‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 23 sur 167 · loumission en des termes touchants, déclarant adhérer au · texte numérisé non relu

loumission en des termes touchants, déclarant adhérer au

Int pontifical < simplement, absolument, sans aucune restric-

\jffa », et exhortant son troupeau < à une soumission sincère et

loue docilité sans réserve ». Ce grand exemple d*humilité

lonnépar Fénelon mit fin à toute controverse.

///. — Les Missions et les Ordres religieux.

L'affaire des rites malabares. — Pendant que TEglise d*Occi(lent était ainsi troublée par des querelles intestines, que devenaient les jeunes chrétientés des Indes Orientales, auxquelles un siècle auparavant Tapostolat fécond de François Xavier et de ses émules avait donné naissance? — La fondation de la Congrégation de la Propagande en 1622 les avait d'abord rattachées à un centre inébranlable, et la création du Collegium Urbanum à Rome (1627) et du séminaire des Miswm étrangères à Paris (1663) leur avait assuré des missionnaires. Mais elles devaient avoir, elles aussi, leur part de tribulations. Des conflits entre les Jésuites d'un côté, les Capucins et les Dominicains de l'autre, éclatèrent presque simultanément dans rindoustan et en Chine.

Dans ces deux pays, les Jésuites avaient cru nécessaire, pour arriver plus facilement à la conversion des infidèles, de s'accommoder dans une certaine mesure à leurs usages. Dans Tlndoustan notamment, l'existence des castes offrait un obstacle considérable à la propagation du christianisme. Les convertis hésitaient à sortir de ces castes où les retenaient leurs habitudes

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el leurs intérêts. Ceux des classes supérieures, les b montraienl de plus une grande répugnance à entrer société religieuse où les classes inférieures étaient an un pied d'égalité. Témoin de ces difficultés, le P. Nobili (1606-1656) avait inauguré au Malabar un sysl veau. Il avait accepté Tinstitution des castes, avait p (^.hrétiens de rester dans leurs familles, et les avait m risés à y célébrer certaines fêtes traditionnelles dépo signification religieuse. Lui-même, pour gagner les bi avait adopté leur costume et leur genre de vie. Son ci Fernandez se mêlait au contraire aux classes infér bientôt les Jésuites eurent au Malabar deux sortes < les unes pour les brahmanes, les autres pour les p verlis. Le P. de Nobili était encore allé plus loin : tena de certains préjugés des Indous, il avait cru pouvoir i dans la liturgie certaines cérémonies qui leur paraiss quanles, par exemple, dans le baptême, Temploi de 1 du sel. Il parvint ainsi à accroître le chifi're des coi mais au prix de concessions assez graves.

Ce système d'accommodation, également pratiqué e fut critiqué en Europe, même parmi les Jésuites, qi toutefois par s'y rallier. En 1623, sur lo rapport du g la Compagnie, Grégoire XV autorisa même les rites i (bulle Sedis antisles). Mais les Capucins et les Dor débarqués peu après aux Indes Orientales, atlaqui vivement, les premiers les rites malabares, les se usages chinois, dont ils obtinrent l'interdiction, en pape Innocent X. Alexandre VII revint au contraire la décision de Grégoire XV. Il y avait là une divei vues qui ne pouvait qu'éterniser la querelle; aussi Cl résolut-il do faire étudier la question sur place par ui envoya dans ce but aux Indes le [)atriarche d'Antioclu de Tournon, qui en 1704 y condamna seize des couti nues sous le nom de rites malabares. Il passa ensuite < où il devait prononcer une condamnation analogue (

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