‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 24 sur 167 · Voir ci-dessous, <'ha|i. xxiv [VE rtithne-Orienl · texte numérisé non relu

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coutumes chinoises et recevoir le chapeau de cardinal (1707). Ijes Jésuites se défendirent avec énergie, mais ils ne purent empêcher Clément XI de confirmer la sentence de son légat ^ni5), et Benoit XIV d'interdire définitivement (1744) les rites malabares par la huXle Omnium soUiciliuiinum. La pureté de la loi était ainsi maintenue, mais sa difi*usion s*arrôta. Le même résultat, pour le même motif, devait se produire en Chine ^ Les missions d'Amérique. — Dans les Indes Occidentales, f les missionnaires, malgré quelques sanglantes persécutions, obtinrent plus de succès. — Dès 1611, les Jésuites français avaient fondé une mission florissante au Canada. Malgré la rigueur du climat et la férocité des habitants, ils parvinrent à s\ maintenir: mais combien d*entre eux subirent le martyre, torturés jusqu*à la mort par les Iroquois, ennemis acharnés de la France ^ En 1675, Louis XIV obtint du pape i^érection i Québec d'un évèché, dont le premier titulaire fut M^ François de Laval de Montmorency, qui donna sa démission en 1685 el mourut en 1708. Cette création devait faciliter la propaga> tion de la foi parmi les Iroquois, les Hurons et les Illinois, au moins jusqu'au jour où la Nouvelle-France dut être cédée aux Anglais (1763).

En 1697, deux jésuites, les PP. Salvatierra et François KuhD, ce dernier ancien professeur de mathématiques à Ingol stedt, entreprirent d'évangéliser la Californie, où ils ne parvinrent qu*avec beaucoup de peine à déraciner la polygamie que Jtratiquaient les indigènes. Leur œuvre fut continuée au xvui^ siècle par les Franciscains et les Dominicains.

Au Brésil, TËvangile fut introduit par le jésuite portugais •Antoine Vieyra, célèbre par son éloquence (1655). Il eut à subir «les persécutions de la part de ses propres compatriotes, qui le liront enlever et conduire à Lisbonne. Il réussit toutefois à se Taire ramener au Brésil, et mourut en 1696 a Bahia, supérieur Ifénéral des missions du Maranon.

Au Paraguay, la prospérité des réductions qu'y avaient fon-

|. Pour raflTairc des coutumes chinoises, elpour tout ce qui concerne les mission* en Chine, au Japon, en Intlo-C.hine et au Tliil>el, voir ci-ilessous chap. xxiv. :;. Voir cinlessus, t. V, p. 960.

Utrroiiie oêNéRALK. VI. 18

<léos les Jésuilcs au débul du xvii" siècle' fut un ÎDstaDlUoi. Mée par leur querelle avec révoque Bernardin de Ca (1640), el surtout par les démôles très vifs qu*ils eurent en II avec Jean de Palafox, évèque d'Angelopolis (Los Ângeloft), le roi d'Espagne avait chargé de contrôler Tadminislralioi trois vice-rois des Indes Occidentales. Jean de Palafox, accusait les Jésuites de méconnaître les droits de l'épi revint en Europe pour soutenir TafTaire. Le pape Innocent I termina en parlie par un bref du 14 mars 1648, et les c lions » du Pai^aguay continuèrent à prospérer. — Une mission, fondée encore parles Jésuites, dans la province de Gtî quitos, était également florissante.

Les Ordres religieux de 1648 & 1716. — Tandis qa la Compagnie de Jésus et les Ordres mendiants poursuiTiicri le cours de leurs travaux apostoliques, la renaissance ohni» tique provoquée pîir le concile de Trente ne s'arrêtait pas. - La vieille règle bénédictine avait été remise en honneur pirk Congrégation de Saint-Maur. Un gentilhomme français, AmuJ Jean le Boutillier de Kancé (1626-1700), allait restaurer à «■ ' tour l'austère observance de Citeaux. Jean de Ilancé aiût d'abord vécu à Paris, en abbé de cour, d'une vie passablemeoi dissipée, lorsqu'à la suite de profonds chagrins et de dangen qu'il avait courus, il ronon^jîi au monde. Il distribua son palrimoine aux pauvres, résigna ses bénéfices, conserva seulement l'abbaye cistercienne de La Trappe au diocèse de Séez, donlil avait été, tout jeune, nommé abbé commendataire, et s'y relira en 1G()2. Après avoir pris l'babit régulier et fait profession, ilt réforma complètement, et y fit revivre, sauf quelques mofit cations exigées par les circonstances, la rigueur primitive d la règle de Cîteaux. Abslinence continuelle d'aliments gra silence prescjne perpéluel. travail manuel pénible : telle fut sévère discipline (pi'il rétablit, el qui fil des Trappistes, aT

les Chartreux, l'ordn^ le plus austère de l'Eglise. L'abbé fiancé alla même juscpTà interdire les éludes scientifiques ses moines, déclarant, dans son Traite de la sainteté et des deooi

l.Voir <i-«lessiiîî. l. V, p. il».

^ tne monasUque (1683), qu^ils devaient être « des pénitents, on des docteurs ». L*un des membres les plus illustres de la grégation de Saint-Maur, Mabillon, combattit, comme exaittt cette dernière prescription, dans son Traité des éludes mMiiques (1691). L'abbé de Rancé répondit, Mabillon repli- ; mais la polémique prit fin au mois de mai 1693, après une b' que le bénédictin de Saint-Maur fit à l'abbaye de La nie : Tabbéde Rancé n'avait pas cédé. — Malgré sa rigueur, Are des Trappistes recruta des adhérents nombreux, venus leipalement d'Angleterre et d'Allemagne; plusieurs Trappes Fondèrent successivement en France, en Alsace, en Anglene, en Irlande, en Autriche, au Canada. Ikeôté de l'ordre pénitent, il faut citer un institut enseignant, ni des Frères des écoles chrétiennes y établi en 1680 par un chaîne de Reims, le bienheureux J.-B. de la Salle (1651-1714), or l'éducation et l'instruction des enfants pauvres. Ces Frères, lorisés par Benoît ^III, sont aujourd'hui répandus partout, Utmment en France, en Belgique, et dans l'Amérique du »rd. Ils sont laïques , et ne forment qu'une congrégation à SOI simples. — Le P. Nicolas Barré, religieux Minime, qui «it&idé J.-B. de la Salle de ses conseils, établit de son côte, Rouen et à Paris, deux maisons destinées à former des maîesses d'école, sous le nom de Sœurs des écoles chrétiennes et \mtables du saint enfant Jésm, et de Filles de la Providence, les réunit, en 1681, en une seule congrégation. En Orient enfin, la règle de Saint-Benoît était implantée inni les « Arméniens unis » par Pierre Manoug, surnommé à Dinze ans MékhUar, c'est-à-dire le consolateur. Né en 1676, à ins (Fancienne Sébaste), dans la Petite-Arménie, Mékhitar fut lefé par un prêtre arménien, et montra de bonne heure un oût marqué pour la science et la vie du cloître. Devenu par ses arrages et ses prédications le guide des Arméniens catholioes, il fut en butte aux persécutions des Arméniens schismagues. Il parvint à y échapper, passa en Europe, et réussit, »rès de grandes difficultés, à fonder dans la presqu'île de orée, à Modon, un ordre nouveau, qu'il soumit à la règle oédictine, et que le pape Clément XI confirma en 1712. Les

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Turcs, en g^uerro avec les Vénitiens, ayant brûlé le monastère en 1715, Tabbé Mékhitar et ses moines se réfugièrent à Venise, où la République leur abandonna la petite île de Sainl-Lazare. Là, en vue de la ville, Tabbé bâtit un nouveau et superbe couvent (1117), où depuis cette époque les Mékhitarisles s'occupent de travaux littéraires relatifs a TArménie. La mort de leur fondateur, survenue en 1749, n'arrêta pas leur essor; ils se répandirent dans les villes européennes (Vienne, Paris), où résident un certain nombre d'Arméniens dont ils instruisent les enfants. Us ne cessent pas de travailler pour cela au retour de TArménie entière à Tunité catholique.

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3° Sur le § III. — DciciiiiicntM et livres. — 1^ Sur les missions, vo luBiblioyraphie du tome V,chap. i. — Ajouter: Norbert Platel, Mém.hiito présenté au souverain pontife Benoit XIV sur les missions des Indes Oiia taies, Lucques, 17 i5; réédité avec des augment. sous le titre : Mém. Ats/o; sur les affaires des Jésuites avec le Saint-Siège, Lisbonne, 1760. — P113 Ifist, controvt'rsarium de ritibiLs sinicûi, 1789. — Dinouart, HUt, de Jeatu Palafoj'y 1767, in- 12. — Bach, Les Jésuites et leur mission de Chiquitmdai l'Amérique du Sud, Leipzig, 18i^3. — - Urb. Cerri, Étal présent de fÉgUi romaine dans toutes les parties du monde, Amsterdam, 1716. — Adrien Lai nay, HUt. génér, de la SorAété des missions étrangères, Paris, 1894, 3 vol. in^

2'^ Sur les ohdiœs religieux, voir la Bibliographie du tome V, chap. 1. • Ajouter : De Rancô, Traité de la sainteté et des devoirs de la vie monmliqu 1683, 2 vol. in-4. — Mabillon, Traité des études monastiques, 1691. — lUi sollier, Vie de Vabhé de la Trappe, Paris, 1703, 2 vol. in-12. — D'ExauviUe Vit' de l'abbé de Rancé, Paris, 18f4. — Chateaubriand. Vie de Hancé, Pari 18 tV. — Dubois, Uist. de l'abbé de Rancé, Paris, 1866, 2 vol. — L.D.B Ilist. cû?., rclig. et littér. de V abbaye de la Trappe, Paris, 1B24. — Gaillardij Les Trappistes ou Vordre de Citeaux au XIX^ siècle^ Paris, 1844, U I«

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