‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 3)Chapitre 27 sur 192 · Voir, ci-dessiis, le chnpilro premier, seclion IV · texte numérisé non relu

Voir, ci-dessiis, le chnpilro premier, seclion IV

2. Alpes Maritimes, seconde Narbonnaise, Viennoise, première Narbonnaise, Novempopulanie, les deux Aquitaines.

I LK ET L INVASiON «jt

prés, vipnes. bois. A ki forme o«;i ai(Ht]u'( [instrumenmm fundi) une troupe deschiNe-- ou <le ^erî.s coiuiuaiidée pai le préposé (villicus, prœpo&itus.): nue jsartie du uouiaine est afterniee aux colons dont chacun cnltive sa ))arcelit. payant au inaître une redeviuice ii.xe. tn cjr. i(-: niaifre va ce >illa en vjîla. ou plutôt y do château eu (h<V(«Miu. eaj- on eoninience à '>< nrilitii i : la demeure est somptueuse : je propriétaire > Oc ( bpi <'e ^es champs, chasse, visite ses voisins ou fait de la lilh ratuie. retl* aristocratie a a se iroii\rr en jehitM-r.-. coet les foi- !j;nJjares. C'est elle qui, i tmpii-e tombe. Muonuuide avec les évèifues à la population jiallo-iomaine. Conuiienl ne pas > r mpter avec des hommes comme col Kcdicios. assez rich» rour jtourrii 4000 pauvres pendant une lanune. assez puissant pour ievt i une troupe de cavaliers sur ses terres et faire !a guerre fu-v Wisi-(dh«-^

Il nesl pas inaitierent de sH\oir duelie était !h valeuv intel lectuelle «-t moiiiie de cetie .société

La civilisation gailo -romaine — Les u^ulois étaient de\enus rapiaenieiii homajus: le druidisme avait été remplace avec une facilité extraordinajre par le culte des dif^uxlaijiis: l'espril itatailleur avait disparu. La Gaule emprunte ô Rome ses usa^'os, ses goùls. Les écoles romaines où Ton eiiseig"ii<; Ja poésie. la rhétorique, Jes malneniatiques. aboiuient. et ce sont les Gau lois qui les foiuteni, t|ui les diiitent: ih Gaule a ses écrivain.^, ses avocats, ses poètes, ses architectts. ses scmptei'is. Au v'' et au vi*^ siècb ie niveau intellectuel n'est pas très éJe''é: mais Ja Gaule ne ie cède à luille partie tie l'Emjîiie. Sans doute Sidoine Apollinaire se jdainl oue la J)ai'barie envahisse !e nord de la Gaule, mais au sud se conservent les lettres latines. Dans le cercle des amis de Sidoine, nous irouvons plusieuis <•( ri\.i!ns chiéliens : Doinnulus. rduudianus. liuslicus Elj'id'us. ï'auslus. abbé de Léiins, «Aèpue de hit;z. Léon, sicrétaiie d I- urjr. le roi wisigoth. Les Ihéoloviens. iiès nombi>^ux. disiiJtiif su" la questi(»M delà jLiàce, la personne on < l'iisl. I! ]• \ i. pi-s d'Iiisloiini ^.aulois à ja. tin nu v° siècle: tiueluues •iran.jmaij'iens, sjmjjles '(tnuuen.ialeurs. comme (^onseidms. Tih-ns encore les poètes. (|ui chantent la aloiredu chrisliaiiisine : Sedulins. Pauîir.

(lePério-ueux, Paulin Je Bordeaux, Avilus, évêque de Vienne, etc. En somme, l'Église seule est grande; elle n'a plus d'écrivains comme saint Jérôme et saint Augustin, plus de grands combattants pour la foi, car elle est victorieuse; mais elle dirige son activité contre les hérétiques. Tout ce qu'il y a d'énergie intellectuelle et morale est tourné vers la religion. Il n'y a plus trace de génie littéraire ni scientifique. Depuis le premier siècle de l'ère chrétienne, l'esprit humain ne s'est pas renouvelé. On n'a pas plus étudié l'humanité que la nature. Rien d'original. On trouve seulement un certain nombre d'hommes cultivant le droit, la philosophie, la rhétorique, la grammaire, la poésie. En plusieurs villes, il y a des écoles de droit, surtout à Arles. On trouve des philosophes comme ClaudianusMamertus, maître de Sidoine Apollinaire; il enseignait la philosophie spiritualiste banale. On voit surtout des grammairiens et des rhéteurs. Il y avait longtemps qu'on cultivait en Gaule la grammaire et la rhétorique; cela avait commencé par Marseille; et Strabon décerne aux Gaulois un brevet d'aptitude pour la rhétorique. Auiv*" siècle, Ausone cite pour Bordeaux trente professeurs célèbres de rhétorique, beaucoup de grammairiens. La grammaire, c'est l'analyse, l'interprétation d'ouvrages célèbres aussi bien que l'étude des formes du langage. La rhétorique consiste en exercices variés, destinés à donner au discours, par la forme et les accessoires, une importance très grande, sans souci du fonds lui-même. On ne pense pas plus en Gaule qu'ailleurs; on n'est plus préoccupé que de la forme. On torture cette pauvre forme, n'employant qu'à son corps défendant les mots simples, ordinaires; les enchevêtrant dans des tours inattendus, calculés pour causer la surprise. La poésie no vaut pas mieux que la grammaire ou la rhétorique; elle est encombrée de mythologie fanée. On n'imagine pas à quels artifices recourait la médiocre imagination des poètes du temps pour trouver du nouveau. Sidoine Apollinaire veut décrire la villa de Léontius, qui est aux bords de laDordogne. Il raconte que Bacchus, ayant soumis l'Inde, retournait en Grèce ; en route, il rencontre Apollon auquel il dit qu'il se rend à Thèbes; Apollon lui conseille de le suivre aux bords de la (iaronno, où il va lui-même, et lui décrit la

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