‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 64 sur 167 · Voir (•i-<!t'ssiis,p. i2 et p · texte numérisé non relu

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LES AUTRES ÉTATS DE L ALLEMAGNE 57i

ivre la ratification impériale. Cette œuvre de dislocation fut mme le signe extérieur de la décadence de la Saxe. lean-Georges II (1656-1680) et son successeur Jean-Georges III K80-1690) soutinrent énergiquement Léopold P% mais ne vent point profiter de leurs services pour accroître leur liience. Ils se bornèrent à acquérir quelques territoires, comme QX de Barby et de Burg. La grande préoccupation de Frédériciguste P' (1694-1733), déjà connu par sa bravoure et par ses Kcès contre les Turcs, qui Tavaient surnommé « la main de r •, ce fut d'obtenir la couronne royale de Pologne, devenue teinte en 1696 par la mort de Sobieski^ Les Polonais y bent pour condition qu'il se convertirait au catholicisme. Ce ) lût pas une difficulté pour lui ; mais ses sujets furent elTrayés. B effet, c'était un événement considérable que ce changement ) religion par le chef delà maison sous la protection de laquelle

Réforme s'était opérée. Ce fut en vain que Frédéric-Auguste Dmit la liberté de conscience à la population, et s'efforça de lïder officiellement la direction du Coi^pus evangelicorum : dle-ci n'en passa pas moins moralement aux Electeurs de nuddeboui^. Attiré par le mirage de cette couronne polonaise 108 les complications de la politique européenne, Frédéricnguste P', qui prit le nom d'Auguste II, s'allia au Danemark

ila Russie contre Charles XII, mais ses troupes furent vain-

les partout, la Saxe fut envahie, et de lous les Etats engagés m ces longues guerres ce fut celui qui y gagna le moins. Mal nri par son entourage et en particulier par son favori, le imte Henri de Brîihl, un ambitieux sans conscience, Auguste II ità lutter à la fois contre de gros embarras financiers et contre I graves complications intérieures qui furétit la conséquence sa conversion au catholicisme et de son élévation au trône de >logne. Il eut aussi à se défendre contre les instances de la ur de Rome, qui le suppliait de faire rentrer ses sujets dans giron de l'Eglise; des missions furent organisées, et un collège jésuites fut créé à Dresde. Mais le prince héritier fut, malgré s efforts de Clément XI, élevé dans la confession luthérienne;

. Voir CHlessoiis, chap. xvni et xxi.

c*est plus tard seulement qu*il revint au catholicisme. La coir de Saxe était réputée en Allemagne par son faste et son élégann.

Quant à la partie de Tancienne Saxe qui était passée aux main des Welfs, elle constituait, par Textinction de lignes coUii. raies et par suite d'accords de famille, un Etat assez compact, <|ii Georges-Guillaume de Lûnebourg (1648-1665) accrut encore ( l'extinction de la maison de Saxe-Lauenbourg. C'était un raffial qui préférait à ses Etats patrimoniaux le séjour de Venise «tk les charmes d'une vie plus voluptueuse, ou celui de la Hollaaè avec son existence plus confortable et ses mœurs plus délictlei Jean-Frédéric (1665-1679) fut un des premiers princes allenuuiii qui entretint une armée permanente ; il vit son alliance recli» chée par les plus grands Etats et soutint la France. Mais soi successeur Ernest-Auguste (1679-1698) se rapprocha de la cour de Vienne. Nous avons vu qu'il obtint de l'Empereur Léopoldl* la création en sa faveur d'un neuvième électorat; Joseph I* conféra au nouvel Electeur le titre d'architrésorier de l'Empire. Quelques années plus lard, son successeur Georges-Louis (1696- 1727), qui à la mort de son oncle Geoi^es-Guillaume avait hérité de la principauté de Celle et du duché de Lauenbourg, tut appelé à succéder à sa petite-cousine, la reine Anne Stuart,daDs les trois royaumes d'Angleterre, d'Ecosse et d'Irlande. C'est comme protestant qu'il fut préféré à un grand nombre de princes plus proches que lui par le sang. Les premiers rois anglais de la maison de Hanovre gardèrent pour leur pays d'origine une alTection qui les porta à agrandir le plus qu'ils purent leur Electoral allemand. La paix de Stockholm (1719) leur abandonnera bientôt les principautés de Brème et Verden au prix d'une faible indemnité et comme récompense de leur intervention dans la guerre du Nord * .

Quant au duché de Brunswick (Brunswick-Wolfenbûttel), il avait, depuis la paix de Ryswick, entretenu des relations étroites avec la France. C'est à Brunswick que s'arrêtaient ordinairement les ministres de Louis XIV, lorsqu'ils venaient en Allemagne; ils y étaient reçus en alliés.

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