LES AUTRES ÉTATS DE L'ALLEMAGNE
lie de Sigmaringen. Il y a deux ducs de Mecklembourg, deux [graves de Hesse, deux margraves de Bade. Il serait donc tossible de suivre, à travers leurs ramifications infinies, This- •e des divers États de TAllemagne. On ne peut menmer dans cette foule de princes que ceux dont les Etats ont I d'importance ou dont l'individualité est plus accentuée. 1 convient de rappeler d'abord que le pacte électoral de 1658 rait pas seulement reconnu aux petits souverains leurs liens droits vis-à-vis de l'Empereur, mais qu'il avait aussi ru leur indépendance vis-à-vis de leurs sujets. Au Nord ome au Sud, chacune des dynasties entre lesquelles se partage soi de l'Allemagne s'oriente peu à peu vers le despo- 06. Dans tous les États allemands, si Ton excepte les villes impire, le gouvernement nous apparaît comme un gounement monarchique plus ou moins limité dans les terrim laïques par les droits et les libertés des Etats {Landfwfc, St»ndé), et dans les territoires ecclésiastiques par ceux \ chapitres.
[nclinant de plus en plus vers l'absolutisme et continuant à )Ioiter dans ce sens à leur profit les principes du droit nain, les petits souverains se sont arrogé partout le droit prélever des impôts. Ceux-ci varient beaucoup suivant les rs. Mais partout les revenus des princes se composent essenlement des produits de leurs domaines accrus par les droits aliens qu'ils s'étaient appropriés *, par des corvées, des presons, des taxes sur les denrées alimentaires. Chaque prince trche surtout à arrondir son domaine en absorbant, au nom ne prétendue raison d'Etat, les terres immédiates d'Empire ichsunmittelbare) qui se trouvent à sa portée. C'est en vain 5 les Stœnde tentent de revendiquer pour eux-mêmes le dtde fixer les impositions. Les princes triomphent de toutes résistances. La noblesse appauvrie n'a plus d'énergie; la ne du commerce et de l'industrie a rendu la bourgeoisie
Seckendurf en énumère huit : 1" droits régaliens sur les mines; 2' sur la maie; 3** sur les péages; i" le droit de cour féodale; 5» le droit de chasse; HÏroit de pèche; 7" le droit sur les forêts; 8» le droit de frapper leurs sujets ipôls. Mais ces impôts, ajoute-t-il, n'ont rien de régulier, ni de fixe; ils conent • l'apparence >» de dons volontaires.
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impuissanle. Le peuple, trop habitué à Tobéissance et déprimé par la misère, a perdu le sentiment de la liberté.
Ce qui attire d abord Tattenlion, ce sont les Ligues nm^oi alors conclues entre divers Etats, comme celle de 1650 entic les États faisant partie du cercle du Haut-Rhin, ligue àlaqu^ se joignirent en 1651 les trois archevêchés rhénans. Les EUs du cercle de la Basse-Saxe resserrèrent aussi leurs liens park convention deHildesheim (14 février 1652). Il se forma dautm ligues partielles, comme celle de Cologne de 1654. L'édosioi de toutes ces associations, qui se font et se défont suivant lei circonstances, nous montre le fonctionnement du particoW risme. La plus célèbre de toutes ces ligues fut celle que Maarii conclut avec les princes voisins du Rhin et qui les mit ei quelque sorte sous le protectorat de la France*. Ces ligues ne pouvaient évidemment suppléer à Tabsence d*un lien fédéral, et celui qui reliait les différents Etats les uns aux autres était si lâche qu*ils ne pouvaient, comme dit Ludolf Hugo, être regardés comme les parties d*un même tout. Un certain besoiD de cohésion tourmentait sans doute TAllemagne; mais la notion de rÉtat, à cette époque, était « incapable, dans son exclusivisme scolastique, de mettre en ligne aucun principe vivifiant. •
États de l'Allemagne du Nord : Saxe, Mecklembourg, Hesse, Nassau. — Dans l'Allemagne du Nord, c'est la Saxequi attire surtout Tattention. Sans doute elle décroît à mesure que le Brandebourg s*élève. Elle joue néanmoins un rôle imporlani dans la diplomatie d'alors, car Louis XIV fonde sur elle de grandes espérances et tente de l'incorporer au système français pour amener le succès de ses desseins en Allemagne.
Jean-deorges P*" (mort en 1656) s'était fait confirmer parles traités de Wcsphalie la cession de la Lusace, et les évêchésde Meissen, de Mersoburg et de Naumburg. N'osant rompre complètement avec la pratique des anciens partages, il laissa des apanages à ses fils cadets, qu'il plaça sous l'autorité souveraine de leur frère aîné. Puis, pressentant que ce consortiurn fraternel pourrait bien engendrer des divisions, il sollicita pour son