‹ Histoire générale du 4e siècle à nos jours (volume 4)Chapitre 53 sur 202 · Bismarck, Pensées et souvenirs. II, 4o-o · texte numérisé non relu

Bismarck, Pensées et souvenirs. II, 4o-o

JUSQL \i: TRAITÉ DE BERLIN 4a3

espérer qu'à Prague on avait vraiment signé la paix. Le chancelier d'Autriche, Beust, ne disait-il pas aux Délégations, en juillet 4871 : « Le nouvel empire allemand nous a proposé son amitié, avec déférence et confiance, et nous n'avons fait aucune difficulté de l'accepter. Bien loin de revenir sur le passé, avec l'intention d'exprimer de stériles plaintes ou d'envieuses critiques, nous puisons dans un coup d'œil jeté en arrière l'espoir d'un développement prospère et heureux des nouvelles relations nouées avec l'empire allemand'. »

L'entente des trois empereurs (1872). — Malgré ces déclarations solennelles, Bismarck soupronnait, avec raison du reste, chez certains politiques autrichiens, chez Beust en particulier, le regret du passé-. A Berlin, en 1877, le comte Schouvalof disait : « Vous avez le cauchemar des coalitions. — Nécessairement, » répondit Bismarck ■\ Ce cauchemar il l'avait depuis le mois d'octobre 1870, depuis qu'il avait connu les démarches de Beust auprès des cours de Londres et de Pétersbourg pour provoquer une intervention des neutres \ Depuis lors il ne cessa de craindre ce qu'il appelait « l'ancienne coalition Kaunitz », et il chercha le moyen « de soustraire au moins un des vaincus à la tentation probable de s'allier à d'autres pour prendre sa revanche ». La modération avec laquelle il avait fait traiter l'Autriche lui donnait à penser qu'elle serait accessible à une offre d'alliance. Il se tourna vers elle. Il sut déterminer l'empereur Guillaume, qui n'était pas sans inquiétude sur la façon dont serait accueillie la démarche, à faire le premier pas et à visiter François-Joseph à Ischl (août 1871). L'empressement que François-Joseph mit à rendre la visite à Salsbourg (o septembre) prouva que Bismarck ne s'était pas exagéré la mansuétude et la facilité à pardonner du souverain autrichien. Ces deux entrevues lui assurèrent un double succès : d'abord il réussit à faire écarter le ministère Hohenwart, favorable aux Slaves, haï des Alle-

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