‹ Histoire générale du IV siècle á nos joursChapitre 91 sur 167 · LES GRANDS REVERS DE LA FRANGE · texte numérisé non relu

LES GRANDS REVERS DE LA FRANGE

€ On ne peut plus faire le service qu'en escroquant de tous côtés, écrit Fénelon; c'est une vie de bohème, et non pas de gens qui gouvernent. »

Malgré l'oppression fiscale, on n'arrivait pas à entretenir les armées, réduites à vivre uniquement sur le pays. On devine ce qu'étaient devenus l'industrie et le commerce. La ressource vitale, celle de l'agriculture, manqua après le grand hiver de 1709. Les rigueurs du froid, qui coûtèrent la vie, dans la seule Ile-de-France, à 30000 personnes, furent suivies de celles de la famine. Paris prit l'aspect d'une ville en proie à l'épidémie ; il y eut une émeute au faubourg Saint-Martin, et Versailles fut assailli par les mendiants ; courtisans et princes envoyèrent leur vaisselle d'argent à la Monnaie et le pain bis apparut sur la table de M""® de Maintenon. Les inondations des fleuves à l'intérieur, les ouragans sur les côtes, complétèrent la série des fléaux.

Au milieu de telles misères, la soufTrance réveilla, quoi qu'on fit pour l'étoufTer, l'esprit de discussion et de critique, entraîna quelques bons Français à se plaindre ou à proposer des remèdes. On put étouffer la voix de publicistes obscurs, mais on dut entendre l'évèque d'Âgen disant à haute voix : « L'usure, la fraude, la concussion inondent le royaume... »; Massillon faisant descendre de sévères vérités de la chaire même de Versailles; Boisguillebert lançant en 1707 son Factum de la France; Fénelon s'écriant : « On ne vit plus que par miracle •, et traçant en vue du règne de son élève un nouveau plan de gouvernement.

Tentatives de négociations. — Louis XIV n'avait jamais cessé de souhaiter entre la Grande Alliance et lui une transaction honorable. De Vienne il n'avait rien à attendre, comme le prouve l'échec des tentatives de médiation essayées de ce côté par le duc de Lorraine et les Gantons catholiques de la Suisse. n eût voulu surtout gagner les chefs du gouvernement hollandais, Heinsius et ses acolytes Buys et Van der Dussen, les sachant en définitive peu soucieux de combattre à outrance pour livrer les Indes à l'Angleterre et le continent à la maison d'Autriche. De ce côtelés négociations ne furent jamais abandonnées, ou du moins des entremetteurs officieux les renouaient de part et

prompletnent à la politique qui avait dirlé partage. Ses prélenllons fiiiiœnt par se bur Philippe V, avec le titre royal, les posses l'Espagne, moins le Milanais. Les alliés i préliminaire indispensable de la paix, la ces monarchie espagnole. Us estimaieiil ijue l'ii pour le monarque évincé devait ("'tre prise français, par exemple dans les deux Bourgof

En nU8.30us le coup de nouveaux désastr tiplia ses avances. Un avocat de Uoueii, MesE en Hollande; l'envoyé d'une pelili' cour aile Petkum, vient en France; tous doux cliei les bases d'une commune entente. Au m< lippe V se voit imposer un règlement cou dans les Indes é^lité de traitement aux réplique de circonstance à un traité arrache i consacrant dans les mêmes régions le mon Les alliés étaient las et épuisés au milieu de 1< les démarches singulières que (il I\larlb<j auprès de son neveu Berwick et qui furent insidieuses.

Enlin, au prinlemps de 1709, ht présider les Pays-Bas sous un faux nom et vint confi en face du boui^ de Woerden, avec Buys et\ fond les Hollandais ne tenaient qu'à deux cboi leur Barrière et un traité de commerce avani

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