DE J. FRANKEN
jour; ils nomment une heure, une brasse. On trouve parmi eux beaucoup de médecins , et ils ont de très bons médicaments. Ces médecins guérissent promptement leurs malades.
Ces gens vivent très tranquillement : maintenant Ton n'entend guère parler de guerres, qui autrefois étaient très fréquentes; quand il en éclate une, «lie est réellement insignifiante. Us sont étrangers à la jalousie; car souvent la mère s'offre, ainsi que sa fille, en présence de son mari; et quelquefois • celui-ci en use de même pour sa femme. Mais les plus grands désordres à cet égard régnent dans le pays de Tempe ; dès qu'on y met le pied , on est assailli de créatures qui révoltent par leur effronterie ; on peut dire que la population y vit comme les bêtes.
Ces Cafres n'ont d'autre religion que des usages superstitieux. Avant de faire ou d'entreprendre une chose , ils consultent le sort , pom* en connaître d'avance l'issue heiureuse ou malheureuse ; si le sort leur est contraire , ils ne font rien de toute la journée, et n'osent pas même passer une rivière, ou aller dans un autre canton. Ils ont diverses manières de jeter le sort pour savoir comment le médecin guérira une maladie. Franken a vu des malades couper la tête à une poule, en sucer le sang, puis le cracher conti^e un arbre, afin que le diable ne leur fît pas de mal (i).
(i) Frankeus^ Ungiuckliche ReUe , p. 3o2 à 3ao.
Digiti
446 VOTAeS