‹ Histoire générale du 4e siècle à nos joursChapitre 62 sur 125 · ÉTAT POLITIOUB DE L'ESPAGNE · texte numérisé non relu

ÉTAT POLITIOUB DE L'ESPAGNE

sent plus qu'un sentiment, celui de Tadoration, à 1 égard du prince. Aux yeux de lous, le souverain est « le maître de la vie et de la mort de ses vassaux b. G est Olivarës qui le dit, et il ajoute : « Si les âmes sont à Dieu, les corps sont au roi ». « Le roi a reçu du ciel, dit un écrivain célèbre de cette époque, Castro, le pouvoir de décider sans consulter d'autre conseiller que sa raison; son caprice fait loi. Il est parmi les autres princes comme le phénix parmi les oiseaux, et Sa Majesté n a de supérieure que la Majesté du ciel. » Les Universités le proclament roi des rois; le prêtre dans la chaire met sur le même rang les devoirs envers la Majesté divine et la Majesté royale. Le ' courtisan lui demande, comme à Dieu même, vie et santé pour quelques années de plus. Nul prince n'est servi avec autant dé soumission et d'amour. Son nom est sacré, et pour réduire le peuple à obéir, il suffit de dire : « Le roi le veut » {el Rey lo quiet^e a$i). Sur un signe de lui, les grands vont en exil, ou suivent Talguacil en prison. Même au moçient des plus grandes crises, le peuple crie : « Vive le Roi î Meure le mauvais gouvernement! » L'étiquette. — Une étiquette rigoureuse, solennelle, parfois étrange, l'isole du reste des hommes avec sa famille, comme un demi-dieu. Elle lui impose les rites d'un personnage hiératique. S'il parait une fois la semaine aux yeux de ses sujets pour recevoir lui-même leurs suppliques, c'est dans une attitude invariable, l'air impassible, « n'ayant rien de mobile que les yeux et la langue ». En public, dans les cérémonies, resplen dissant sous la soie, l'or et les diamants, il a Taspecl d'une idole orientale. Reçoit-il les hommages des grands, c'est dans le recueillement et avec l'ordre qui président aux cérémonies religieuses : tous, hommes ou femmes, lui baisent la main à genoux. Aux promenades, devant l'équipage royal seul attelé de six chevaux, tous les carrosses ferment leurs tentures, comme devant l'image de Dieu. Tout est réglé, compassé, invariable dans sa vie : son lever, son coucher, ses repas, ses dévotions, ses voyages, ses habits, ses paroles, jusqu'à ses plaisirs, jus- ^ -qu'au cérémonial de ses devoirs d'époux. L'étiquette, qui a tout prévu, confine parfois au grotesque. Quand le roi se rend la nuit chez la reine, il doit avoir les souliers en pantoufle, le «

manteau noir sur les épaules, le bouclier des coureurs de bonne fortune à un bras, Tépée à la main, tandis que la camarera mayor tient devant lui jusqu*à la porte le flambeau et la bouteille, « qui n'est pas pour boire, dit une relation de Tépoque, mais pour un usage tout contraire ».

, e céfSmonial ne'souffre pasoînfrâctîons : Philippe III meurt

^^t-î^**^^^ <^ / d'un érysipèle au visage parce que son chambellan , le duc ÂMm^ cV# #»€»** j dX'ceda, qui avait seul le droit d'entrer dans son appartement, Ci^oH ^^ ^^ ( n'était point là pour enlever un brasero trop chaud. flÇmeém uit^**^-^ La môme tyrannie s'impose à la reine, aux princes, aux prin- ^•^ O/^^'^V^ cesses ; elle détermine tous leurs actes, les astreint à une gravité le,4^Jb^^^* gT^ invariable qui donne au palais l'aspect lugubre d'un tombeau. ^'^'****^*S^ "Les membres de la famille royale vivent dans un morne ennui,

myfncU^^^^^ • c si épais qu'on le sent, qu'on le touche », placés par l'étiquette

au-dessus de l'humanité. La souveraine, les princesses ne sont plus femmes, c Une reine d'Espagne, dit un jour la camarera mayor, n'a pas de jamb^a^ » On annonce aux courtisans, comme un événement public, la puberté des princesses. Nul ne les approche : toucher à la reine, même pour la sauver, est un crime digne de mort. Le respect l'isole comme une divinité. Aussi Marguerite de Styrie, femme de Philippe III, s'écrie-t-elle un jour : « J'aimerais mieux être nonne à Gratz que reine d'Espagne ». La mort même du roi ne les affranchit pas : les souveraines devenues veuves portent un deuil éternel au fond d'un couvent.

Le gouvernement. — L'étiquette place le roi et les siens au-dessus de l'humanité. Le servilisme monarchique qui triomphe leur attribue tous les talents. Mais la faiblesse des successeurs de Philippe II plie sous le poids écrasant des attributions royales. Le roi doit tout décider, tout lire, tout signer, depuis les plus minces placets jusqu'aux plus graves consultes. En principe, il doit examiner et approuver toutes les nominations. Déjà sous Philippe, le roi et ses secrétaires s'effrayaient devant cette montagne de dossiers : « Encore des papiers et toujours des papiers! » s'écriait un confident du prince. L'apathique Philippe III, l'indolent Philippe IV reculèrent devant les devoirs absorbants de cette monarchie paperassière. De plus en plus, la

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représentation les absorba; ils se consacrèrent surtout aux minutieux détails de la vie de cour.

Les services de cour. — C'est depuis 1598, en effet, que la cour d'Espagne jette le plus vif éclat. A la mort de Philippe II, le nouveau roi quitte la sombre prison de TEscurial pour fixer sa résidence d'abord à Valladolid, puis à Madrid, qui depuis 1606 * devient la capitale définitive de l'Espagne. L'aristocratie, qui s'était tenue éloignée jusque-là, accourt en foule auprès de princes jeunes, amis du luxe et des fêtes. Madrid s'embellit et se peuple. Elle avait encore en 1612 l'aspect d'une ville de province. Les constructions royales, la Plaza Mayor, la Casa del Campo, le Buen Betiro et les jardins du Prado, les palais des grands lui donnent bientôt l'apparence d'une résidence royale. Cinquante ans plus tard, les Espagnols énumèrent avec orgueil ses 16 places, ses 16000 maisons, sa population gran* dissante, ses promenades animées par le défilé des équipages, les richesses de ses églises, le luxe de ses courtisans. Les grands, les nobles, ne peuvent plus s'éloigner de ce lieu de délices. « Si nécessaire est l'aspect de Sa Majesté, si fructueuse est son ombre, dit Castro, qu'ils considèrent comme un châtiment de s'éloigner d'elle. » C'est parce que la cour est devenue le grand centre des plaisirs, et surtout le grand marché des honneurs, des pensions et des places.

Bien que le roi reste le plus souvent invisible et que son palais n'ait pas l'animation d'un Versailles, pour rehausser Téclat du trône et pour retenir la noblesse, il donne aux services de cour une extension énorme. Il a sa maison militaire * formée, outre ses gardes du corps, d'Espagnols, de Bourguignons et d'Allemands, au total 300 à 400 hommes. Sa maison civile, placée sous les ordres des plus grands seigneurs, à savoir le grand-maitre, le sommelier du corps ou grand-chambellan^ le ^ grand'écuyei\ le grand- fauconnier, le grand-veneur, comprend, outre les gentilshommes de la chambre porteurs de la clef dorée et tous membres de la plus haute noblesse, une infinité de charges pour le service intérieur, le logement, l'office, la cave, ^ * la lingerie, l'écurie, la chasse, la comptabilité. Sous les ordres du grand-chapelain se trouve la chapelle royale. La reine a sa

maison dirigée par la camarera mayor : c est une grande dame, qui groupe autour d'elle les dames (Tkonneury femmes des grands, et commande à une multitude de pages, de jeunes enfants de familles nobles, appelés menins ou ftienines^ compagnons des princes, et au personnel subalterne des femmes de chambre et des caméristes. Au total, le roi pensionne, loge, nourrit et habille plus de 10000 personnes.

Aussi les dépenses de la cour, qui, s'élevaient à peine sous les Rois Catholiques à 500 000 francs de notre monnaie, atteignent en 1606 à 1300000 ducats et vers 1660 à 1700000 ducats, c'est-à-dire à 70 millions environ de notre époque.

Les Conseils; la bureaucratie. — Absorbé par la vie de la cour, par les fêtes, les voyages, les distractions, qui font diversion à la monotonie de lexistence compassée à laquelle il est d'ordinaire assujetti, le roi abandonne le gouvernement aux favoris et aux conseils. L'Espagne est alors livrée à une bureaucratie savamment organisée, mais paperassière et lente, dont la routine et la corruption contribuent à la décadence de la monarchie. Gréée dès le xvi" siècle, cette administration se complète au xvn" et son organisation devient définitive.

Au centre, 12 conseils forment une oligarchie puissante de hauts fonctionnaires, dont on vanta longtemps la sagesse, la prudence, l'esprit de tradition, et que l'on compara au Sénat romain. A leur tête est le Conseil d'État que le roi préside, et dont l'autorité devient souveraine. Aux Conseils qui existaient sous Philippe 11 s'ajoutent de nouvelles sections, et le Conseil de Flandre (1629). Le Conseil des Finances est définitivement organisé par Philippe 111 en 1602, et divisé en sections des finances^ des militons^ des auditeurs et du contentieux, et de la

j contaduria mayor (comptabilité).

i Sur le même rang que les Conseils se placent au xvii® siècle deux commissions ou juntes, Tune qui administre les bois et palais royaux {obras y bosques), l'autre les maisons de Madrid (aposentos), sur lesquelles le roi a certains droits de propriété. h Le prestige des Conseils est considérable : ce sont à la fois des tribunaux supérieurs, des commissions pour la préparation des lois, des comités consultatifs pour la nomination aux offices

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et pour toutes les mesures d administration. Ils donnent des avis ou conèulles sur toutes les parties du gouvernement et correspondent directement par leurs secrétaires avec tous les fonctionnaires. Mais leur autorité est peu à peu diminuée par la puissance croissante des premiers ministres et des trois secrétaires du Conseil d'Etat y appelés secrétaire du Despacho universal, secrétaire du Nord et de Castille, et secrétaire d^ltalie, qui, attachés à la personne du roi, tendent à donner à leurs charges le caractère de fonctions ministérielles.

En même temps, le roi s'habitue à décider non sur l'avis direct des Conseils, mais sur celui d'une sorte de Conseil secret (consulta) où figurent le premier ministre, le confesseur, ou les secrétaires, et quelques personnages influents. Olivarès alla même plus loin. Il confia à des juntes ou commissions non permanentes, composées de ses créatures, l'examen des affaires. Il permit aux membres des Conseils de donner leur avis par écrit et en secret, se réservant le dépouillement des votes, . c'est-à-dire au besoin leur modification, exemple que ses successeurs devaient suivre. ,

La composition de ces assemblées se modifia aussi gravement. L'élément aristocratique s'insinua dans la plupart et domina dans plusieurs. De là l'admiration que les grands seigneurs français, les Fonlenay, les Gramont, les Saint-Simon professent pour une institution que la Régence devait imiter.

Enfin la corruption, l'incapacHé, l'indolence se glissèrent dans ces corps vénérables; ils perdirent peu à peu les qualités qui les avaient distingués, l'application au travail, l'intégrité, la capacité technique. Les sinécures s'y multiplièrent : emplois de conseillers et fonctions subalternes s'y accrurent, malgré les plaintes des Cortès, rendant cette organisation surannée encore plus coûteuse, plus formaliste et plus lente.

L'administration provinciale. — Dans les provinces, les mêmes défauts corrompent l'administration. La maladie du fonctionnarisme sévit avec intensité. Dédaignant le travail des champs, l'industrie et le commerce, tous les Espagnols, grands et petits, se précipitent à Tassant des fonctions publiques. Les dix vice-royautés, les dix capitaineries ou gouvernements gêné-

raux, les postes de corregidors dans les villes sont réservés aux membres de la haute noblesse. La multitude des em'plois de police, de justice et de finance est attribuée aux autres. Outre les charges, dont les Castillans ont le monopole aux Indes, outre celles de Tltalie et des Pays-Bas, on compte rien que dans les royaumes de Castille 60 000 offices administratifs. Qu'on y joigne 160000 offices de finance, 20 000 places d alguacils de Flnquisition réparties dans toute TEspagne. Un cinquième de la population se compose de fonctionnaires et cependant combien ne peuvent arriver à obtenir ces emplois convoités! Tous, même les juges, investis de commissions temporaires, la plupart nommés seulement pour trois ans, ont hâte de faire fortune avant de quitter leur poste. Vice-rois, capitaines généraux, corregidors, alcaldes, employés (escribanos) (le tout ordre, agents du fisc, magistrats des six cours supérieures (Audiences) et des deux chancelleries, ne songent qu'à s'enrichir, en pressurant les administrés, comme jadis les proconsuls romains de la République. La justice surtout est une source inépuisable de profits. « C'est une machine, dit Cervantes, qui doit être graissée, si l'on ne veut qu'elle crie comme une charrette à bœufs. » « Le métier de juge, affirme Quevedo, consiste à éterniser les affaires, à vendre et à opprimer l'équité. » Ces mœurs administratives sont favorisées par la terreur superstitieuse qu'inspirent aux Espagnols les représentants de l'autorité, depuis les plus élevés jusqu'à la foule subalterne des sergents, des huissiers, des alguacils et des écrivains. « On tire de l'argent d'un office, dit un contemporain, pour en solliciter un autre plus important avec succès. » C'est ainsi que l'administration espagnole, un siècle auparavant si remarquable, tombe au niveau de celle d'un pays d'Orient.

Le déclin des libertés publiques favorise à vrai dire ces pratiques administratives. Le despotisme a supprimé dans la plus grande partie de la Péninsule tout contrôle sérieux. Dans les royaumes de Castille, les privilèges de la noblesse ou du clei^é, la hardiesse accidentelle des écrivains ou des chansonniers sont les seules limites que rencontre l'arbitraire. La monarchie absolue n'v est tempérée aue par des satires et des chansons.

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Les Cortès, réduites à la représentation d^^^illes, composées surtout de fonctionnaires, n'ayant ni le droit de fixer Tobjet de leurs délibérations, ni d'obtenir avant le Yote des subsides le redressement des griefs, prolongeant leurs sessions pendant des années entières, ne forment plus qu'une chambre d'enregistrement destinée à fortifier d'une apparence de consentement populaire les décisions du prince. Les libertés municipales ont disparu devant l'autorité envahissante des corregidors et des alcaldes; dans les assemblées urbaines et rurales, les fonctions de regidors et de jurats sont devenues des offices héréditaires, aux mains des grandes familles et de la noblesse locale.

Au nord seulement, où l'esprit d'indépendance est encore très grand, l'absolutisme royal rencontre au début du siècle quelques obstacles. En Aragon et à Valence, nul subside ne peut à être levé sans le consentement des Cortès, et les tribunaux I sont à demi indépendants. En Navarre, il en est de même; ce I royaume possède toujours son autonomie politique, son Conseil I royal pour l'administration, sa Corte mayor pour la justice, sa | Chambre des comptes pour les finances. Mais, par une série de lents empiétements, le pouvoir central diminue ces privilèges, s'il ne peut les supprimer. Malgré les fueros, des fonctionnaires castillans finissent par s'établir dans ces provinces. Les Cortès sont rarement convoquées, du moins en Aragon et à Valence, et on exige d'elles le vote des subsides pour de longues années. Sont-elles fréquemment assemblées, comme en Navarre, la corruption ou les violences décident de leurs délibérations. En réalité, deux pays seulement, grâce à l'énergie de la race et au voisinage de la France, parviennent à échapper entièrement à l'absolutisme : ce sont la Catalogne, qui dut défendre ses libertés les armes k la main, et les trois Provinces Basques, qui surent maintenir les leurs par la fermeté de leur attitude et le souvenir des services rendus.

L'armée et la marine. — L'Espagne gardait au commencement du xvu" siècle sa grande renommée militaire. Elle eut longtemps encore de fortes armées bien organisées. Philippe II, vers la fin de sa vie, avait pu mettre sur pied jusqu'à 150000 hommes, trois fois plus que Henri IV. Très réduits

SOUS Philippe III, les effectifs se relèvent sous Philippe lY. Eu 1640, ils s élèvent i environ 100 000 homines. L*oi^anisation de ces armées était remarquable : les services s'y trouvaient spécialisés ; Tartillerie, Tintendance, avaient leurs offlciers et leurs agents particuliers. La bravoure, l'endurance, l'instruction de ces troupes étaient toujours estimées, et ce n'est qti'en les imitant que leurs adversaires parvinrent à les vaincre. Mais la supériorité du nombre que l'Espagne avait eue jusque-là ne tarda pas à lui être disputée. A elle seule, la France sous Richelieu put lui opposer 155 000 hommes. D'autre part, l'esprit militaire s'affaiblissait dans la Péninsule ; les nobles eux-mêmes se firent dispenser du service sous Philippe IV par l'impôt des lances, Philippe II avait eu l'heureuse idée d'organiser, pour faciliter le recrutement, des milices provinciales formées à raison de 1 milicien par 10 habitants : elles auraient dû constituer une réserve de 87 000 cavaliers et de 224 000 fantassins. Mais la négligence de ses successeurs amena l'échec de cetfe tentative. Les milices, « mal organisées, n'ayant ni cadres fixes ni exercices réguliers, donnèrent de si piètres résultats, qu'après en avoir tiré quelques régiments, on proposa de les dissoudre en 1642. D'ailleurs, la population diminuait. Il devint impossible de réunir le noml)re des recrues nécessaires. En 1610, au lieu de 13000 qu'il eût fallu lever, l'enrôlement volontaire n'en donnait que 6000. Aussi fallut-il augmenter la part de l'élément étranger : si bien que les soldats espagnols ne comptèrent guère pour plus d'un tiers dans l'effectif des troupes. En 1640, sur 45 régiments d'infanterie, il n'y en avait que 13 d'Espagnols; sur 113 escadrons de cavalerie, 44 ; le reste se composait d'Italiens, de Wallons, de Comtois, de Lorrains, d'Allemands, d'Irlandais, de Polonais, de Croates.

A celte armée composite ne tardèrent pas à manquer l'émulation et la science du commandement. En dépit des règlements de 1603 et de 1632, les grades, surtout les plus élevés, ne furent plus donnés ni à l'ancienneté, ni au mérite, mais à la naissance et à la faveur. Les officiers, en nombre excessif, négligèrent l'instruction de leurs troupes et perdirent leur ascendant sur elles, soit par leur ignorance, soit par leurs mauvais traitements.

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