‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 2)Chapitre 99 sur 206 · ÉTATS DE LA PLATA · texte numérisé non relu

ÉTATS DE LA PLATA

reconnut les droits du Brésil sur l*tlot volcanique de Trindade. Lia France accepta» pour le règlement du contesté guyanais (1 897), Tarbitrage du président de la République helvétique, qui nous fit perdre 200000 kilomètres carrés (1900). Le même arbitre, dans un autre litige guyanais, le contesté anglo-brésilien, donna tort au Brésil.

//. — États de la Plata.

République Argentine; crise financière. — A Sarmiento, président de 1868 à 1874, succéda le docteur Nicolas Avellaneda, qui Tavait emporté sur Mitre; Mitre slnsurgea, mais il fut vaincu. Le gouvernement se retira à Belgrano. L'antagonisme entre la capitale et les provinces s'exaspéra. Il troubla les présidences du général J.-A. Roca (1880-1886), qui conquit sur les Indiens la pampa argentine, et du docteur Juarez Celman (1886-1890).

Ces conflits se compliquèrent d'une crise économique occasionnée par les sacrifices faits pour favoriser l'immigration européenne et surtout par une scandaleuse administration. La spéculation ruinait le crédit public, et les financiers européens finirent par considérer les affaires argentines comme des aCTaires véreuses. Celman dut se retirer (6 août 1890) et laisser la place au vice-président Pellegrini (1890-1892).

En Europe la crise ai^entine eut un terrible contre-coup; la grande maison de banque anglaise de Baring dut déposer son bilan. Il fallait à tout prix mettre fin à la crise; un syndicat de financiers européens s'en chargea; il mit la main sur le pays.

Ces événements n'entraînaient cependant pas la pacification des partis et, de 1891 à 1893, toutes les provinces se trouvaient sous les armes ; elles reconnaissaient pour chef le général Roca contre les Buenos-Ayriens commandés par Mitre ; c'est à peine sî, par la seconde présidence de Roca (depuis 1895), les troubles s'apaisèrent.

///. — Colombie et Venezuela.

Colombie : triomphe des antidéricaax ; Rafaël Nunez. — Cléricaux et libéraux, c'est-à-dire anticléricaux, se heurtèrent une fois encore au sujet de l'enseignement. Les évèques ne pouvaient admettre que les libéraux supprimassent l'instruction religieuse à l'école. Les provinces de Cundinamarca, de Santander et de Cauca se déclarèrent principalement en faveur des libéraux, qui battirent leurs adversaires.

Ces événements se passaient sous la présidence de Parra (1876-1878), par qui fut accordée à M. de Lesseps la concession du canal interocéanique. Parra transmit le pouvoir au général Trujillo, vainqueur, à Los Chaucos, des cléricaux (1878-1880). Il fut à son tour remplacé par Rafaël Nunez Parra (de 1880 à 1882, de 1884 à 1886 et de 1886 à 1892).

Au cours de sa deuxième présidence, Nunez eut une insurrection à réprimer (janvier 1885) et, persuadé que la République était menacée de dissolution par le relâchement du lien fédéral, il fit voter une constitution unitaire (5 août i886). Chargé de la présidence pour six ans, réélu pour la quatrième fois en 1892, il mourut en 1894.

Venezuela : rôle capital de Guzman Blanco. — Les années 1868 et 1869 s'étaient passées au Venezuela au milieu d*une agitation suscitée par les unitaires. En avril 1870, Guzman Blanco se déclara dans Caracas < général en chef de l'armée de la Confédération ». Il fut élu président provisoire avec des souvoirs extraordinaires et dompta Tinsurrection de TEst (en juin 1872). En 1873 eut lieu Télection définitive de Blanco. C*est sous cette présidence (1873-1877) que les couvenls furent supprimés, et qu'une rupture éclata avec Rome, parce que Rome se refusait à sanctionner la déposition de Tarchevèque Guevara. Les choses allèrent si loin que, le 9 mai 1875, le Congrès vota que le Venezuela ne reconnaissait plus l'autorilé de € Tévèque de Rome p. On essaya même de constituer une Eglise nationale. Le Vatican eut la sagesse de céder. Alors les

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