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Jean de Rotrou, né et mort & Dreux

poésie. Ses dernières pièces sont les meilleures. S'il eût vécu un peu davantage, Rotrou, soutenu par son beau génie et par la noble émulation qui Tentraînait sur les pas de Corneille, sans rabaisser au rang de disciple ou d'imitateur, allait peutêtre donner quelque chose de parfait.

L'influence extraordinaire de la littérature espagnole sur la nôtre, surtout au théâtre, pendant cette première moitié du siècle, s'explique mieux encore par le goût général de la société du temps que par celui des auteurs. Ils suivirent l'humeur de leurs contemporains, hardie, cavalière, aventureuse, un peu chimérique. Tels l'Espagne avait peint les héros de théâtre et de roman; tels ils plaisaient en France, au temps de Louis XIII et de la Fronde, à une génération ardente et fougueuse, qui joi gnait à des mœurs souvent grossières une imagination hau taine et ambitieuse, éprise des glorieuses chimères.

Les prosateurs : saint François de Sales. — La prose, au xvn' siècle, fut plus lente à se dégager des traditions et des modèles du siècle précédent, que la poésie. Elle n'eut pas son Malherbe, et la grande popularité des Essais de Montaigne pro~ longea fort longtemps le goût de cette langue libre, irrégulière, même un peu capricieuse, mais vive et colorée, qui avait été celle du xvi* siècle. Saint François de Sales *, — dont les meilleurs ouvrages furent écrits, Ylntroduction à la vie dévote, en 1608; le Traité de V Amour de Dieu, en 1616, — conserve, jusque sous Louis XIII, l'abondance un peu verbeuse, et les grâces à la fois naïves et légèrement surchargées qui avaient plu dans l'âge précédent. Mais en même temps, profond moraliste, observateur très fin des passions et des travers humains, il est bien de ce siècle, où le christianisme allait devenir, pour tant d'âmes, une merveilleuse école de psychologie. Un costume un peu trop fleuri revêt chez François de Sales un fond très sérieux; et nul n'a plus contribué à imprimer à l'esprit de son siècle un pli religieux, qui ne s'effaça plus, jusqu'à Voltaire.

Le roman : TAstrée. — Au reste, à la faveur de la paix civile rétablie, l'âme humaine semble se détendre à l'aurore

1. François de Sales, né près d'Annecy (1567), mort à I.yon (1622).

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du siècle nouveau et, faisant irève aux haines, aux violences, chercher dans des occupations plus douces, un divertissement inconnu aux batailleurs de Tàge précédent. En dédiant le premier tome de ÏAsh^ée à Henri IV, Honoré d'Urfé * lui disait : a C'est un enfant que la paix a fait naître ». Et tout le siècle lut avec délices ce roman paisible et reposant, qui parait même endormant à notre impatience moderne. On goûta, sans se lasser, ses conversations interminables, sa galanterie quintessenciée, ses fines analyses des sentiments les plus délicats. Toute cette grâce, un peu traînante, parait bien fanée aujourd'hui ; elle garda sa fraîcheur jusqu'à la fin du siècle.

Non que monsieur d^Urfé n'ait fait une œuvre exquise. Étant petit garçon, je lisais son roman; Et je le lis encore, ayant la barbe grise,

dit La Fontaine, et tous le disaient avec lui. Même ceux qui protestaient contre les < fades romans » ne pouvaient échapper à la contagion, et Ton trouve des traces de l'influence de YAslrée jusque chez les sermonnaires. Tout ne fut pas bienfaisant dans cette fortune de VAstrée. Si le roman contribua beaucoup, avec le concours des précieuses^ à établir et à faire régner, dans la littérature et dans la société, plus de décence et de politesse, il faut avouer que VAstrée rendit un moins heureux service à notre poésie, en inculquant à l'esprit des auteurs un certain goût pour la phraséologie romanesque, une tradition de fade galanterie, qui trop souvent (même chez les plus grands) gâte un peu le langage de la passion sincère et vraie. Les contemporains euxmêmes s'aperçurent bien du danger; et quelques-uns essayèrent de lutter contre le succès d'un genre qu'ils jugeaient faux et maniéré, en lui opposant la peinture crue et brutale de la réalité, fût ce la plus laide et la plus mesquine, h' Histoire comique de Francion ^^622) et le Bergei^ extravagant (1627) de Charles Sorel sont, à cette époque, les plus curieux modèles de ces romans naïfs^ comme on les appelait alors : non pour leur attribuer une candeur, qu'ils n*ont pas plus que nos romans natu-

1. Honoré d'Urfé, d*une illustre famille du Forez; né à Marseille (1568), mort en Piémont (1625).

ralistes, mais pour marquer la prétention qu'avaient les auteurs de peindre « naïvement » la nature sans Tembellir. Ils étaient déjà moins scrupuleux pour Tenlaidir et la rapetisser.

li'hdtel de Rambouillet. — lu Histoire comique de Frandon eut un très grand succès, mais bourgeois et populaire. Ce qu*il y avait de plus élevé dans la société par la naissance et par Tesprit inclinait alors vers des goûts très différents. L*hôtel de Rambouillet avait entrepris de polir les mœurs sociales; et certes, au lendemain des guerres civiles, une telle entreprise était fort nécessaire ; mais ce n*était pas la cour de Henri IV qui pouvait procéder à cette sorte d'épuration. Une femme en eut rhonneur et réussit à dégrossir la haute société française, à force d'esprit, de tact et de patience. La marquise de Rambouillet commença, vers 1610, d'ouvrir sa maison aux lettrés et aux gentilshommes, qui s y rencontraient sur un pied d'égalité. La noblesse y prit un goût plus vif des choses de l'esprit; les gens de lettres, des habitudes de vie plus élégantes, et un respect du public ou des lecteurs, qu'ils n'avaient guère montrés jusque-là. L'hôtel de Rambouillet fut, trente années durant, une puissance, et n'en abusa pas. Si \dL préciosité ^ avec tous ses ridicules, sortit, indirectement, de l'hôtel, par l'imitation devenue banale d'un modèle qu'il était plus facile de contrefaire que de reproduire, l'hôtel lui-même était bien plutôt délicat et fin que précietix. Ou ce défaut, du moins, y data, non de la marquise de Rambouillet, mais de sa Olle Julie (plus tard duchesse de Montausier). Certes la littérature du xv!!*" siècle, notre littérature classique, a d'autres vertus à montrer, d'autres titres à faire valoir que la tenue et la dignité; mais enfin ces qualités, qui ne sont pas du tout méprisables, et qui sont parmi les traits qui la caractérisent, elle les doit en grande partie à l'hôtel de Rambouillet; car il faut bien avouer qu'elle ne les doit pas à la tradition nationale.

Voiture; Balzac. — Quoique le nom de Voiture * ne se sépare pas de cette maison fameuse, dont il fut l'âme et Tidole, Voiture n'en représente aujourd'hui que très insuffisamment

i. Vincent Voiture, né à Amiens (1598), mort à Paris (1648).

Tesprit. Ses lettres, spirituelles avec un peu d'effort, lourdement sémillantes, ses petits vers, ses poésies fugitives, tout ce feu d'artifice éteint, mais qui fut brillant à son heure, ne comptent plus guère dans l'histoire littéraire. Balzac *, son rival, se soutient mieux, pour s'être moins prodigué. C'est beaucoup d'avoir créé quelque chose; et Balzac a presque créé la prose oratoire, nombreuse et magistrale, dont il ne faut pas abuser, ni, comme lui, faire emploi jusque dans des lettres prétendues familières, mais qui reste encore un genre d'éloquence, beau, solide et légitime, à ses heures et en sa place. Balzac sait faire une phrase : petit mérite, si l'on veut; mais beaucoup d'hommes d'esprit n'ont pas ce mérite, et, avec certaines qualités d'écrivain, ont une syntaxe déplorable. Le ridicule de Balzac est d'avoir quelquefois paru croire que, quand la phrase est bien faite, il n'est pas très nécessaire qu'il y ait quelque chose dedans. Aussi la vogue extraordinaire de ses écrits cessa-t-elle vite après sa mort; mais on ne peut dire que son influence n'ait pas survécu à sa gloire. Les plus grands écrivains du siècle, Bossuet lui-même, ont appris i son école non le style (ce serait trop d'honneur pour lui), mais au moins le nombre oratoire, cette harmonie propre à la prose, que le goût sent très bien, mais dont il ne saurait définir les lois. On en saisit les premiers accents dans quelques pages de Du Vair, au commencement du siècle; dans certains essais en prose de Malherbe (trop nombreux dans ses vers, pour ne l'être pas, s'il lui plaisait, dans sa prose). Mais la perfection du nombre oratoire, c'est Balzac le premier qui l'a possédée d'une façon soutenue; et, de ce chef, Bossuet et les Oraisons funèbres doivent quelque chose à Balzac.

Fondation de FAcadémie française (1635). — L'influence exercée par l'hôtel de Rambouillet avait été plutôt sociale et mondaine que proprement littéraire. Une autre compagnie, fondée dans le temps même où l'hôtel était le plus florissant, allait s'appliquer à perfectionner la langue, encore plus qu'à polir les mœurs. L'Académie française fut établie officiol-

1. Jean-Louis Guez de Balzac, né et mort à Angouléme (1594-i654>.

lement, le 29 janvier 1635, par Tapprobation que le roi donna à ses statuts. Depuis six ans, un petit groupe de lettrés se réunissait sans bruit, chez l'un d'eux, Valenlin Gonrart. Le cardinal de Richelieu les pressa d'augmenter leur nombre et de se laisser ériger en un corps officiel, qui s'occuperait d'épurer la langue et d'en fixer le bon usage, en publiant un dictionnaire^ une grammaire^ une rhétorique^ une poétique. Le Dictionnaire seul vit le jour (en 1694, après soixante années de préparation). L'Académie devait aussi former le goût public en jugeant les ouvrages d'esprit soumis à son tribunal. C'est ainsi qu'en 1631 elle chargea l'un de ses membres. Chapelain, de rédiger les Sentiments de r Académie sur le Cid. La forme de cette critique est modérée; mais la critique elle-même est mesquine et souvent injuste. L'essai n'était pas heureux, et l'Académie eut la sagesse de renoncer à ce rôle de tribunal, pour n'être plus qu'un corps littéraire, représentant du bon goût et de la saine tradition, dans la langue et dans le style. En cette qualité, elle rendit de sérieux services : non qu'elle ait jamais inspiré directement un seul chef-d'œuvre, — elle n'y prétendait même pas; mais, en contribuant beaucoup à fixer la langue française, au moins dans la mesure où peuvent être fixées les langues vivantes, l'Académie préserva les chefs-d'œuvre du malheur de vieillir trop vite. Elle acheva et consacra l'unité du langage; et par là, elle ajouta quelque chose à la puissance et i l'éclat de notre littérature ; elle en favorisa la diffusion et la prééminence à travers l'Europe entière.

Vaugelas. — Les Remarques de Vaugelas*, publiées en 1647, sont l'ouvrage d'un seul de ses membres, mais expriment bien l'esprit et le goût du corps tout entier. Vaugelas ne s'y pique point « de réformer notre langue, ni d'abolir des mots, ni d'en faire; mais seulement de montrer le bon usage de ceux qui sont faits; et, s'il est douteux ou inconnu, de l'éclaircir et de le faire connaître ». Il définit le bon usage < celui de la plus saine partie de la cour et des écrivains du temps * » ; et, quoi-

1. Claude Favre de Vaugelas, né h. Meximieux (Ain), (i585), mort à Paris (1650).

2. Nicolas CoefTeteau, Dominicain, né en 1574, mort évéque de Marseille en 1623, auteur d'une traduction de Florus et d'une f/t«/02Ve romaine, lues et admirées

qu'un peu flottants, ces principes n*en sont pas moins justes, parce qu'ils tendent à établir que la langue n*est pas la propriété des grammairiens (comme il plaisait de le croire aux érudits du xvi" siècle), mais qu'elle est Fœuvre du temps et du peuple; et qu'on parle bien quand on est compris de tous et approuvé des honnêtes gens. La modestie de Vaugelas assura son autorité. Ses Remarques firent loi, quoique l'auteur s'en fût défendu. Le respect de Vaugelas se tourna même en idolâtrie, et Molière s'en est moqué dans les Femmes savantes; mais jamais homme ne mérita moins d'être compromis par l'enthousiasme des pédants. Au contraire, « il ne faisait jamais le maître », comme l'en louait la marquise de Rambouillet; — « et bien loin de se croire infaillible, il doutait de tout jusqu'à ce qu'il eût consulté ceux qu'il estimait plus savants que lui. »

La philosophie : Descartes. — L'Académie, fondée à l'origine pour travailler au bien de la langue française, non pour réunir toutes les illustrations du royaume, ne crut pas manquer à son objet en n'appelant point à elle de très grands écrivains, mais peu soucieux des questions de style et de grammaire. Tel Descartes ', qui d'ailleurs vivait à l'étranger. Toutefois aucun académicien n'a exercé sur la langue et sur la littérature classique une influence plus profonde et plus marquée que l'auteur du Discours de la Méthode. L'entière émancipation de la prose française date, en vérité, de Descartes, en ce sens que, le premier, il osa traiter en français les hautes matières philosophiques et scientifiques, jusque-là, semble-t-il, interdites à la langue vulgaire. Un siècle auparavant, Calvin avait traduit en français Ylnstitution chrétienne et dépouillé le latin du privilège de traiter seul dé théologie. En 1637, le Discours de la Méthode parait en français, s'adresse à tous, même aux femmes, et, tirant la métaphysique de l'ombre des écoles, l'explique, avec une admirable clarté, à tout homme qui sait lire et est capable de penser. C'était une grande innovation, et dont le maître sentait le premier toute l'audace, quoiqu'il la dissimulât, par

jusqu*à la fin du siècle, fut parmi les écrivains dont Tautorité parut considérable à Vaugelas et lui servit beaucoup à établir le « bon usage ». 1. René Descartes, né à La Haye (Touraine^ en 1596; mort à Stockholm en 1650.

modestie ou par prudence. G*est parce qu*elle parlait français que sa philosophie conquit la France : elle l'avait trouvée inclinant au scepticisme; elle la ramena victorieusement à Taffirmation des vérités fondamentales; et toute l'allure de l'œuvre littéraire du xvn* siècle s'en est trouvée modifiée.

L'influence do Descaries sur l'esprit de son siècle, en dehors même de la philosophie proprement dite, qu'il a entièrement renouvelée, fut immense, durable et féconde; et dans la forme, et dans le fond; sur la langue et sur les idées. L'idéal littéraire du siècle, dans sa seconde moitié, ne fut que l'application, étendue aux œuvres d'esprit, des idées cartésiennes : universalité de la raison, identité du beau et du vrai; dédain égal de l'imasrination et de l'érudition; tendance à l'unité dans la composition, à la simplicité dans les moyens; étude de l'homme abstrait et du type général, préférée à l'observation des faits contingents et locaux : tous ces trails sont communs à la philosophie cartésienne et à la littérature dans la seconde moitié du wiV siècle, he Discours de la Méthode est le premier traité bien fait et bien composé, ou, simplement, fait et composé qu'on ait écrit en français; et Boileau, dans VArt poétique, ne cesse d'énoncer des maximes qui sont profondément cartésiennes. Que dire de la langue de Descartes, si simple et si forte, majestueuse dans sa nudité? Après lui, la syntaxe, trop latine encore chez lui, s'est rompue et assouplie; mais la figure de l'idiome n'a plus changé, que très lentement.

Sans doute, ces principes et ces règles ne se sont si fortement établis en France que parce qu'ils trouvaient un terrain favorable et déjà préparé dans l'esprit national; et l'on peut soutenir avec raison que les humanistes de la Renaissance, et Malherbe, et Balzac, et Richelieu, et l'honnête Chapelain, qui, l'année même où parut le Discours de la Méthode (1637), sans s'être (on peut le croire) entendu avec Descartes, écrivait (dans les Sentiments de V Académie sur le Cid) que « l'art doit se proposer d'exprimer ridée universelle des choses », et beaucoup d'autres encore ont préparé la voie à Descartes, et façonné les esprits à l'intelligence de la méthode, et à son application hors du domaine propre de la philosophie. Mais il reste à Descartes l'honneur

d'avoir érigé en principe et en système ce qui n'était tout au plus, jusqu'à lui, que confuse aspiration, tendance des esprits plutôt que foi réfléchie et déclarée. Fort indifférent lui-même à la littérature et fort dédaigneux de la poésie, ce n'en est pas moins Descartes qui a fourni à la littérature et à la poésie classique moderne cette formule qu'elles semblaient chercher depuis cent ans, depuis Ronsard, avec des incertitudes et des retours capricieux. En ce sens, la date où mourut ce grand homme (H février 1650) peut sembler bien choisie pour séparer en deux parts l'œuvre et l'histoire littéraire du siècle. Sa mort lointaine, à Stockholm, auprès de la reine Christine, fut annoncée en France au plus fort de la Fronde, et l'événement passa sans doute presque inaperçu. Mais l'influence devait survivre à l'homme, ou plutôt Descartes mort devait régner sur son temps, bien plus que Descartes vivant n'en avait même été connu.

Conclusion. — Ces cent années (1550-1650) avaient vu naître et solidement s'établir la littérature classique en France, fondée d'abord sur le principe de l'imitation intelligente et libre des modèles antiques, puis sur le respect de l'opinion et du goût public, en entendant par ces mots le goût et l'opinion d'une élite. Au xvu* siècle, un public s'est formé dont la cour est le centre, qui comprend aussi les plus éclairés de < la ville v. Mais la cour et Paris donnent le ton de plus en plus; les influences locales et provinciales, si sensibles encore dans les œuvres du xvi' siècle, ont disparu au xvn'. Il n'y a plus qu'une langue et, en principe au moins, il n'y a plus qu'un goût, qui se désigne lui-même en s'appelant « le bon goût ». L'unité littéraire est faite, en même temps que l'unité politique, et peut-être plus complètement. Si la littérature y perd quelque chose en hardiesse, en originalité, qui peut nier qu'elle y ait gagné plus de gravité, de perfection, d'autorité? Les chefsd'œuvre qui vont voir le jour, avec une étonnante profusion, dans la seconde moitié du siècle, laissent-ils le droit de rien regretter?

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BIBLIOGRAPHIE

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II. — A consulter, parmi les historiens et les critiques (concernant la seconde moitié du xvi^' siècle) : — Bemage, Étude sur Robert Garnier (Delalain). — Bizos, Ronsard (Collection des classiques populaires), — Blignières, Amyot et les traducteurs français au XV[^ siècle (Durand), 1851, in-8. — Bonnefon, Montaigne, l'homme et fœuvre, Paris (Rouam), 1893. — Bourciez, Les momrs et la littérature sous Henri U (Hachette), 1886. — Brunetâère, La Pléiade française (dans R. des D. Mondes, 15 déc. 1900, 1^*' janv. et i*c ievr. 1901). — Cal>oohe, Les mémoires et /'histoire en France (Charpentier), 2 vol., 1863. — Chamard, Joachim Du Bellay (Lille, 1900) et édition critique de La Deffence et illustration de la langue françoise (Fontemoing), 1904. — Chasles (E.), La comédie en France au XVl^ siècle (Didier), 1882. — Chasles (Ph.)y Êtxides sur leXVl^ stéo/e (Charpentier), 1 848. — Clément, Henri Estienne et son œuvre française, (Picard), 1898.— Darmesteter et Hatzfeld, Le Seizième siècle en France (Delagrave), 1875. — Faguet, Le Seizième siècle (Lecène et Oudin), 1894; La tragédie française au XVl^ siècle (Hachette), 1883. — Feugère, Caractères et portraits du XVI^ siècle, Femmes poètes au XV I^ siècle (Didier), 1859-1860. — Gauthier (P.), Études sur le JICV/« siècle (Lecène et Oudin), 1893. — Orûn, Vie publique de Montaigne (Amyot), 1855, in-8. — HauBer, François de la Noue (Hachette), 1892. — Lenient, La satire en France au XVl^ siècle (Hachette), 1886. — Normand (Ch.), Monluc (Collection des classiques populaires). — Pellissier, La vie et les œuvres de Du Bartas (Hachette), 1882. — Prévost-Paradol, Etudes sur les moralistes français (Hachette), 1865. — Réaume, Étude sur Agrippa d'Aubigné (Belin), 1883. — Sainte-Beuve, Tableau historique et critique de la poésie française et du théâtre au XV I^ siècle; Causeries du Lundi, tomes III, IV, IX à XII ; Nouveaux Lundis, tomes II, Yl, XlII. — Saint-Maro-Girardin, Tableau de la liltérature française au XVI^ siècle (Didier), 1862. — Sayous, Étude littéraire sur les écrwaim français de la ré formation (Cherbuliez), 1854, 2 vol. — Voizard, Étude sur la langue de Montaigne (Cerf), 1885.

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\. L*auteur du présent chapitre, Louis Petit de Julleville, décédé en 1900, est également Tauteur d*une très remarquable Histoire de la Langue et de la Littérature française des origines à 1900, en 8 vol. grand in-8 (Paris, Librairie Armand Colin); les t. III et IV, 1897, intéressent le présent chapitre.

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