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nation dies étaient. La borde de mulâtres à tac^elle eltes appartenaient possédait des bestiinix, et ay^it de grands jardins ptantéf» en sor^^o , mais , cannée à sucre, patates, bananes, haricots : elle devait évideqnment son origine à Fëquipage de quelque navire jeté sur cette cote long-temps avant la catastrophe da Grosvenor.
1} paraîtrait, d'après des rapports récents, que cette horde de sang mêlé avait été ei^lsée ^ son teiritoire, ou au moins dispersée en partie , pendant tes troubles occasioni^és par les progrès des Zoulas sous les ordres du roi Tehaka* Cki a vu que, dans tous les récits relatifs aux Mantatis, qui circulaient parmi les Betchouanas pendant le séjour de Thompison à Kourouman , il était question d'hommes de couleur jaune et k cheveux longs qui $e trouvaiept parmi ces sauvages ; et quoiqu'on n'en ait pas remarqué dan^ le nombre de ceux qui furent tnés dan^ le combat, là probabilité du fait n'en est pas infir»mée , puisque ces hommes jaunes ne doive|it avqir été que très peu nombreux relativement aux autres; d^ailleurs le témoignage des prisonniers confirma cette asseition. De plus , M. Brownlee étant allé , en 18249 rendre visite à Yosani, principal chef des Tamboukies, qui réside à l'est dp territoire des Hîn^ zas, apprit que quelques familles de race blanche ou mélangée, et descendant de naufragés, vivaient encore chez une tribu voisine ; mais Yosani ne vour lut pas permettre à M. Brownlee d'aller de ce eoté. On a distingué aussi, parmi les gens de la suite de Tchaka, un homme qui avait les traits européens, les
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DE G. THOMPSON (iSlÀ^). 49
cheveux longs, des moustaches et une grande barbe; probablement il ëtait d'origine européenne.
Depuis la' limite des Amapondae ou Hambonas au sud-ouest, jusqu'aux rives du Mapouta, et à la baie de Lagoa au nord, et dans l'intérieur au moins jusqu'à la grande chaîne de montagne dans le flanc occidental de laquelle le Gariep a sa source principale, tout le pays obéit aujourd'hui à Tchaka. Cet homme, qui, dans l'origine, était le chef des Zoulas ou Vatouas, tribu obscure mais belliqueuse, a, depuis huit à neuf ans, conquis ou exterminé toutes les hordes indigènes, depuis la baie de Lagoa jusqu'à Hambona. Il a établi dans son vaste royaume un système de despotisme militaire, qui forme un contraste frappant avec le gouvernement patriarcal en usage chez les autres tribus cafres.
En 1825, M. Farèwell, lieutenant de vaisseau à demi-solde, alla du Cap au port Natal dans un petit navire, avec un certain nombk'e d'hommes. Ayant obtenu de Tchaka la concession du territoire voisin, il y bâtit un fort dans le dessein de commercer avec les indigènes. Malgré la perte de deux navires sur la côte , la perspective des profits futurs a engagé cette petite colonie à rester. M. Farèwell et d'autres Anglais rendirent récemment visite à Tchaka, qui demeurait à Zoula, son séjour ordinaire , éloigné de cent quarante milles du port. Il paraît que la sagacité de ce roi barbare lui a fait pressentir les avantages qui peuvent résulter pour son peuple, de relations amicales avec les Européens ; il ne prévoit donc pas que l'admission de quelques trafiquants pourra