‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 133 sur 192 · Voir ci-dessus, chapitre vi · texte numérisé non relu

Voir ci-dessus, chapitre vi

2. Voir ci-dessus, chapitre v, p. 22o et suiv., sur la mission d'Augustin et l'organisation de l'Eglise dans les Iles Britanniques, ainsi que sur Bède et les écoles.

Théodore, sixième archevêque de Gantorbéry ', organisa l'ég-lise anglo-saxonne. Il dédoubla la plupart des sièges épiscopaux primitifs , tout en respectant les divisions historiques des royaumes : dans l'Anglie orientale, les diocèses d'Elmham et de Dunwich rappelèrent la primitive indépendance de Norfolk et de Suffolk. La Northumbrie comprenait deux grandes parties : la Deira et la Bernicia, que séparait le Tees. York fut la capitale religieuse de la Deira; Lindisfarne et Hexham, de la Bernicia; en Mercie, les sièges de Worcester, de Hereford, de Leicester, correspondirent aux royaumes ou sousroyaumes des Hwiccas, de Hecana, de Moyenne Anglie; les diocèses de Sherborne et do Winchester conservèrent la division, à la fois naturelle et historique, formée en AVessex par la forêt de Sehvood, comme celui de Selsey rappela l'ancien royaume de Sussex, un des sept de FHeptarchie. Les sièges nouveaux relevèrent, comme les anciens, du primat résidant à Cantorbéry. L'érection de Lichfield en archevêché, à la prière du tout-puissant OlTa de Mercie (~l"ï), fut éphémère; et si York garda le titre archié])iscopal avec trois évêchés sufTragants, la primatie fat toujours exercée par les successeurs d'Augustin et de Théodore.

La conversion de l'Angleterre au catholicisme a été féconde en grands résultats. Elle a propagé le goût des lettres dans un pays barbare, l'amour de la vie contem[)lalive dans une société en proie à la violence, donné à l'Angleterre de l'IIeptarchie l'apparence au moins de l'unité nationale. S'il y avait plusieurs royaumes et plusieurs rois, il n'y eut qu'une seule Eglise, soumise au primat et rattachée à Rome. Les conciles nationaux ont été la première forme des parlements nationaux; les prêtres, seuls instruits, seuls représentants de la justice et de la morale, qu'ils prêchaient toujours des lèvres alors même qu'ils ne les avaient pas dans le cœur, tenaient déjà une grande place dans les assemblées publiques du pays. Ils y portèrent les habitudes de discipline que leur avait inculquées leur éducation cléricale. Peu à peu l'Angleterre

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