‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 111 sur 167 · I. Voir «•i-ili'vvii^. I. V, p. 8<Wî · texte numérisé non relu

I. Voir «•i-ili'vvii^. I. V, p. 8<Wî

contre celle-ci , grâce aux enfants perdus des deux États. Georges II Ràkoczy, voïévode de Transylvanie, avait provoqué la Pologne. Malgré Tappui que lui donnèrent les voïévodes dé Valachie et Moldavie, il fut battu. Kœprilii, mécontent, destitua les trois princes roumains : en Transylvanie, Rdkoczy fut remplacé par Acatius Barcsay ; en Valachie, Constantin I" Serban fut remplacé par un Grec, Mihnea III, fils d'un serrurier; en Moldavie, régna Georges Ghika.

Rdkoczy essaya de résister, battit les Turcs à Lippa, mais fut ensuite vaincu par Kœprilû (1638). Alors éclata la révolte de Mihnea III; plutôt que de porter les armes contre Rdkoczy, comme il en avait reçu Tordre, il engageait ses boïars à secouer' le joug ottoman. « Le sabre du sultan est plus long que le nôtre », lui avaient-ils répondu. Cependant il passa outre : en 1659, il fit un massacre de Turcs à Tergovista, mit la main sur les forteresses de Giurgiévo et Braila, battit le prince do Moldavie à lassy et s'empara de sa capitale. Une double invasion de Turcs et de Tatars vint fondre alors sur la Valachie;'- Mihnea et son allié Rdkoczy furent battus sur le Bachloui, près* dTassy, puis à Boghni. La Valachie fut donnée à Georges Ghika, qui dut laisser la Moldavie à Etienne XII, dit r Albanais. La Transylvanie, quoique son nouveau prince, Barcsay, fût une créature des Turcs, fut écrasée d'exactions *.

Les Kosaks oukrainiens, sujets de la Pologne, furent battus' sur la Desna et à Konotop (1660) et se virent fermer l'accès de la mer Noire par la construction du fort de Toghan-Gétidji* (Gité du Fancon)y à l'embouchure du Dnieper. Pour contenir les Kosaks du Don, sujets du tsar, Kœprilû éleva sur le Don la forteresse de Sedd-ul-Islam {Digue de la Foi).

Relations avec la France. — Marche ville, expulsé en 1634 de Gonstantinople, avait eu pour successeur Jean de La Haye. Celui-ci trouva les relations déjà très difficiles, tant par les griefs qu'avait la Porte contre les chevaliers de Malte que par* ceux qu'avait la France contre les Barbaresques. Le grossier Dervich-Pacha, grand-vizir, ayant reçu de M. de La Haye notification de la prise d'Ârras par les troupes de Louis XIII (1640),

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