‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 133 sur 167 · I. Voir ci-ilessiis, t. II. p. 907 et suiv · texte numérisé non relu

I. Voir ci-ilessiis, t. II. p. 907 et suiv

khan de Kachgar. Ismaêl, fut envoyé prisonnier à Ui el TaJministralion de son pays fut contiée. sous la suzeraineté des Kalmouks (Eleuthes». à Dairat Afak Uidavat Allah», descendant du grand prêtre musulman Makhdum Azam. qui créa la dynastie des Khodjas « I6T8;. Kong-Taîchi étant mort en 1665, son second fils, Galdan Boushtou, allait continuer son œuvre lorsque K'aog-hi réussit à arrêter sa puissance naissante.

Guerre des Éleuthes. — Les Éleuthes menaçaient de s'avancer jusqu'au Kou-kou-Nor, mais leur route était barrée par les Kalkhas. Les Kalkhas descendaient de Geressandsa Jelaî r K*oi^ Taî-chi, Gis de Dayan-Khan qui avait été Khakaan de 1470 à 15(4 et qui, lui-même, avait pour ancêtre Khoubilaî. Ces Kalkhas servaient d Etat4ampon entre les Eleuthes et la Chine; leur écrasement pouvait amener Tenvahissement du Céleste Empire. Aussi K*ang-hi n'hésita-t-il pas à se porter à leur secours, dès qull eut réduit les dernières révoltes intérieures. Galdan, campé sur TOrkhon avec son armée, chassait les Kalkhas devant lui; à la suite de quelques succès des Chinois, il fît à l'empereur (en 1690) une soumission plus apparente que réelle. La guerre recorameni^a en 1696 : K'ang-hi s'avança jusqu'au Keroulen et mit Galdan en fuite. L*année suivante, l'empereur reprit la campagne, mais les ambassadeurs ennemis le vinrent trouver sur les bords du Hoang-ho dans le pays des Ordos. K'ang-hi accordait un délaide soixante-dix joui*s pour la soumission de Galdan, lorsqu'il apprit que celui-ci venait le mourir (1697). Nous verrons toutefois que la conquête détî- (litive des T'ien-chan n*eut lieu qu'au siècle suivant, sous le règne de K'ien-long.

Fin du règne de K'ang-hi. — K'ang-hi avait enfîn aplani toutes les diffîcultés qui, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur (à l*égard des Russes), avaient menacé, sinon de faire sombrer, du moins d'ébranler sérieusement le trône nouveau des Mandchous. !}uelques intrigues de cour, dirigées contre le prince liorilier, issombrirent seules les dernières années de ce grand empereur. 11 mourut le 20 décembre !'I22, âgé de soixante-neuf ans sept nois vingt-cinq jours, après un règne glorieux de soixante-elin ans. Son quatrième fils, Young-tching, le remplaça sur le trône.

908 L'eXTRÉMS-ORIBIT

lies lettres et les arts sotts ie régaa deK'aiig-lil

On a pu comparer K'ang^-hi i son contemporain Loms XIV, et Tavantage resterait an monarqne «hinois . Goastammert heureux dans ses guerres; poliUque hAûe, K'^n^U fi* k plus un des premiers lettrés de son pays. Outre «ne tral» tion en mandchou des King (livres classiques), un Tssle ^ tionnaire connu souç le nom de K'anff-Hi Têem-Hen fut cob* pilé par trente lettrés, et publié en 4716; il ne ëomprend y« moins de 44449 caractères rangés sous 214 clés, et la tmmfquable préface a été écrite par Femperenr lui-même. Soas h titre de Ching-yu kouang-yun^ K*ang-hi publia en 1$7I si ouvrage, divisé en seize sections, destiné à riastrudioii éi peuple. Jusqu'aux jours malheureux de la questiiMi des IMm, il aimait i s'entretenir avec les missionnaires européens de m cour : le Belge Ferdinand Yerbiest fit fondre les cumhis poir les guerres d*Où San-koueî et des Éleuthes et eoiisinmt une partie des instruments de TObservatoire de NUig; Thomas Pereira et Gerbillon servirent d'interprèfee à K*tt|^; François Noël fut un lettré distingué ; Stumpf , Bouvet, fnvana, de remarquables théologiens. Par ordre de Fei^eieiir, les Jésuites entreprirent Timmense travail de la eaile de k Chine, dressée par les PP. Bouvet, Régis, Fridelli, Cardoso, Bonjour, de Tartre, Mailla, Hinderer, sous la direction générale du P. Jartoux, qui, infirme, était obligé de rester à Péking. Le travail, commencé en 1708, était complètement achevé en i'ii et il reste encore, malgré quelques erreurs, la base de toutes les cartes de TEmpiredu Milieu; il fait autant d*honneur à celui qui Ta ordonné qu'à ceux qui Tout mené à bonne fin.

//. — Missionnaires et commerce français

en Extrême-Orient.

La question des Rites chinois. — Nous avons vu que Matteo Ricci était le vrai fondateur des missions de Chine':

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