‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 61 sur 167 · I. \\)\r i'i-«l«'ssiis. I». ',\'M · texte numérisé non relu

I. \\)\r i'i-«l«'ssiis. I». ',\'M

LE BHANDEfiOUHG 567

0esâe; puis avec Sophie-Charlotte de Hanovre, Tamie de Leibliib, princesse d'un grand mérite, qui préférait « les charmes ^es entretiens philosophiques de Gharlollenbourg aux grandeurs et aux couronnes dont son époux faisait tant de cas » ; enûn avec Sophie-Louise de Mecklembourg, que sa piété exaltée eooduisit à une sorte de folie. Une nuit elle eiîraya tellement son royal époux en brisant une porte de glace que celui-ci, réveillé en sursaut, crut voir en elle la fameuse Dame Blanche qui, selon une vieille tradition, apparaît dans le palais des priDces de Brandebourg quand Tun d'eux doit mourir. Saisi d'un violejit accès de fièvre, Frédéric expira au bout de six gemaines, le 25 février 1713. Sa mort devait être le signal de grands changements. Le second roi de Prusse sera aussi parcimonieux que le premier avait été fastueux et dépensier '•

1. Au moment où l'État brandebourgeois-prussien, avec le Grand Électeur et le premier roi de Prusse, acquiert une importance européenne, il est utile de rappeler, sommairement, les origines de cet État. Ces origines sont doubles : d'une part, le Brandebourg; d*autre part, la Prusse Orientale.

De la famille de ZoUern (château de HohenzoUern), les deux branches aînées, jusqu'à la cession de leurs domaines au roi de Prusse (7 déc. 1849), régnèrent obscurément, dans la Souabe, sur la principauté de Hohenzollern-Hechingen et le comté de Hohenzollern-Sigmaringen. C'est une ligne cadette, la ligne franconienne, qui devait faire la grandeur de cette maison. Elle possédait, peut-être depuis 1180, certainement depuis 1226, le burgraviat de Nuremberg. Au xiu« siècle, elle se constitua, par acquisitions successives, les deux margraviats deBaireuth et d'Ansbach. En 1363, ces HohenzoUern, en la personne du burgraTeJean II, furent élevés au rang de princes d'Empire. L'un d'eux, le burgrarc Frédéric VI, qui ne possédait alors que le margraviat de Baireuth, obtint de l'empereur Sigismond (1417) l'investiture du margraviat de Brandebourg (fondé en 1150 par Albert le Beau ou Albert l'Ours, de la dynastie ascanienne), avec le lilre électoral. Ainsi les HohenzoUern de Franconie héritèrent de l'État créé ou agrandi par la dynastie des margraves ascaniens, éteinte au xiv* siècle (voir ci-dessus, t. III, p. 163 et 639).

Frédéric VI de Baireuth, devenu Frédéric I*' de Brandebourg, reconquit, sur ses voisins de Mecklembourg et de Poméranie, les territoires brandebourgeois usurpés par eux. Ses fils et successeurs, Frédéric 11 à la Dent de Fer (146M470; voir ci-dessus, t. 111, p. 642), Albert surnommé V Achille (1470-1487), complétèrent son œuvre i)ar la guerre et surtout les négociations. En 1455, ils rachetèrent la Vieille-Marche de Brandebourg engagée à l'Ordre Teutonique, acquirent (comme flefs bohémiens) les seigneuries de Cotlbus et de Peitz (1445), rognèrent sur les duchés de Mecklembourg, sur l'archevùché de Magdebourg, sur le duché de Poméranie. Sous Frédéric II, les bourgs slaves de Berlin et de Kœln, situés dans deux lies de la Sprée, devinrent une seule ville, défendue par le burg qu'éleva dans Kœln l'Électeur Frédéric II, et qui devint la capitale de TÉlectoral. C'est Albert l'Achille qui promulgua la DisposUio AchUlua (1473; voir cidessus, t. III, p. 630.)

Les Électeurs qui suivirent, Jean dit le Cicéron (1487-1499), Joachim I** dit

-V«/(w ou le Magicien (i499-1535), Joachim II dit Hector (1535-1571), Jean-Georges

fl57/-l598), Joachim-Frédéric (1598-1608), n'agrandirent que fort peu leurs États.

'/ ese à noter que Joachim 11 embrassa le luthéranisme (1.H39) el commença la

568 L'ÀLLËMÀtiNE

Page 1