‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 30 sur 167 · I- Né en Provence en 1592. mort a Paris en If»s · texte numérisé non relu

I- Né en Provence en 1592. mort a Paris en If»s

tesium (Discussion philosophique contre Descartes, 1642), .Si/ntagma philosophiœ Epicuri (Résumé de la philosophie épicurienne, 1658). Il avait une grande netteté dans les idées et une grande clarté d'exposition. En dehors de ses ouvrages proprement philosophiques, son œuvre scientifique est considérable.

Comme au siècle précédent, c'est surtout sous forme religieuse que la pensée philosophique s'est produite au xvu* siècle et particulièrement à l'époque que nous étudions. C'est de 1640 à 1660 que le Jansénisme s'est constitué, a pris conscience de soi et a donné ses plus grandes œuvres *.

Port-Royal : Pascal. — En 1657, la lutte des Jansénistes contre les Jésuites étant devenue plus véhémente que jamais, Antoine Ârnauld s'avisa d'appeler au secours le jeune Biaise Pascal, fils d'un président à la cour des aides de Clermonten Auvergne, jusque-là mondain et savant, qui s'était occupé surtout de recherches de mathématique et de physique, mais qui s'était récemment tourné vers les méditations religieuses et avait fait plusieurs « retraites » auprès des solitaires de la vallée de Chevreuse. Il se jeta impétueusement dans la mêlée. Il puhlia contre les Jésuites plusieurs « Petites Lettres » qui étaient des pamphlets virulents. Les premières étaient toutes théologiques. Celles qui suivirent portèrent sur la morale prétendue relâchée et même criminelle des Jésuites. Puisant dans les livres de casuistique des Jésuites espagnols tout ce qui pouvait prêter à une interprétation immorale, Pascal accablait ses adversaires sous leurs textes hien choisis et savamment sollicités, et sous les éclats de son ironie flagellante et de son éloquence passionnée. Le recueil des Petites Lettres, nommées par le public les Provinciales, parce que la plupart étaient censées adressées par l'auteur à un provincial de ses amis, est resté un modèle impérissable de verve satirique, d'emportement dialectique et d'admirable langue française. La prose française^ date des l^rovinciales, a dit Voltaire.

Pascal ne s'en tint pas là. Les circonstances lui avaient révéla son génie. A travers les souffrances qu'une très mauvaise sanl^

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