‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 35 sur 167 · Voir ci-ilessiis, p · texte numérisé non relu

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îineDt accusé de n*avoir été que tout au plus 1 inspirateur, jais pas du toit l*architecte de la fameuse Colonnade *. Et ce ëmoignage d*uii contemporain prend une valeur plus grande Micore si on le rapproche de ce que Sauvai, qui écrivait vers 1680, dit de la Colonnade : « Ces travaux ont été commencés en 1667 et conduits dans Tétat où on les voit à présent par les soins et sur les dessins de Louis Le Yau, né à Paris, premier architecte du roi. François D'Orbay, son élève, necontribua pas peu à la construction de ce bel ouvrage, et c'est ioes deux excellents architectes que Ton doit attribuer toute la gloire du dessin et de Texécution de ce superbe édifice, malgré tout ce qu*on a publié de contraire. » Ce fut, en effet, pour parer aux objections qui avaient été faites aux projets (le son frère que Charles Perrault proposa la nomination d'un conseil composé de Le Vau et de Lebrun, chargé de réviser ses plans et de conduire la construclion. he premier architecte du roi demeurait ainsi officiellement chargé de la direction des tra- >iiix. Quoi qu'il en soit d'ailleurs, cette construclion marque, dans l'architecture française, le point culminant de la rupture ivecles vieilles traditions qui, même depuis l'invasion italienne, s'étaient continuées dans les chantiers français. Les combles en Millie, ces grands toits nés des exigences mêmes du climat, sont désormais déclarés « contraires à la bienséance » et bannis pour longtemps de nos constructions monumentales. Le mot de Saint-Simon, à propos du palais de Versailles, exprime avec un *elief saisissant l'impression que celte architecture nouvelle proluisitaux yeux français : « On croil voir, écrit-il, un palais qui i été brûlé, et où le dernier étage manque encore. » Avec la i)lonnade du Louvre, triomphait le décor majestueux, mais arliiciel, le placage sans lien logique avec ce qu'il recouvre, la

1- - Je ne nierai pas, dit-il dans sa première Réflexion sur LorKjifij i\\\\\ ne Ql homme «le très grand mérite et très savant surtout, dans les matières de *ysique. Messieurs de TAonlémie néanmoins ne conviennent pas tous de '«cellence de sa traduction de Vitruve, ni île toutes les choses avantageuses 'lue Monsieur son frère rapporte de lui. Je puis môme nommer un des plus fflèbres (le l'Académie d'architecture (d'Orbay) <|ui s'oiïre de ui prouver, papier ''ortii|)le, que c'est le dessin île Monsieur Le Vau qu'on a suivi dans la façade «j«i Louvre, et qu'il n'est point vrai, que ni ce jj;rand ouvrajre d'architecture, ni 'Oljservatoire, ni l'Arc dp triomphe, soient des ouvrages «l'un des médecins de 'a Paru lié. .

façade solennelle et menteuse. Dans Temploi des matémm, rupture n'était pas moins grave avec les traditions des Irucleurs nationaux, dont la loi suprême avait été la logiquci la sincérité. C'est principalement dans le fronton cenln^j terminé en d674, quatre ans après la mort de Le Vau, quehi vices de construction sont le plus choquants. Pour corrigerk défaut de solidité signalé dans son projet, Perrault multipli les barres de fer, les tirants, les crampons. En vain Le Vau»'? était-il opposé dans le conseil : les Perrault eurent le dernier mot. La Colonnade du Louvre résistera moins longtemps an elTets destructeurs du temps que ces cathédrales gothiques alon communément traitées de

Monstres odieux des siècles ignorants Qui de la barbarie ont produit les torrents.

A la mort de Le Vau (1670), Jules-Hardouin Mansart, \m qu'Agé de vingt-trois ans seulement, reçut la chaîne do prmier architecte du roi. Ses vertus de courtisan et Tamitié de Lebnin furent alors ses titres principaux; mais il devait, par la conslnu^ lion de la chapelle du château de Versailles, justifier la confiance de Lebrun et la faveur du roi. C'est Le Vau qui, dès 1664 ou 1665, avait commencé d'ajouter au château de Louis XIII, du coté du jardin, une ceinture de constructions nouvelles *. La volonté formelle de Louis XIV avait imposé à ses architectes le respect de Tédifice de Lemercier, qu'ils auraient voulu supprimer. De 166i à 1674 les travaux furent poussés avec activité, et l'on peut voir, dans les estampes d'Israël Silvestre, paraître, à la place des grands combles aux pentes rapides, les toits plats à Tilalienne dont Colbert cependant avait écrit qu'ils étaient bien mal appropriés aux exigences du climat et « à la grande quantité de pluies et de neiges qui tombent à Paris pendant les hivers >.Les plans de Le Vau, suffisants pour les besoins d'un séjour temporaire, ne répondirent plus aux exigences de la cour lorsque Louis XIV, après la paix de Nimègue, décida de fixer à Versailles le siège de son gouvernement. Le château dut dès lors logei

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