LES RÈGLEMENTS TERRITORIAUX EN 1808 ET
blique d'Hawaï à FUnion. Ce traité ayant été ratifié par le parlement hawaïen en septembre 4897 et par celui des Etats-Unis en 1898, le président Mac-Kinley sanctionna cette dernière ratification le 6 juillet 1898. Le pavillon américain a été solennellement arboré à Honolulu le 12 août 1898.
Depuis lors, ils se sont assurés une seconde et même une troisième station sur la route directe qui mène de la côte américaine à leurs nouvelles possessions des Philippines en annexant les îles Wake, dans l'archipel Anson, au nord des Marshall, et en se faisant céder (art. II du traité du 10 décembre 1898) File de Guam, la plus importante de l'archipel des Mariannes.
Importance politique et économique des règlements territoriaux amenés par la guerre liispano-américaine. — En résumé la suprématie inconleslée sur la Méditerranée américaine par la cession de Puerto-Rico et l'éviction de l'Espagne de Cuba; une intluence incontestable sur la Méditerranée asiatique par l'annexion des iles Sandwich et Wake d'une part, de l'archipel des Philippines et de l'île de Guam, de l'autre, voilà quels ont été pour les Elats-Unis les résultais des règlements territoriaux amenés par la guerre hispano-américaine. Grâce au traité signé à Paris le 10 décembre 1898, la grande République d'Outre-Mer tend à établir de plus en plus son intluence sur le Pacifique. Sans être maîtresse par elle-même des seuils de Panama et de Singapour, par où passent ou passeront deux des plus grandes routes du monde, elle a pris position au débouché du premier dans la mer des Antilles, au débouché du second dans la mer de Chine. Le pavillon étoile, la « Star spangled banner » désormais domine l'une et surveille l'autre.
Ces règlements territoriaux sont les plus importants qui se soient opérés dans le monde en 1898. L'avenir révélera leur importance politique pour ces régions fortunées, que la géographie physique a prédestinées à être des centres de civilisation intensive.
LES ACCOHDS AXCLO-FiîANCAIS KN AFIUOlIE 001
//. — Les accords anglo-Jrançais en Afrique.
La jonction des possessions françaises. — C'est également auprès d"iine de ces réiiions, auprès de la ^lédilerranéc européenne que se sont préparés d'autres rèiilements territoriaux dont il nous reste à parler et qui ont fixé les limites respectives des possessions anglaises et françaises dans le nord, l'ouest et le centre de TAfrique. Pour être moins importants que ceux qu'a amenés la guerre hispano-américaine, ces règlements territoriaux n'en sont pas moins d'une gravité exceptionnelle. En faisant un bloc homogène de nos possessions africaines depuis le Congo jusqu'à la Méditerranée et depuis l'Atlantique jusqu'au bassin du Bahr-el-Ghazal, ils ont assuré au point de vue politique et militaire les derrières de nos établissements méditerranéens de l'Algérie et de la Tunisie, comme ils nous permettront peut-être un jour de drainer vers nos ports d'Alger et de Tunis, et par conséquent vers ceux de Cette et de Marseille, les produits commerciaux des oasis du Sahara et des fertiles pays qui forment le bassin du Tchad.
Résumé des conventions antérieures. — Ces règlements territoriaux, constatés par la convention franco-anglaise du 14 juin 1808 et par la déclaration additionnelle k cette convention signée le 21 mars 1890, ne sont pas un fait isolé. D'autres les avaient précédés qui avaient été enregistrés dans les conventions conclues par la France avec le Portugal (12 mai 188G), la République de Libéria (8 déc. 1892), l'État indépendant du Congo (o février 1883, 29 avril 1887, 14 août 1894 et 5 février 1895), l'Allemagne (24 décembre 1885, 1" février 188", 15 mars 1894 et 23 juillet 1897), et enlin avec l'Angleterre (10 août 1889, 5 août 1890, 26 juin 1891, 12 juillet 1893, 21 janvier 1895 et 15 janvier 1896).
Mais ces conventions, quelle que fût d'ailleurs Timporlance de certaines d'entre elles, n'avaient porté que sur des points de détail ou tout au moins n'avaient réglé que des questions envisagées isolément. Le caractère des actes diplomatiques du 14 juin