‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 114 sur 167 · Voir ri-dessus, p · texte numérisé non relu

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840 LEMPIRB OTTOMAN

Tœkœli, elle grand-vizir envahit la Hongrie avec 200 000 hommes. Alors succombèrent les places de Kachau, Epcrjes, Fùlck (1682). L'année suivante, le grand-vizir, malgré les conseils de Tœkœli et dlbrahim, résolut de marcher droit sur Vienne, comptant réussir là où Soliman le Grand avait échoué.

Il passa le Raab (8 juillet 1683), prit d'assaut Altenbui^, Ilainburg, saccagea Perchtolsdorf et, le 14 juillet, campait devant Vienne. Contre les 200 000 hommes de Kara-Moustafa, Vienne n'avait qu'une garnison de 10 000 soldats réguliers. Son gouverneur, Starhemberg, en réponse à la sommation, incendia les faubourgs et organisa en milice les bourgeois et les étudiants de l'Université. Les Ottomans commencèrent aussitôt à creuser les tranchées et élever les batteries. A la place du pont de Nussdorf, emporté par une crue du Danube, ils en firent construire un autre par Cherban Cantacuzène, voïévode de Valachie, le service des ponts étant d'ordinaire confié aux Roumains. Le siège dura 60 jours; les Ottomans firent jouer jusqu'à 40 mines, enlevèrent successivement presque tous les bastions, réduisirent les assiégés à toute extrémité. Une missive de Starhemberg au duc de Lorraine, Charles V, généralissime de l'armée impériale, fut interceptée, et le grand-vizir fit dire au gouverneur : « Inutile d'écrire en chiffres; la triste situation de la place est assez connue; si les assiégés repoussent la clémence (lu grand-vizir, ils sentiront bientôt le poids delà colère divine. »

Intervention de Sobieski : bataille du Kahlenberg. — Au moment du siège de Vienne, àj l'autre bout de l'Eun»pe, Louis XIV, en j^leine paix, assiégeait Luxembourg*. En ces deux sièges, l'Autriche était tenue en échec par le Grand Turc, l'Espagne par le « Petit Turc ». Mais Louis XIV, soit qu'il rut honte de paraître le compère de Kara-Moustafa, soit qu'il fût repris de la folie de la guerre sainte, soit qu'il voulût, sous couleur de croisade, faire entrer ses troupes en Allemagne comme il l'avait fait en lOGi, leva brusquement le siège de Luxembourg el fil offrir à l'Empereur un secours, non plus Je r)(M)0O hommes, comme en 1664, mais de 90 000. Or, dans le

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