L'ANGLETERRE LES DERNIERS STUARTS ET GUILLAUME
/. — Charles II et les partis (i 668-1 685).
La cour, le patriotisme et la corruption. — Rien de | plus compliqué que les dix ou douze ans qui s'écoulèrent entre les préparatifs de la guerre de Hollande et la dissolution du dernier parlement de Charles II, suivie d'un retour à Tabsolutisme. Trois éléments ne doivent pas être perdus de vue.
La politique du roi se donne à peu près libre carrière entre le ministère de Clarendon * et celui de Danbv, de 1667 à 1673. Vue alliance étroite avec Louis XIV en est la pensée dominante, car, en fournissant aux Stuarts l'argent dont ils ont besoin, elle les rendra moins dépendants des votes du parlement, et elle écrasera la Hollande détestée : elle fera Jonc coup double ou coup triple. Une condition de cette alliance, au moins pour qu'elle soit avantageuse et bien payée, comme celle que vient conclure secrètement à Douvres la duchesse d'Orléans, c'est que le roi de France puisse au moins entrevoir