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LES AUTRES ÉTATS DE L'ALLEMAGNE

k la fin du xvu" siècle, après rextinction de la der- >re ligne des ducs de Mecklembourg-Gûstrow, eurent lieu,

1695, les arrangements de famille qui donnèrent aux ils mecklembourgeois leur constitution territoriale. L'aristoitie sut conserver dans ce pays des privilèges étendus qui ipèchèrent Tessor de la bourgeoisie et Témancipation des |Bans (ceux-ci restèrent serfs jusqu'en 1820 et môme jusren 1848)..

De 1637 à 1650, la Hesse-Cassel fut gouvernée par une priniie prudente et énergique, Amélie-Elisabeth, veuve du land- Ave Guillaume Y. Elle sut, par son adroite politique, accroître itablement Timportance du landgravial. < Pour ma part, disait tdac de Longueville, j*avoue qu'il m'est impossible de résister BX avances de Madame la landgrave, femme aussi vertueuse Bumable. > Elle mit à profit le charme qu'elle exerçait pour lire des demandes exorbitantes, comme celles de terres appar- Boant aux évèques de Paderborn et de Munster, et presque tout e qu'elle demandait lui fut accordé. Elle acquit ainsi l'abbaye eHersfeld et la moitié du comté de Schaumburg-Lippe. Guillutne VI (1650-1677) établit le principe de primogéniture, qui ût fln aux morcellements. Charles P*" (1677-1730), neveu du irand Electeur, inaugura ce trafic de mercenaires hessois qui levait être la grande industrie de ses successeurs.

Le landgrave de Hesse-Darmstadt, Louis VI (4661-1678), éleva le pays ruiné par la guerre de Trente ans, favorisa les irts et les sciences, et fonda l'Université de Giessen. ErnestiOuis (1678-1738) persévéra dans l'alliance impériale, que les français lui firent payer très cher. Il fut d'ailleurs un des plus mpressés à imiter la cour de Versailles : ce qui désorganisa î8 finances, jusqu'alors assez prospères.

Quant à la principauté de Nassau, son histoire est liée à celle 88 Pays-Bas. La branche aînée s'éteignit en 1702 dans la ersonne du troisième Guillaume, stathouder des Provinces- ^nies, que la révolution de 4688 appela à régner sur l'Anglejrre. Le chef de l'autre branche, Jean-Guillaume de Nassau- >iet2, rencontra deux compétiteurs en la personne des rois 'Angleterre et de France; Louis XIV, en sa qualité de suzerain.

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s'empara de la principauté d'Orange et des seigneuries annevi de la Franche-Comté.

États de l'Allemagne du Sud : Bavière, IVfirtembiii Bade. — Dans rÂlleniagne du Sud le morcellement n*él^ guère moindre que dans TÂllemagne du Nord. La Bavière wi^ formait un Etat assez compact. Les traités de Westphalie im minèrent la période de constitution politique et territoriale t ce pays, qui, à partir de ce moment, fut plus étroitement ii||| à rhistoire générale de TËurope. Mais ni les souvendoi, ij leurs sujets ne devaient trouver grand profit à se laiiiii entraîner dans les combinaisons diplomatiques des xvn* | xvni^ siècles. Vaincu pendant la guerre de Trente ans, le in de Bavière avait pu conserver la dignité électorale, maiti avait dû renoncer au Palatinat du Rhin, qui devint un huitièoK Électorat : seulement on avait déclaré que Tune des deux too électorales disparaîtrait dans le cas où une des deux ligna succéderait à lautre.

Maximilieu P"" (1598-1651), qui a mérité le nom de (rwurf, travailla courageusement pendant les dernières années de soa règne à réparer les ruines amoncelées par la guerre : il relevi de tout son pouvoir Tagriculture, fit acheter des chevaux et Hongrie, favorisa la création de fermes et le repeuplement des campiigncs. Les vingt-huit années du règne de son fils Ferdinand- Marie (1651-1679), qu'il eut de Marie-Anne d'Autriche, furent une époque heureuse pour la Bavière. Si ce prince aimait le plaisir, du moins Tordre régna dans les diverses branches de radminislration. Et s'il se laissa souvent guider par ceux qui rentouraienl, surtout par son épouse Taimable Adélaïde de Savoie, iille de Victor-AmédéeP^ il ne suivit aveuglément aucun conseil. « La sœur de Ferdinand III ne put en faire un Autrichien, ni la pelite-lille de Henri IV un Français. » Trop habituée à la prodigalité des cours italiennes, Adélaïde entraîna son époux à des dépenses exagérées. Aussi Ferdinand-Marie a-t-il surtout laissé dans l'histoire de la Bavière le souvenir d'un grand bâtisseur : Munich lui doit beaucoup de ses constructions. Ami de la paix, il se rapprocha d'abord de la France, qui fit de grands efforts pour l'cmpècher d'adhérer à la Triple alliance de 166ft

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Ureux de rentrer en grâce auprès de la cour de Vienne, il Ara dans la coalilion de 1674. Ce fut sous son règne que se Hen 1669 le dernier Landtag bavarois. La diète fut remplacée jKr Tavenir par une simple commission. Plus guerrier, mais ÉB moins inconstant, Maximilien-Emmanuel II (1679-1726) trajÉBa surtout à la réorganisation de Tarmée, et cefutTinfluence lliichienne qui devint alors prépondérante à Munich. Il se |rt tenu de marcher avec les Autrichiens contre les Turcs, et |i Bavarois prirent une part importante à la bataille de Mohàcs. f/lkj ému par les arrêts des Chambres de réunion, il adhéra en iB6 à la Ligue d*Augsbourg contre la France. L'Empereur lui Mna la main de sa fille, et le traité de Ryswick lui valut ridminislration des Pays-Bas. Mais l'éclat dont il voulut entourer a nouvelle cour de Bruxelles Tentralna à de folles dépenses. Délaissée par lui, la Bavière se trouva bientôt dans une grande lélresse financière; et, pour comble de malheur, son alliance Kfec la France, pendant la guerre de la succession d'Espagne, litira sur elle de nouveaux désastres *. Mis au ban de l'Empire, [^Électeur ne rentra dans ses droits qu'à la suite des traités do ■isladt et de Bade. La Bavière et le Palatinat comprirent alors i|ae leurs divisions les réduisaient au rôle de dupes. Les deux attisons, oubliant leurs rivalités, marcheront dorénavant de concert, et leur politique sera inspirée par la cour de Versailles. C'est à l'alliance autrichienne que se montrèrent constammeDt fidèles les ducs de Wurtemberg : Eberhard III d'abord (1628-1674), un prince pacifique qui ne fît rien pour reconquérir 868 domaines démembrés; puis Eberhard-Louis (1677-1733). Celui-ci commanda avec distinction les armées impériales pentlant la guerre de la succession d'Espagne. Il prit une part active aux affaires les plus importantes de cette époque sur le Rhin et dans les Pays-Bas, fut employé en Hongrie contre les Turcs, et en Italie contre l'Espagne. Ce fut un prince sensuel et prodigue qui donna à son peuple les plus tristes exemples. D'ailleurs la constitution du Wurtemberg différait notablement de celle des autres Etats : les ducs avaient accordé aux villes

1. Voir ci-dessous, chap. xx [Guerre de la succession d^Espatfne).

(le leur duché une grande autonomie, et la plus grande partie de la noblesse souabe jouissait de ïitnniédt'aleté d*Empire.

Dans le margraviat de Bade, nous retrouvons les rivalitêi qui, pendant la première moitié du xvii^ siècle, avait mis an prises les deux branches de Baden-Baden et Baden-Duriach.Li ligne de Baden-Baden fut illustrée d*abord par LéopoM-Goil. laume (1659-1671), qui servit avec honneur dans les améei impériales et se distingua à la bataille de Saint-Gothard, poji par un véritable homme de guerre, le margrave Louis-Guillaume (1677-1707), plus connu sous le nom de Louis de Bade, quifutu des premiers capitaines de son temps, vainquit lesTurcsàNiidi et Salankemen, et aida Sobieski à leur faire lever le siège de Vienne. Il fut moins heureux contre la France, et se laissa battre par Villars à Friedlingen et à Hochstœdt *.

A la branche de Baden-Durlach appartient Frédéric VI (1659-1677), qui fut aussi un vaillant homme de guerre ellun des meilleurs lieutenants de Montecuccoli qu*il seconda au siège de Philippsbourg en 1676. Le mai^rave Charles-Guillaume Dl (1709-1738) fonda en 1715 la nouvelle capitale, Carlsnihe.

Ce furent les questions militaires qui préoccupèrent le plus tous ces petits souverains; c'est à cette époque en effet que les années devinrent permanentes; celles qui avaient été formées pendant la guerre de Trente ans ne furent pas congédiées ; elles devinrent le noyau autour duquel de nouveaux régiments se constituèrent peu à peu. Le recrutement se faisait surtout par la voie du racolage; on commença aussi à recourir aux levées direcles: mais, jusqu'au commencement du xvmo siècle, ces levées ne furent pas organisées d'une façon régulière. A côté des troupes

permanentes, on voit apparaître dans certains Etats (par exemple en Saxe) des milices territoriales servant seulement à la défense du pays.

Chevalerie et Villes d'Empire. — Nous trouvons ensuite, disséminée à travers toute l'Allemagne, la chevaine imtnédinte H' Empire. Tandis qu'une partie de la petite noblesse avait dû se soumettre aux princes, il y avait, surtout en Franconie. en

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