‹ Histoire générale du IVe siècle à nos joursChapitre 180 sur 219 · Storia di Pin 17, Venise, 1800, 4 vol · texte numérisé non relu

Storia di Pin 17, Venise, 1800, 4 vol

L'ITALIE

du pape, d'ailleurs peu nombreuses, de Brosses nous dit : « Le soleil et la pluie sont les ennemis ordinaires devant lesquels elles prennent la fuite; leur campagne de fatigue est de monter la garde à la porte de l'Opéra 1 ». Montesquieu en parle peu différemment V

Home fourmillait d'ecclésiastiques accourus de toutes les parlies du monde pour y tenter la fortune, car tous les offices v étaient vénaux. Avec les receltes qu'elle en lirait et les offrandes des fidèles de toute la terre, la Curie pouvait aller de l'avant sans trop surcharger les Romains; mais comme il n'y avait dans le pays ni commerce, ni industrie, à peine d'agriculture, le peuple souffrait de payer même de faibles impôts.

Les souverains pontifes employaient une grande partie de leur budget aux pompes et magnilicences de la cour et à l'embellissement de Rome par des monuments splendides. A celle époque, en effet, se construisirent la fontaine de ïrevi, et la façade de Saint-Jean de Latran; alors fut réunie l'admirable collection qui constitue le Musée Pie-Clémentin. Rome comptait alors \ GO 000 habitants.

Seul Pie VI ( n'5-1'99)3 tourna quelque peu son attention vers la campagne. 11 tenta de faire dessécher les Marais Pontins et y dépensa des sommes énormes, sans beaucoup de résultats. Les travaux ne servirent qu'à enrichir son neveu Braschi, pour lequel il fit en outre bâtir un palais à Rome.

Ce prince Braschi eut quelque temps pour secrétaire le jeune abbé Vincenzo Monti, qui avait commencé à s'acquérir un beau renom par sa tragédie d ' ArUlodnne. Il y avait à Rome un peu de vie littéraire et artistique. L'archéologue Ennio Quirino Visconti était déjà célèbre; le sculpteur Antonio Canova s'était déjà fait remarquer; le littérateur milanais Alexandre Verri était venu s'établir à Rome; Allieri y avait composé ses premières tragédies et les avait lues dans les salons. Mais tout ce mouvement ne dépassait pas un cercle restreint de personnes

!. Lettre!, t. III, p. I

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