XXI
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Jamais les hommes ne marchent sans être armes au moins d'une demi-douzaine de sagaies. Les bêtes sauvages qu'ils poursuivent sont les tigres^ les lions, les antilopes^ les zèbres. Les autres animaux sau* vageè ^ communs dans le pays , sont les éléphants , les rhinocéros , les loups. Il y a aussi des scorpions , des scolopendres, des serpents, des lézards, et des rats gros comme des petits chats. Les Cafres préparent les peaux des betes avec habileté : ils en mangent la chair. Jams^is da^s cette contrée un voyageur n'est embarrassé ; partout il trouve un asile et des alimeniiS. Ces gens ne savent pas ce que c'est qu'épargner, ni réserver pour le lendemain ; la sollicitude leur est inconnue. Ils sont braves à la guerre ; ils la font , non pas pour étendre leur territoire , mais pom* réduire lés vaincus en esclavage. Ils aiment à se vanter de leur» prouesses dans le& combats : la gloire qu'ils y acquièrent les récompense de leurs fatigues.
Quand une tribu marche contre une autre, elle part sdus le comn^andement de son chef. Celui-ci fait appeler ses guerriers, leur expose le sujet de la dispute, et ordonne à chacun de se tenir prêt, à un temps fixé , pour le suivre. Alors ils brandissent leurs sagaies, et poussent tous à la fois le cri de guerre. Ensuite on boit abondamment du pombé, et on se sépare pour se réunir à l'époque déterminée. Lorsque les deux partis ennemis s'aperçoivent, chacun jette des cris affreux^ puis , chantant et continuant à crier, ils en viennent aux mains. Ils combattent avec une opiniâtreté extrême , et se laissent exterminer plutôt que de céder. Les vainqueurs retournent chez eux ,
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