‹ Histoire générale du 4e siècle à nos joursChapitre 82 sur 125 · L'EMPIRE OTTOMAN PREMIERS SYMPTOMES DE DÉCADENCE · texte numérisé non relu

L'EMPIRE OTTOMAN PREMIERS SYMPTOMES DE DÉCADENCE

Séllmn (1666-1674). — Combien les sanglantes intrigues de Roxelane la Rieuse, dans les dernières années de Soliman le Magnifique, avaient été funestes à l'empire ottoman, — on le vil nettement quand monta sur le trône le fils de son choix, celui pour lequel le grand-vizir Ibrahim, les princes Moustafa et Bayézid avaient péri '. Dès le temps où Sélim II n'était que l'héritier du trône, les janissaires méprisaient sa couardise et ses vices. Jamais ils ne s'étaient encore montrés si insolents qu'ils ne le furent quand son avènement fut déclaré. Tandis que les restes de Soliman revenaient lentement de Sziget à Stamboul, les conseillers de Sélim II lui persuadèrent qu'on pourrait se dispenser de donner à l'armée le bakhchich d'avènement : c'était bon pour les temps anciens, quand « les sultans ne pouvaient arriver au pouvoir sans passer sous les sabres de leurs soldats »; mais, « aujourd'hui que l'avènement au trône dérive de l'ordre de succession, on ne doit plus invoquer de tels souvenirs 9. Déjà sur la route de la capitale, les janissaires avaient

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