COLOMBIE ET VENEZUELA
« lois de mai » furent rapportées par le congrès, et ainsi prit fin ce curieux essai de Kulturkampf B.méricain.
Âpres quelques mois passés à Paris, Blanco fut rappelé au pouvoir (1819-1882). En 1886, on le fit venir une fois encore de Paris, où il représentait son pays comme diplomate, et il reprit la présidence jusqu'à 1887. C'est en 1887 que le litige avec l'Angleterre, au sujet des mines d'or du Yurari, aboutit à une rupture et presque à la guerre. L'Angleterre repoussa la médiation des États-Unis, mais fit de larges concessions au Venezuela (octobre 1899).
Un de ses successeurs, Andueza Palacio, après une présidence régulière (1890-1891), ajourna le congrès, emprisonna les membres de la cour suprême, qui condamnaient ce coup d'État, et usurpa le pouvoir. Il provoqua ainsi une insurrection. Battu près de Valencia (juin 1892), il dut fuir en Europe. Ses partisans entretinrent quelques mois encore la guerre civile. Puis, sous d'autres drapeaux que le sien, elle se perpétua jusqu'à l'avènement de Castro (1899).