernement. Dans ce cas, il fiiudrait introduire une assemblée législative qui rept^seotàt en^ core mieux que le sénat bourgeois i«8 cit(^ens du Cap.

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