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siastique, et autres purement spirituelles, appartiendra aux jugd irÉgiise », ainsi que « ia connaissance et le jugement de la doctrine concernant ia religion », et c le règlement des hom^ raires des ecclésiastiques » : c*est tout. Il s*agit uniquement it questions religieuses ou disciplinaires. L*Eglise a donc perii toute espèce de juridiction temporelle^ et le roi Ta reprise a entier. — II ne reste plus aux cours d*Eglise qu'un seulpiivi lège, celui de recourir, en cas de besoin, à raulorîté séculiiii pour faire exécuter leurs sentences. En d*autrcs termes, k jugements rendus par les officialités étaient encore sancUomié par le pouvoir civil, à la condition toutefois que la senteoc rendue ne fût pas déclarée abusive par le parlement du ressor' Le roi, en effet, tout en défendant aux juges séculiers des» raiscer dans les questions religieuses ou disciplinaires, let permettait d'en connaître sous prétexte A'abtis : lexcepiic détruisait à peu près complètement la règle. Au moyen âge, q avait reproché aux cours d'Eglise d'empiéter sur la justice civili le reproche au xvn* siècle pouvait être retourné. L'édit de 16! marque le terme d*une longue évolution, et indique le demii état de la juridiction ecclésiastique en France. Ace double lilr il méritait d'être signalé ^

Les démêlés de Clément XI. — La fm du règne d'inn cent XII se passa sans nouveau conflit avec les puissance Mais son successeur, Clément XI (1700-1721), était à peine é qu'il se trouva en présence de graves difficultés. — Il d d'abord protester contre l'élévation de l'Electeur de Brandebou à la dignité de roi de Prusse, le duché de Prusse ayant ja( appartenu à l'Ordre Teutonique et constitué par suite une lei d'Eglise*. — Il fut ensuite entraîné, à propos du royaume Sicile, fief de l'Eglise, dans les complications soulevées par guerre de la succession d'Espagne, qu'il avait en vain ter d'empêcher^. Tour à tour menacé par les deux partis, il '

1. Ce même êdit traite encore de rérection des cures, des fabriques, l'entretien des églises et des cimetières, de la surveillance des maîtres et m Iresses d*école par le clergé, de Tadministration des hôpitaux, des prières pul ques, et de diverses matières bénéliciales.

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