‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 128 sur 167 · LES GRANDS-M060LS · texte numérisé non relu

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je ne vois plus que Dieu... J'ai grandement péché, j'ignore ^uels tourments m'attendent... > Il expira le 4 mars 1707.

Décadence de Tempire après Aureng-Zeb. — Shah- Jklam, le Roi du Monde (1707-1712), était un prince aimable et faible. Il essaya de ne pas devoir le trône au fratricide, et fit à ses frères, déjà rebelles, les offres les plus séduisantes; mais l'un fut tué sur le champ de bataille; un autre se suicida. U fut excellent pour les autres, toujours entouré de ses dixs«pt fils, petits-fils ou neveux. Sincère musulman, très versé dans la théologie, il se garda pourtant de suivre les pratiques intolérantes de son père. Les traités qu'il dut conclure avec les 'Badjpoutes et les Mahrattes prouvent à quel point l'empire élait dléjà faible : avec les uns il dut se contenter d'une vague formule de souveraineté; aux autres il accorda ce que son père avait refusé avec indignation : le droit de percevoir, à titre de ehcuiuthy le quart du revenu dans les districts exposés à leurs ravages. Contre les Sikhs, il eut quelques succès. II mourut dans une campagne contre eux, à son camp sous Lahore.

Après lui la décadence se précipite. Son fils Djàhandar (1712), ivrogne et débauché, ne fait que passer sur le trône. La faction des Séides ou descendants du Prophète, dirigée par deux frères, Abdallah et Housseïn, s'empare du pouvoir, renverse Djàhandar, élève un de ses cousins, Farrouk-Sihyar (1713- 1719), puis le renverse et, en moins d'un an, élève deux fantômes d'empereurs. Mohammed-Shah (1720-1748) réussit à s'affranchir de Séïdes : il fit tuer Housseïn dans un guet-apens, battit Abdallah en rase campagne et rentra victorieux et libre dans Dehli (1720). 11 se montra d'ailleurs incapable de gouverner : il se brouilla bien vite avec ses deux nouveaux conseillers, Nizam-ul-Mulk et Saadet. Alors l'un se retira dans le Dekkan, l'autre dans l'Aoude. Ils y fondèrent deux dynasties presque autonomes : celle des Nizam ou soubabs du Dekkan et celle des nababs- vizirs d'Aoude. D'autres gouverneurs les imitèrent. C'est ainsi que l'empire carolingien s'était démembré autrefois entre des comtes et des ducs, simples fonctionnaires impériaux comme les soubabs et nababs de l'Indouslan ^

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