IV. — Les autres Etats de V Allemagne
Moroellement de l'Allemagne. — En reconnaissant U souveraineté territoriale des trois cent soixante princes qui se partageaient!' Allemagne, les traités de Westphalie ne pouvaieol qu'accélérer la désagrégation politique du pays. Ainsi les Wi|. telsbach du Palatinat nous apparaissent comme divisés en une dizaine de branches : il y a, outre TElecteur, des comtes palatins différents à Veldenz sur la Moselle, à Deux-Ponts, à Birkenfeld, à Simmern, à Sulzbach, à Neubourg, à Kleeburg, i Bischweiler. Dans la Thuringe, la branche ernestine des WeUin* se subdivise en plusieurs rameaux. Dans le Brunswick-Lûoebourg, quatre frères se partagent les territoires de la ligne cadette des Welfs. En dehors de TÉlectorat de Brandeboarg, les Hohenzollern comptaient encore quatre princes : les mar. graves de Baireuth et d'Ansbach, le prince de Hechingen elle
sécnlnrisation des trois évéo.hés bran(le)>oiirgcois ainsi que <lu grand bailii«|ie de Sonnenburg (dans la Nouvelle-Marche), qui appartenait à rOrdre militaire de Saint-Jean de Jérusalem.
A roxtréniité orientale de l'Europe rl'alors, un autre Hohenzollern. Albert ilf Itrandebourg. de la branche d'Ansbach et petil-iils d'Albert l'Achille, élu à vin0 ans grand maître de l'Ordre Teulonique (ir>l|), se déclara pour la Hé forme. Bravant le pape et TEnipereur, il s'appropria le domaine d<; l'Ordre (la PriisseOrienlaie) el, en qualité «le duc héréditaire de Prusse, prêta le serment féodal au mi de Pologne, Sigismond I", dans Cracovie (1525: voir ci-dessus, t. IV, p. 63H. Il épousa Dorothée, fdle du roi de Danemark Frédéric 1*' (152'), puis Anne-)larif de Urunswick-Liinebourg, et mourut en 1508, ne laissant, de sa sec4)n(le femme, qu'un iils, Albert-Frédéric. Olui-ci mourut en 1618 et, avec lui, s'éteignit la ligne prussienne des Hohenzollern.
Toutes les autres lignes élevèrent des prétentions sur ce lointain héritage: ce fut l'Klecteur de Brandebourg, Jean-Sigismond ( 1608-1 61 U), à la fois tuteur d'Albert-Frédéric (car celui-ci était idiot) el son gendre, qui parvint à faire reconnaître ses prétentions par le roi et la république rie Pologne, suzerains du nouveau duché de Prusse.
Dès lors il y eut un Étal brandebourgeois-prussicn, coupé en deux par la Prusse Occidentale ou Prusse p(donaise : son souverain était, à Kœnipsberiî. vassal de la Pologne; à Berlin, vassal de l'Kmpereur, el en même temps électeur de celui-ci. L'Étal nouveau, dès lors, ris<jua d'être compromis dans toutes les guerres du Nord et toutes les guerres de l'Occident. On a vu (ci-dessus t. V, p. '6'A'À et suiv.) par quelles épreuves il passa, pendant la guerre (le Trente ans sous l'élccloral de Georges-Guillaume (1619-1640), père du Grand Électeur et aïeul du premier roi de Prusse.
I. L'autre branche, Valhertine, est celle qui règne tlans réiectoral (plus lard royaume de Saxe).