Voir ci-dessus, t. IV, p. 883 et suiv
(H août 15H) par le grand Albuquerque, qui ouvrit aux Portugais la route de rExtrème-Orient, leur fut encore plus fanesle. La chute de Malacca eut un retentissement énorme dans toule l'Asie orientale; le roi de Portugal dom Manoel écrivait de Lisbonne au pape, le 6 juin 1513 : c II y avait alors à Halacca des marchands éli*angers de Sumatra, de Pégou, de Java, de Gorez et de TExtrême-Orient de la Chine, qui ayant obtenu la permission d'Alphonse [AlbuquerqueJ la liberté de faire le commerce, transportèrent leur habitation près de la citadelle et promirent obéissance au Portugal et d accepter sa monnaie. » Très peu de temps après, les Portugais arrivèrent à Canton : La plupart des historiens placent la date de leur premier voya^^e en ISn : c'est une erreur. Une lettre du Florentin Andréa Corsali, écrite de Cochin le 6 janvier 1515 à Julien de Médicis, porte : « L*année passée, nos Portugais naviguèrent à la Chine et on ne leur permit pas de descendre a la terre. » Le premier Portugais qui soit allé en Chine, et dont l'histoire nous ait conservé le nom, c'est Raphaël Pereslrello *. Il fit le voyage à bord d'une jonque envoyée par Jorge d'Albuquerque, gouverneur de Malacca, probablement en 1515. Fernào Perex de Andrade, envoyé à la recherche de Pereslrello qui ne revenait pas, et dont on était sans nouvelles, n*alla que jusqu'à Passeng (Sumatra), d'où, son meilleur bateau ayant brûlé, il fut obligé de revenir à Malacca. On l'obligea, malgré la mauvaise saison, à repartir le 12 août 1516. Andrade visita alors la Cochinchine et Poulo Condor, puis revint à Malacca, où Perestrello était rentré entre temps. Enfin, le 17 juin 1517, Andrade organisait un nouveau voyage : il équipa quatre navires portugais et le même nombre de bateaux malais, fit escale à Sumatra, puis (15 août) à l'île de Tamao (San-lchouen, Sancian, près de la cote de Chine), où il laissa six de ses bâtiments. En ayant obtenu la permission, il remonta avec les deux autres la rivière de Canton. Il s'attira les bonnes grâces des Chinois par son amabilité, son honnêteté et la justesse de son esprit. Il partit, laissant derrière lui le pharmacien Thomas Pires, qui devait se rendre