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mençaient à partager l'Islam. Les Omméïades se maintinrent près d'un siècle au milieu de ces agitations qui ne s'apaisaient que pour renaître. Il y eut toutefois des accalmies assez prolongées pour que le gouvernement pût s'affermir et reprendre la politique de conquête qui avait été celle des premiers khalifes. Il en fut ainsi, notamment, sous le règne de Moaouia, après la mort d'Ali, et sous Abdel-Mélik et ses fils, après la défaite d'Abdallah-ben-Zobéir. Cette dernière période, qui va de 692 aux environs de 740, est la moins troublée et la plus brillante de l'histoire des Omméïades.
Nouvelles conquêtes. — A l'orient, les Arabes s'affermissent dans le Khorassan et dans les provinces adjacentes, autrefois soumises aux Sassanides. Ils s'étendirent le long de l'Oxus, puis le franchirent. Ils rencontrèrent alors une vigoureuse résistance de la part des Turcs. Pendant le règne de Oualid I" (705-715), Hedjadj, le vainqueur d'Abdallah-ben-Zobéir, investi du gouvernement de toute l'ancienne Perse, dirige de ce côté son lieutenant Kholaïba, qui soumet le Kharezm (Khiva), la Sogdiane (Bokhara, Samarcande), le Ferghana (Khokand) et s'avance jusqu'à Kachgar où il prend le contact des Chinois. D'autres armées achèvent la conquête du Kaboul, battent. le roi du Sind, Daher, s'emparent de la vallée de l'Indus, pénètrent dans le Pendjab et s'apprêtent à marcher vers le Gange, quand elles sont arrêtées par la mort de Hedjadj et de Oualid. Au nord, vers l'Arménie et le Caucase, les Arabes avaient affaire aux Khazars, qui prirent plus d'une fois l'offensive et furent refoulés non sans peine; une colonie militaire installée à Derbent eut mission de les tenir en respect. L'adversaire le plus sérieux était encore l'Empire grec, qui montrait une tout autre vitalité que la monarchie persane. Le champ de bataille habituel était l'Asie Mineure, que les Musulmans assaillaient par l'Arménie et l'Assyrie, mais où ils ne parvenaient pas à prendre pied. Avant son avènement au khalifat, Moaouia avait eu une marine qui sortit des ports de Syrie pour s'emparer des îles. En 672, il attaqua Constantinople, que l'empereur Constantin Pogonat défendit au moyen de feu grégeois. Sept années d'efforts infructueux se terminèrent par un complet désastre